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La Libye sous le pouvoir des milices islamistes. Point de situation

Les nouvelles images du lynchage du colonel Kadhafi qui commencent à être diffusées sur le net annoncent un « hiver libyen » plein de douceurs et de mièvreries… Mais au-delà de la mort atroce de l’ancien chef de l’Etat libyen, quelle est la situation sur le terrain au moment où ces lignes sont écrites ?

Plus que jamais, le CNT ne représente que lui-même et c’est d’ailleurs pourquoi il  demanda avec une grande insistance, mais en vain, que l’Otan maintienne sa présence. Ce pseudo gouvernement sait en effet qu’il porte un péché originel : celui d’avoir été mis en place par l’Otan, donc par les « impérialistes » et les « mécréants ». Ses lendemains vont donc être difficiles. D’autant que ses principaux dirigeants, tous d’anciens très hauts responsables de l’ancien régime et donc des « résistants de la dernière heure », commencent à être mis en accusation par certains de ces chefs de guerre qui détiennent désormais les vrais pouvoirs.

Le président du CNT, Mustapha Abd el Jalil, a déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Enfermé dans leur européocentrisme, les Occidentaux ont considéré que ces déclarations étaient « maladroites ». Leur erreur d’analyse était une fois de plus totale car ces propos à but interne étaient destinés à amadouer les milices islamistes auxquelles le pouvoir du CNT est suspendu. Pour mémoire, Mustapha Abd el Jalil, l’ami de BHL, était le président de la Cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares et en 2007, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice. En dépit de son passé kadhafiste, Abd el Jalid est pourtant respecté par certains islamistes car il est proche des Frères musulmans, mais son pouvoir ne dépasse pas son tapis de prière.

La Libye est en effet éclatée entre plusieurs zones contrôlées par des chefs de guerre jaloux de leur autonomie et prêts à s’entre-déchirer, comme en Somalie. Ces territoires ont tous une ouverture sur la mer et une profondeur vers l’intérieur pétrolier ou gazier, ce qui fait que, comme je le disais il y a déjà plusieurs semaines déjà, le pays est aujourd’hui découpé en « touches de piano ».

Benghazi est sous le contrôle de plusieurs milices islamistes, elles-mêmes éclatées en un grand nombre de petits groupes plus ou moins autonomes, mais c’est à Tripoli que se joue l’unité de la Libye.

Dans la capitale, le chef du CNT, Mustapha Abd el Jalid s’appuie sur le TMC (Tripoli Military Council) qui engerbe plusieurs milices islamistes pouvant mobiliser entre 8000 et 10 000 combattants. Le chef du TMC, originaire de Tripoli, est Abd el-Hakim Belhaj dit Abu Abdullah Assadaq. Ayant combattu en Afghanistan, ce partisan du califat supra frontalier fonda le Libyan Islamic Fighting Group dans les années 1990. Ayant fui la répression anti islamique du régime Kadhafi, il retourna en Afghanistan où il fut arrêté en 2004 puis remis à la police libyenne avant d’être libéré au mois de mars 2010, à la veille de l’insurrection de Benghazi.

Durant la guerre civile, le TMC fut armé et encadré par les services spéciaux du Qatar et il reçut une aide « substantielle » de la part de certaines unités « spécialisées » de l’Otan. Ce fut lui qui prit d’assaut  le réduit de Bab al-Aziya à Tripoli. Plusieurs autres milices islamistes se partagent la ville et n’acceptent pas le leadership reconnu au TMC par Mustapha Abd el Jalil. Pour encore compliquer l’embrouille locale, le 2 octobre, fut fondé le Tripoli Revolutionists Council ou TRC, par Addallah  Ahmed Naker al-Zentani, originaire de Zentan mais indépendant des milices berbères de cette dernière ville.

A Misrata, les milices se considèrent comme l’élite des révolutionnaires et leur prestige est immense depuis qu’elles ont capturé le colonel Kadhafi. Ce furent certains de leurs hommes, gentils démocrates si chers aux médias français, qui lynchèrent et sodomisèrent vivant l’ancien guide et qui, comme « trophée », emportèrent son corps dans leur ville.

Misrata est sous le contrôle du Misurata Military Council (MSR), qui engerbe plusieurs milices dont la principale est la Misurata Brigade. La situation est cependant confuse car les combattants sont divisés en plusieurs dizaines de groupes commandés par des chefs indépendants rassemblant au total plusieurs milliers d’hommes. A la différence du TMC, le MSR n’a pas besoin d’aide étrangère car il dispose d’énormes quantités d’armes pillées dans les arsenaux de l’ancienne armée.

Les miliciens de Misrata ont une forte tendance à l’autonomie et ils ne semblent pas vouloir accepter de se soumettre au CNT. De plus, ils se méfient des originaires de Benghazi. Pour pouvoir espérer prendre le contrôle de la ville, le CNT devra donc, comme à Tripoli, s’appuyer sur certaines milices contre les autres, ce qui promet bien des « incidents ». Des tentatives de rapprochement ont été faites en direction de Salim Joha, chef de l’Union on Libya’s Revolutionary Brigades, mais rien de concret ne s’est produit pour le moment. Le CNT pourrait également tenter d’amadouer Misrata en nommant Abdul Rahman Swehli Premier ministre, ce qui lui permettrait du même coup d’échapper à la main-mise des clans de Benghazi.

Autre zone ayant échappé au contrôle du CNT, le pays berbère de Zentan avec sa puissante milice ancrée sur djebel Nefuza. Ce furent les Berbères qui permirent l’assaut sur Tripoli en prenant à revers les forces de Kadhafi, opération préparée par les forces spéciales de l’Otan.

Zentan  est contrôlée par le Zentan Military Council (ZMC), dont les milices arborent le drapeau amazigh. Militairement, les milices berbères sont les mieux formées de toute la Libye, leurs cadres étant d’anciens officiers libyens. Les deux principales unités berbères sont la Zentan Brigade commandée par Muktar al-Akdhar et la Kekaa Brigade, chacune forte d’environ 1000 combattants. Ces milices ont refusé de quitter Tripoli en dépit des ordres du CNT, ce qui provoqua de graves tensions. Le 3 octobre, après un ultimatum du CNT, la Brigade Kekaa se livra même à une véritable tentative d’intimidation, paradant dans Tripoli et attirant la réplique des islamistes. La guerre civile fut alors évitée de justesse, mais ce n’est que partie remise…

Ceux qui, poussés par BHL, décidèrent d’intervenir en Libye et de s’immiscer dans une guerre civile qui ne concernait en rien la France, vont désormais porter la très lourde responsabilité des évènements dramatiques qui s’annoncent et qui vont se dérouler à quelques heures de navigation de nos côtes.

Bernard Lugan

Bernard Lugan est l’auteur du Livre « Décolonisez l’Afrique ! » qui paraîtra début novembre 2011 aux éditions Ellipses. Commandez-le dès maintenant à l’Afrique Réelle pour obtenir une dédicace.

Se faire coloniser… avec son propre argent!

In Le Nouveau Courrier N°308 du 05 Septembre 2011 par Théophile Kouamouo

Quelques lecteurs pourraient s’agacer de ce qui peut apparaître chez l’auteur de ces lignes comme une obsession tournant autour du thème de la recolonisation de l’Afrique, désormais évoqué de manière quasi-hebdomadaire dans le cadre de cette rubrique éditoriale. Pour ma défense, j’aimerais dire qu’il y a toujours, pour les analystes de l’actualité, d’une part des thématiques centrales, incontournables, structurantes. Et d’autre part, des faits et phénomènes qui en découlent ou se nouent de manière plus ou moins autonome autour du «tronc fondamental».

Pouvait-on reprocher à un éditorialiste français du début des années 40 de parler encore et toujours du nazisme et de la guerre ? Peut-on reprocher à un analyste irakien d’aujourd’hui d’évoquer quotidiennement l’occupation américaine ? A un chroniqueur de Tel-Aviv ou de Ramallah de gloser à l’infini sur le «processus de paix» israélo-arabe ? La réalité géopolitique centrale de notre temps, pour les Africains, c’est la recolonisation de leur continent. Il faut pouvoir imposer cette vérité, face aux adeptes de la théorie de la diversion, dont les numéros de prestidigitation continueront à faire de l’effet tant que personne n’en dévoilera les misérables ficelles.

L’Afrique est en cours de recolonisation.

Pour s’en convaincre, il faut analyser avec froideur la chorégraphie des sangsues exécutée lors de la «Conférence de soutien à la Libye nouvelle» tenue à l’Elysée jeudi dernier.

Il faut lire, par exemple, entre les lignes des doctes articles de l’édition du quotidien français Le Monde datée de samedi. En particulier à propos du «dégel» des avoirs libyens se trouvant principalement dans les pays occidentaux.

Rappelons-nous que pour empêcher Kadhafi de «massacrer son propre peuple», le Conseil de sécurité de l’ONU avait ordonné aux pays où les fonds de la Jamahiriya sont investis ou gardés d’interdire à leur propriétaire – l’Etat libyen – d’en faire usage d’une manière ou d’une autre. Kadhafi désormais «benladinisé», Tripoli étant entre les mains des «démocrates» du Conseil national de transition (CNT), reconnus par quasiment toutes les chancelleries, que devient donc ce pactole ? «Les dizaines de milliards de dollars libyens gelés dans des banques étrangères en vertu des sanctions internationales contre le régime Kadhafi devraient être prochainement débloqués : c’est un atout considérable pour les nouveaux dirigeants libyens. Ils n’auront pas à aller mendier auprès de laborieuses conférences de donateurs. La nouvelle Libye financera elle-même sa reconstruction», nous apprend le prestigieux quotidien parisien du soir. On respire… Mais pas pour longtemps. «La communauté internationale n’en a pas moins un rôle important à jouer. D’abord, en subordonnant le déblocage de ces fonds au bon déroulement de la transition démocratique. (…) Il est de la responsabilité des pays qui ont très concrètement appuyé l’insurrection libyenne d’être vigilants sur ce point.

C’est sans doute Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, qui a formulé cette exigence le plus clairement en mentionnant notamment les droits des femmes», écrit Le Monde. Cela s’appelle se faire coloniser avec son propre argent… La Libye est tombée ! Tombée comme «cacao de Côte d’Ivoire».

Hier nation liquide, dont le fonds souverain allait sauver Unicredit, première banque italienne, de la banqueroute, le pays de Simon de Cyrène, qui a aidé le Christ à porter sa croix sur le chemin du Calvaire, est aujourd’hui un Etat mendiant paradoxal, qui supplie des Etats quasiment en faillite de lui rétrocéder un peu de son argent. La Libye est sous curatelle occidentale. Et ses tuteurs sont sadiques : ayant créé eux-mêmes les conditions de son «irresponsabilité », ils comptent désormais bien la lui reprocher pour conserver entre leurs mains son fabuleux trésor, et le soumettre à tous types de chantages. L’Occident a armé des combattants islamistes et se scandalisera demain, avec des arrière-pensées bassement lucratives, qu’ils fassent avancer la cause de la charia. Un long reportage du Monde s’émeut désormais du «calvaire des Africains noirs de Tripoli, brutalisés par les révolutionnaires libyens».

Répétez après moi un principe très simple présidant à l’encodage du logiciel du nouveau colonialisme : avoir, en toute occasion, le beau rôle, et s’ériger en arbitre vertueux ! Il y aura sans doute un peu d’eau dans le gaz – c’est le cas de le dire, au vu des fabuleuses richesses énergétiques du pays. La Russie, la Chine et l’Afrique du Sud, plus ou moins pro-Kadhafi lors des hostilités, feront un petit «chantage dans le chantage» pour ne pas être trop marginalisées.

Leurs diplomates chipoteront un peu sur la question du dégel avant de rentrer dans le rang, avec des (petits) paquets-cadeaux sous le coude.

Le cas libyen est caricatural, mais la Côte d’Ivoire n’est-elle pas aujourd’hui colonisée avec son propre argent elle aussi ? De nombreux économistes sérieux ont démontré qu’en 2000, l’Afrique avait déjà payé trois à quatre fois le montant de sa dette, mais se retrouvait piégée dans l’engrenage des intérêts exorbitants, les pays occidentaux et les organisations multilatérales campant ici le rôle immoral de l’usurier ou – on le dira en français d’Abidjan – du «margouillat ». C’est au moment où la dénonciation de cette escroquerie internationale devenait la plus argumentée que les programmes Pays pauvres très endettés (PPTE) ont vu le jour. Les bailleurs de fonds, affectant la magnanimité, ont dit en substance : «Puisque vous pleurez, continuez à nous payer ce que nous disons que vous nous devez, et nous vous redonnerons cet argent si vous investissez… à nos conditions !»

Curieusement, alors que la Côte d’Ivoire devait boucler son dossier le 23 septembre 2002, elle a été attaquée par une rébellion qui a été considérée comme tellement légitime que la «transformation» de sa dette a été ajournée. Cela fait neuf ans que ça dure… et que le pays d’Houphouët-Boigny transfère des centaines de milliards de FCFA en Occident au nom de la dette et du service de la dette, ce que quasiment plus aucun Etat africain ne fait.

Détruite par une guerre soutenue par l’ancien bloc «capitaliste», au bout de laquelle leur favori a pris le pouvoir, la Côte d’Ivoire va elle aussi financer une reconstruction profitant quasi uniquement aux entreprises occidentales, par le biais de programmes comme le Contrat désendettement développement (C2D), au nom duquel les entreprises ivoiriennes paieront leurs impôts… pour que le fruit de leur collecte se retrouvent dans la poche des multinationales françaises qui leur font la concurrence, et qui seront désormais prioritaires dans les attributions de marchés publics. Au nom de la transformation de la dette en investissements.

Toujours avoir le beau rôle, on vous dit !

Libye : Les surprises promises par Kadhafi se multiplient

Etats-Unis d’Afrique (LVO) : Les quartiers de Benghazi sont sous contrôle des milices qui soutiennent Mouammar Al-Kadhafi. Plusieurs région voisines de Benghazi ont brandi des drapeaux verts. Deux villes, Tobrouk ainsi qu’une autre ont également développer des drapeaux verts. Ras Lanuf et Brega sont sous contrôle des volontaires.

Ben-Jawad est actuellement occupée par les rebelles. Les habitants de Ben-Jawad se sont depuis longtemps déplacé à Syrte ou une atmosphère tendue demeure. Au cours des deux derniers jours, les rebelles ont subit des défaites majeures. Trois commandants rebelles ont été tués et plus de 2.000 mercenaires blessées. Certaines équipes sont retournées à Misurata, ou la situation qui s’y développe  pour les insurgés est également critique.

A Syrte les forces du CNT se regroupent faiblement. Malgré cela, avec le soutien des forces aériennes de l’OTAN, les rebelles ont regroupés dans l’Est toute leurs forces et ont réussi à prendre quelques districts à l’ouest de Syrte. Mais la guérilla verte garde l’avantage.Une forte explosion à eut lieu dans un hôtel lors d’une réunion entre les dirigeants des représentants des rebelles et les français et les britanniques. Selon un bilan provisoire, environ 90 personnes ont été tuées. Cette attaque réalisée par les milices de la résistance a contraint les rebelles à prendre la fuite.  À l’heure actuelle, des combats se déroulent à la périphérie de Syrte. Les rebelles sont constamment attaqués, mais les défenseurs ont mené une foudroyante contre-attaque et repoussé les rebelles, les forçant à se retirer. Le  problème majeur pour la ville est les bombardements des avions de l’OTAN qui, selon certaines sources, « utilise du phosphore blanc contre les habitants de la ville ». Les bombes de l’OTAN sont larguées sans arrêt depuis 48 heures, mais un tapis de bombes ne peut pars briser la résistance. En attendant, les défenseurs de Syrte ont réussi aujourd’hui à abattre un hélicoptère des forces de l’OTAN.

La situation à Tripoli est à l’avantage de la résistance

En ce moment même, la périphérie de Tripoli est entre les mains des milices et de l’armée. Le matin du 29 Septembre tous les postes rebelles à Tripoli ont été attaqués par l’armée libyenne. Un certain nombre de lieux ont été reconquis. En particulier, le siège de la CIA et de l’OTAN ou des documents ont été saisit.  Un message très intéressant vient de nous parvenir selon lequel de nombreuses zones de la ville ont soulevé les drapeaux verts. Nous entendons des explosions, notamment dans le quartier de Bab al-Azizia. Le port de la ville a été attaqué, poussant les rebelles à quitter certaines zones du port. Il a également été signalé la capture de mercenaires de “Grande Bretagne, de la France et du Qatar à Tripoli. »

A Bani Walid, la situation s’est soudainement retournée. 

Après que la résistance ait tué le commandant des rebelles à Beni Walid, les rebelles, épuisés et démoralisés, ont fuit la ville. Mouammar Kadhafi avait déclaré l’autre jour que les rebelles doivent s’attendre à une grosse surprise. Et ces derniers jours sont riches en surprises.

Autres évènements

La ville de Ghadamès, situé à la frontière avec l’Algérie, est libre de tous rebelle, mais l’OTAN continue d’envoyer des forces spéciales, ainsi que quelques rebelles venus du Nafusy.

L’armée libyenne a lancé une attaque surprise sur le poste de police de Nafusa. 24 rebelles ont été tués, un camion brulé avec du carburant. La résistance libyenne a fait sauter le siège des insurgés dans la ville de Agelat

Hassan Alliby pour stcom.net

Voir la vidéo Frappe chirurgicale du Sniper de Syrte qui d’un obus a mis hors d’état de nuire Noureddine El Gene, le commandant des rebelles de Misrata.

Découverte d’un charnier à Tripoli, encore de l’intox !

Le Conseil de transition libyen par sa branche militaire de Tripoli a annoncé dimanche avoir retrouvé la fosse commune où auraient été enterrés des milliers de prisonniers de la prison d’Abou Salim exécutés le 29 juin 1996 par le régime de Mouammar Kadhafi. On reste pantois après avoir vu hier et dimanche les images sur la chaîne qatarie El Jazeera des « restes de ces centaines de prisonniers retrouvés à Tripoli ». La chaîne de l’émir du Qatar comme à son habitude a diffusé avec brio et élégance des images sur un vaste terrain et avec des témoignages de femmes voilées implorant la perte de leurs enfants !

Charnier ???

On pouvait remarquer que les os montrés n’étaient pas ceux des restes humains, mais plutôt ceux des animaux. Il n’y pas eu de fouille, ni moins des analyses pour prouver que l’endroit était réellement un charnier, selon les interventions des nouveaux responsables libyens. Aussi, chacun y est allé de son imagination sur le nombre de prisonniers qui auraient été exécutés par Mouammar Kadhafi ; 1270 pour certains, 1700 pour d’autres ou encore 2000 pour ceux qui cherchent à faire plus de sensationnel.

Et aux membres de ce conseil de transition d’affirmer que : «ces restes des détenus exécutés en 1996 dans la prison d’Abou Salim à Tripoli est l’une des principales causes de la révolte contre le régime mi-février» ! Aberrant !

Tous les moyens sont bons pour diaboliser le régime de Kadhafi, le CNT face à son illégitimité et son incompétence notoire recherche désespérément le soutien du peuple ; un soutien qui ne viendra jamais.

Libye : Le drapeau vert flotte sur Benghazi

Kadhafi : “Le gouvernement populaire ne peut être vaincu !”

International (LVO) : Ce soir, la télévision NSNBC a diffusé des rapports confirmant ce que nous vous disions il y a quelques jours au sujet des drapeaux verts qui ont été hissés dans les quartiers de Benghazi. Ces mêmes drapeaux verts ont à nouveau également été hissé dans de nombreuses régions de la Cyrénaïque.

Les rapports confirment aussi que les affrontements à Tripoli sont incessants. Cela signifie que la résistance à l’agression de l’OTAN est bien entrée dans une nouvelle phase.

L’information de notre source selon laquelles tous les commandants des rats mercenaires ont été tués à benghazi, Syrte et Bani Walid a aussi été confirmée.

 La campagne contre Bani Walid est réduite à des raids aériens et des bombardements, mais l’entrée de mercenaires dans la ville pose problème. La même chose est vraie à Syrte et Sabha, qui sont deux villes d’une grande importance stratégique.

Le fait que le drapeau vert ait été élevé au dessus des bâtiments dans les quartiers de Benghazi et en Cyrénaïque confirme les propos de Kadhafi disant que la population de Libye est elle-mêmes le dirigeant du pays et qu’elle ne sera jamais d’accord avec un autre conseil.

Hier, l’Agence France-Presse a rapporté une progression de l’armée libyennequi utilise des missiles « Grad » à 15 km de Beni Walid forçant les mercenaires à fuir dans la panique. Selon les propres estimations des rats, ils ont perdu 1000 terroristes et mercenaires seulement à Beni Walid.

Le conseil des femmes libyennes de Sabha, Syrte, Bani Walid et d’autres villes a déclaré que les femmes prennent à présent les armes pour chasser les envahisseurs.

La Chaine de télévision Al Rai a rapporté que 151 civils ont été tués à la suite de bombardements aériens et maritimes de l’alliance des pays des Emirats Arabes et occidentaux  sur la ville de Syrte.

A l’étranger :

La Chine a refusé de débloquer au CNT les avoirs libyens dans les banques chinoises.

En Irak, le parti Baas, Interdit en Irak, sous la direction de Izzat Al-Douri, a annoncé se joindre au combat, contre les envahisseurs occidentaux, sous la direction de Mouammar Al-Kadhafi.

Hassan Alliby pour stcom.net

Libye – CNT, journalistes, fonctionnaires internationaux, etc., les nouveaux contractors de l’Oncle Sam

Interview de Jacques Borde publié sur geostrategie

Q – Comment expliquez-vous les succès des insurgés ?

Jacques Borde – D’abord, rendons à César… ou plutôt aux Otaniens ce qui leur revient. Ce sont eux qui – par leurs Guernica ininterrompus et la présence, plus qu’active, de leurs forces spéciales sur le terrain – ont obtenu les résultats militaires que nous constatons aujourd’hui. Pour l’instant, effectivement, Audaces fortuna juvat (La chance sourit aux impudents). Aux insurgés, je veux dire.

Pour le reste, attendons de voir jusqu’où iront les insurgés pro-occidentaux dans la stabilisation de ces conquêtes dans lesquelles ils n’ont, en vérité, aucune part véritable. Tout n’est pas joué. Loin s’en faut. Reconnaissons, cependant, que cette deuxième partie de la Guerre de Libye, est, à l’évidence, la plus critique pour les loyalistes, qui ont, d’ores et déjà, dû abandonner la capitale;Tripoli, aux insurgés…

Q – Pourquoi cela ?

Jacques Borde – Parce que, même si elle ne devait pas déboucher sur des gains durables, l’offensive sous égide otanienne, avait, déjà, contribué à couper le cordon ombilical qui reliait la Tripolitaine à la Tunisie et à l’Algérie. Tripoli, c’est avant tout une immense population qu’il s’agit de nourrir, soigner et prendre en charge quotidiennement. C’est sans doute, en partie, ce qui explique que les loyalistes aient choisi de ne pas s’y maintenir militairement. De manière classique, je veux dire. Car, il est à noter que les combats y perdurent entre insurgés et loyalistes.

Et l’on voit bien les difficultés qu’ont les insurgés pro-occidentaux à empêcher les mouvements de leurs adversaires et à mettre la main sur les éléments clés de la direction khadafiste qui leur échappe toujours. Sans parler des villes qu’ils n’arrivent pas encore à soumettre.

Q – Et, c’est important pour eux ?

Jacques Borde – Fondamental. Tant que persistera une forme de résistance armée et que les Kadhafi n’auront pas durablement disparu du paysage politique, la rébellion sera dans la même position que le pouvoir central somalien dans les année 90 : un pouvoir sans guère de réalité et ne contrôlant que les abords immédiats de ses instruments de puissance (bâtiments officiels, aéroports, mosquées, etc.) les plus visibles. Un peu à la manière où, en Afghanistan, le clan Karzaï ne contrôle vraiment qu’une partie de Kaboul. Et encore !

Q – Mais, cela suffit à mettre en place un pouvoir central ?

Jacques Borde – Une forme de centralité régalienne tout au plus. Mais ne nous leurrons pas. Tout comme pour l’Irak et l’Afghanistan, c’est bien tout ce que demandent les Occidentaux : une visibilité acceptable de pouvoir régalien :

Acceptable pour les media aux ordres. Qui, bien sûr, répercuteront cette vision des choses au public ;

Acceptable pour les initiateurs de l’OPA musclée lancée contre la Libye. Comme le démontre le périple de Nicolas Sarkozy et de David Cameron, soucieux qu’ils sont d’assurer à leur pays respectif les rentes promises par les insurgés pro-occidentaux. Notez que le locataire de l’Élysée ne se lance pas dans cette traversée sans biscuits où il préfère s’embarquer avec quelques 160 policiers. Prudence es mère de sûreté, dit le dicton…

Acceptable pour les chancelleries. Notez, au passage, comment Russes et Chinois, tous deux à l’apogée de leur turpitude diplomatique, ont avalisé la fable sans barguigner ;

Et, surtout, acceptable pour les multinationales du pétrole, du gaz et de l’eau qui, si elles n’ont pas besoin du retour de l’État providence créé par les Kadhafi (dont elles se contrefichent parfaitement, tout autant que des conditions de vie des Libyens) ont besoin de formes minimales d’emprise sur le terrain…

Q – Lesquelles ?

Jacques Borde – Le contrôle des axes routiers et des oléo/gazoducs, d’abord. Des sites de production, ensuite. Puis, celui, à pérenniser, des villes du pays qui, ne l’oublions pas, seront, aussi, leurs clients. Le challenge est d’autant plus énorme que ce sont désormais les insurgés pro-occidentaux qui ont le rôle le plus délicat à jouer : celui d’un pouvoir en place confronté à une Résistance.

Q – Vous pensez réellement que la Guerre de Libye n’est pas finie ?

Jacques Borde – Non. Et je ne suis pas le seul à le dire. À écouter le colonel Roland Lavoie (qui est, je vous le rappelle, le porte-parole de l’Opération Unified Protector), il faut éviter de crier victoire trop vite et rester « vigilant ». Car, dit-il, l’opération « n’est pas terminée ». Sur le terrain, la situation reste « très mouvante ». Expression qui, chez les gens comme le colonel Lavoie, signifie que nous sommes plus proches du chaos que de la rémission…

Q – Alors, que va faire l’Otan ?

Jacques Borde – L’Otan a assuré de la poursuite de son engagement au-delà de l’opération militaire initiale, « si requis et nécessaire », afin « d’assurer la stabilisation du pays ». Un rôle que revendique, également, l’Union européenne.

Q – Mais, sous quel mandat ?

Jacques Borde – Soyons sérieux un instant ! Mais, sous le même mandat, bien sûr, la résolution à géométrie variable, notre bonne vieille 1973. Voire, encore plus simple, en l’absence de tout mandat ! Pourquoi faire compliqué ?

Q – Est-ce possible?

Jacques Borde – Tout à fait. Notez bien ce qu’a dit le porte-parole de l’Alliance, Oana Lungescu, l’Otan agira, au-delà de son mandat initial, « si requis et nécessaire ». Requis par qui, me direz-vous ? Mais par le CNT, pardi. Maintenant que la fiction de sa légitimité repose sur le contrôle – qu’il soit imparfait et bancal, n’y change rien – de la capitale du pays, rien ne l’empêche d’appeler qui il veut à l’aide. Que font les Karzaï à Kaboul ? Si ce n’est y maintenir, tant bien que mal, la fiction d’un pouvoir central afghan.

Notez, par ailleurs, que cette centralité régalienne peut parfaitement aller de pair avec le chaos, passés quelques dizaines ou centaines de kilomètres. Je ne pense pas que les familles de nos jeunes soldats, qui tombent toutes les semaines le long des routes de la Kapisa afghane, me démentiront sur ce point…

Q – Et, pourquoi l’Otan ?

Jacques Borde – Parce que, simplement, c’est elle qui le dit. Plagions Bismarck : c’est la loi des armes qui fait le droit. Peut-être pas à Berne ou à Ottawa. Mais à Tripoli, oui !

Or, selon le porte-parole otanien, Oana Lungescu, l’Otan a une certaine crédibilité sur ce sujet. L’alliance pourrait ainsi apporter en particulier « une aide pour la réforme du secteur de sécurité en Libye, un domaine où l’Otan a une expérience extrêmement importante. Plusieurs alliés – d’ex-pays communiste  – ont fait cette réforme avec l’assistance de l’Otan. Expérience que l’on peut mettre à disposition de la Libye ou des autres pays de la région ».

Quant aux contours exactes de cette future mission, Lungescu a, simplement, indiqué que « cela reste à décider. Notre rôle reste un rôle d’aide, ce ne sera pas un rôle principal, et sans avoir de troupes de l’Otan sur le terrain ».

Mais, privatisation de la guerre oblige, il faudra également compter avec les Sociétés militaires privées (SMP), les notoires contractors. Et, là, c’est aux Libyens que sera présentée la facture. Comme l’écrivait Tite-Live : Bellum se ipsum alet (La guerre se nourrit d’elle-même)1.

Q – Mais, la France a joué un rôle majeur dans ce dispositif à l’Est du pays, quel rôle jouera-t-elle dans le nouveau dispositif ?

Jacques Borde – Les morceaux que Paris parviendra à arracher des mâchoires du molosse états-unien seront son lot. Et rien de plus ! Certes. Tout est effectivement parti du Djebel Néfoussa où les Français ont mis en place une base arrière d’où ils ont lancé des colonnes vers les positions loyalistes. Pour le reste, c’est le pouvoir issu du Conseil de transition qui, décidera. Et, ce, indépendamment des pourcentages, verbalement, promis à la France. Les places seront chères et rares…

Il est donc à craindre que, dans cette affaire, la France n’aura fait que tirer les marrons du feu pour le VRAI chef d’orchestre de cette guerre : Washington. Finalement, l’administration Sarkozy a agi comme une variété de contractor, ad majorem Americani gloriam, parmi d’autres…

Q – Mais en quoi, finalement, les journalistes, sont-ils, eux aussi, des contractors de l’Amérique ?

Jacques Borde – Des contractors médiatiques, pour être précis. Mais parce qu’ils contribuent à la propagande de guerre d’une des partie au conflit. Toujours la même, qui plus est, au lieu d’informer équitablement.

Je vais vous donner un exemple. A circulé en boucle – sur les chaînes dites d’information – un mini-reportage censé illustrer l’odieuse répression du régime syrien. L’on y voit clairement un homme en civil se faire entourer et frapper d’autres civils, certains portant keffieh et d’autres masqués. Il y a bien UN militaire visible à quelques dizaines de mètres, mais il semble assez occupé à raisonner, discuter, ou contrôler d’autres personnes présentes, on ne le sait pas trop. Commentaire du journaliste occidental : des militaires, à la solde du dictateur syrien, sont en train de rouer de coups un opposant !

C’est du médiamensonge pur et simple :

1. Où sont LES militaires en train de passer qui que ce soit à tabac ?

2. Qui sont ces hommes masqués ? Des miliciens ? Un groupe d’autodéfense local ? Des hommes de main ? De qui, d’un cacique du cru ? Des policiers en civil ? Pourquoi, alors, dissimuler leur visage. À ne pas être clairement identifiés et identifiables, ils risquent d’avantage de se faire tirer dessus par d’autres membres de forces de sécurité. Les règles d’engagement des forces de sécurité syriennes autorisant le recours à des tirs létaux. Comme les troupes britanniques et US, en pareil cas. Voir l’Irlande du Nord occupée et et la Nouvelle-Orléans, après Katrina. Sans parler de TOUTES les forces occupantes en Afghanistan et Irak !

3. Qui est l’homme agressé ? Un civil ? Un passant ? Un pillard ? Nul ne le sait. Par ailleurs rien – si ce n’est l’imagination fertile mais biaisée de notre commentateur – n’indique son appartenance à l’opposition. Ni à quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs.

4. La scène montre un environnement assez confus, avec, effectivement, DES militaires et DES civils. Les premiers ne prenant aucune part à l’incident. Les seconds, que rien n’identifie comme des miliciens ou des hommes de main inféodés à qui que ce soit.

Au fond, si nous faisions un parallèle avec les émeutes de Londres, cela reviendrait à décrire la scène d’un individu pris à partie par le groupe d’autodéfense d’un suburb londonien, comme le passage à tabac de ce même individu par des bobbies en uniforme !

Et si la scène se ramenait à quelque chose de plus basique et par trop humain ? Des habitants d’un quartier mis en coupe réglée par des obscurantistes-dijâdistes, se rattrapant de leurs frustrations sur le premier venu ? C’est aussi pour cela que les forces de sécurité syriennes affirment leur volonté de tout faire pour rétablir l’ordre républicain – la Syrie est une République Arabe, c’est même son nom officiel – et empêcher que le désordre, les pillages et la violence ne s’installent durablement. Et, oui messieurs les kollabos des Je Suis Partout2 occidentaux : si c’était Damas qui avait raison ?

Q – Mais les forces de sécurité syriennes ont la main plutôt lourde ?

Jacques Borde – Plus que les paras britanniques lors du Bloody Sunday et des émeutes du Bogside3 ? Plus que les forces d’occupation US à Falloujah ? Vous en êtes bien sur ! Rappelons que, depuis le début des troubles en Syrie, plus de CINQ-CENT policiers sont tombés sous des tirs ennemis. Soit, en quelques semaines, bientôt SEPT fois plus de pertes que l’armée française en DIX ans de présence en Afghanistan ! Au fait, question subsidiaire, combien les militaires français ont-ils tué d’Afghans ?

Arrêtons de gober le propaganda staffel états-unien. Ceux qui prennent à partie les forces de sécurité syriennes ne sont pas des Bisounours, mais des djihâdistes de marché (souvent venus de l’étranger) prêts à tout pour transformer cette petite république laïque du Levant en émirat islamique tournée vers Washington…

Q – Votre discours ne flirte-t-il pas avec une certaine islamophobie ?

Jacques Borde – Pas du tout. Notez bien que je considère – a contrario de ce qui se passe dans les autres pays du Levant arabe et suivant en cela ce que nous en dit le Patriarche de l’Église maronite, Sa Béatitude Béchara Raï  – l’expérience conduite par les musulmans et les chrétiens au Liban, et au Sud Liban, comme exemplaire. L’on y voit des chi’ites vivre en parfaite harmonie avec des sunnites, des maronites, des grecs-catholiques et, mêmes, des laïcs du PCL 4ou de l’OACL5. Pour évoquer la lutte contre l’occupant israélien, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Cheikh Na’ïm Qâssem, a même fait sienne (je ne sais plus qui en est l’inventeur) l’expression de Résistance Croyante pour parler de tous ceux qui – membres du Hezbollah, du FPLP ; du CPL6, du PCL, du PSNS7 et autres – sont tombés martyrs pour la libération de leur patrie. Désolé, de le dire, mais les vrais gaullistes ne sont plus fils d’Occident, aujourd’hui, mais du Levant ! N’a-t-on pas vu – tels, hier, le général De Gaulle et le chancelier Adenauer – le général Aoun s’asseoir à la même table que le président syrien, le Dr. Bachar el-Assad8 ?

Q – Mais, au fond, n’est-ce pas, de leur droit, de voir des gens de media, s’engager pour un camp ou un autre ?

Jacques Borde – Oui. Mais, en ce cas, qu’ils le fassent en dehors de leur travail. Car comme l’a fort bien dit, Thierry Meyssan – avec qui, je tiens à le préciser, je ne suis par toujours d’accord, ce qui ne préjuge en rien de la qualité de son travail  – « La propagande de guerre est entrée dans une phase nouvelle avec l’action coordonnées de chaînes de télévision satellitaires. CNN, France24, BBC et Al-Jazira sont devenues des instruments d’intoxication pour diaboliser des gouvernements et justifier des agressions armées. Ces pratiques sont illégales en droit international et l’impunité de leurs auteurs doit cesser ».

Or, ces media étant utilisés pour attribuer « aux gouvernements libyen et syrien des crimes qu’ils n’ont pas commis, et pour couvrir les crimes commis par les services secrets des puissances précitées et par l’Otan », ils sortent clairement de leur mission d’informer le public.

Q – Et, en quoi ce comportement est-il condamnable ?

Jacques Borde – En ce sens, et là, c’est Meyssan que je reprend, qu’au lendemain de la 2ème Guerre Mondiale, l’Assemblée générale des Nations-unies a légiféré pour interdire et condamner ce type de pratique.

La Résolution 110, du 3 novembre 1947, relative aux « mesures à prendre contre la propagande en faveur d’une nouvelle guerre et contre ceux qui y incitent », sanctionne « la propagande de nature à provoquer ou à encourager toute menace à la paix, rupture de la paix, ou tout acte d’agression ».

La Résolution 381, du 17 novembre 1950, consolide cette condamnation en condamnant la censure des informations contradictoires comme partie intégrante de la propagande contre la paix.

Enfin, la Résolution 819, du 11 décembre 1954, sur « la suppression des obstacles au libre échange des informations et des idées », pose la responsabilité des gouvernements à supprimer les obstacles qui entravent le libre-échange des informations et des idées.

C’est clair, « Le verbe, et plus encore l’image, peuvent être utilisées pour préparer les pires crimes. En l’occurrence, les intoxications de CNN, France24, BBC et Al-Jazira » sont biens constitutifs de « crimes contre la paix ».

La suite logique de ce que je viens de vous lire est que, bien évidemment, ceux de nos confrères qui pratiquent pareille propagande de guerre doivent être jugés par la Justice internationale. Alors, soyons patients. Un jour peut-être ?…

Notes :
[1] Histoire romaine, 34, 9, 12, Tite-Live. Qui signifie, plus clairement de l’armée se nourrit sur le pays.
[2] Journal de la kollaboration hitlérienne en France occupée.
[3] Le Bogside (Taobh an bhogaigh, en irlandais) est une banlieue de Derry en Irlande occupée. Lieu important du conflit nord-irlandais, elle a été le lieu de la Bataille du Bogside, en 1969, la Résistance irlandaise, appuyée par la population, l’organisant en enclave autonome sous le nom de Free Derry.
[4] Parti communiste Libanais.
[5] L’Organisation d’action communiste au Liban, fondée en 1969.
[6] Courant patriotique libre, le mouvement du général Michel Aoun.
[7] PSNS (Parti social nationaliste syrien, الحزب السوري القومي الاجتماعي, Hizb as-Suri al-Qawmi al-Ijtima’i), connu aussi sous le nom de Parti populaire syrien (PPS) ou de Parti saadiste (il a été fondé par Antoun Saadé, en 1932).
[8] Rencontre d’autant plus normale que les mésententes libano-syriennes (sauf celles instrumentalisées de l’étranger) n’ont jamais eu l’intensité des confrontations entre Berlin et Paris.

Le mandat d’arrêt de la CPI contre Kadhafi nul et non avenu

Le mandat d’arrêt de la CPI contre Kadhafi nul et non avenu – Il a été rejeté par l’UA, la Russie et l’Alliance bolivarienne pour les Amériques

Le mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale à l’encontre du guide libyen Mouammar Kadhafi, de son fils Seïf El Islam et du chef des services de renseignements, Abdallah Al Senoussi, est «non avenu et illégitime» ne s’appuyant sur «aucun règlement juridique valable».

Les chefs d’Etat de l’Union africaine l’avaient déjà rejeté dans la forme et dans le fond lors du dernier sommet de Malabo. Autre argument irréfutable pour les «pseudos» juristes à la merci de l’Occident, la Libye de Kadhafi n’a jamais adhéré à cette juridiction.

Elle n’a pas signé ni ratifié le statut de Rome. C’est plutôt les autres chefs d’Etat, notamment français et britannique, qui devraient être devant les «tribunaux internationaux», car la CPI a été créée pour juger «les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre». Dans ce contexte, Kadhafi avait accepté l’initiative politique de l’Union africaine et de l’ONU, mais la stratégie de guerre menée par l’Otan dans ce pays a donné le résultat d’un coup d’Etat militaire international contre un gouvernement jusque-là légitime, en témoignent tous les accords y compris militaires signés avec le régime de l’ex-dirigeant.

Il n’est pas possible de rappeler tous les évènements qui ont conduit à ce coup d’Etat, mais certains faits démontrent à l’opinion publique que la guerre de Libye est une erreur impardonnable qui a créé un précédent dans les annales du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout est faux et il n’existe aucune raison juridique et humanitaire légitimant une telle intervention contre un peuple paisible et serein depuis presque un demi-siècle.

Il n’y a eu jamais de massacre de manifestants

Selon des experts et des spécialistes, ainsi que des journalistes qui ont eu à effectuer des enquêtes sur les évènements en Libye depuis la «révolte de Benghazi», il n’y a jamais eu de «massacres» de manifestants et une «révolution populaire appelant au changement du système» à l’exemple des révolutions tunisienne et égyptienne, où les deux tenants des régimes dictatoriaux n’ont pas été inquiétés à ce jour par la CPI, ni moins la police (Interpol).

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a affirmé samedi publiquement aux jeunes Italiens rassemblés dans un meeting que Kadhafi était aimé par son peuple et qu’il n’y a jamais eu de soulèvement populaire en Libye. Il s’agit, selon lui, d’un coup d’Etat mené par des hommes de pouvoir aidés par les éléments d’Al Qaïda et les forces de l’Otan. Berlusconi aurait voulu à travers cette déclaration négocier sa part du gâteau après la destitution du guide libyen, mais il a restitué des faits véridiques devant servir les historiens qui voudront écrire l’histoire de la Libye.

De plus en plus, les spécialistes de la question libyenne se rendent compte du désastre et de la volonté délibérée de détruire un pays afin de se servir de ses richesses. Dans ce contexte, le président russe, Dmitri Medvedev, le dit haut et fort : «L’opération de l’Otan en Libye est au-delà du mandat de l’ONU.» «Le mandat de la résolution onusienne 1973 sur la Libye a été dépassé», a souligné le président russe. Chaque jour, des voix s’élèvent contre cette injustice, ces attaques et cette entrée sur le sol libyen des forces de l’Otan. Les huit pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, regroupant entre autres la Bolivie, Cuba, la Dominique, l’Equateur, le Nicaragua et le Venezuela, ont dénoncé cette intervention militaire la considérant comme un crime international contre des personnes innocentes. Le nombre de civils libyens tués et la destruction des édifices publics dans des attaques des avions de l’Otan restent inconnus, car les fameuses ONG humanitaires ne s’y intéressent pas.

Elles se sont plutôt investies dans les accusations contre le régime de Kadhafi. D’ailleurs, un fait «inédit» s’est produit dans ce contexte. Un «militant» de l’ONG Humain Right, établi au Caire, a fait état lors d’une intervention sur la chaîne Al Jazeera, de crimes contre l’humanité en Libye !

Les bombardements des avions libyens des manifestants fabriqués par les chaînes TV

A ce sujet, il y a lieu de citer l’étude de Michel Collon, journaliste indépendant et historien belge qui a souligné lundi dans un entretien à la presse nationale que «toute la campagne de l’Otan repose sur la désinformation». «Les bombardements des avions libyens des manifestants étaient des informations entièrement fabriquées par Al Jazeera et Al Arabia», a-t-il ajouté.

Partant de ces données, il est évident que cette justice internationale ne sera crédible et loyale qu’en jugeant les commanditaires de ce complot. Quelle sera la joie de l’opinion internationale d’apprendre que des chaînes satellitaires, des chefs d’Etat qui incitent au meurtre et des anciens dirigeants voulant prendre leur revanche sur un système en appelant à la guerre, ont été jugés loyalement au même titre que ceux qui ont été accusés à tort ou à raison.

C’est ce qui a amené les pays africains, réunis lors du sommet de Malabo (Guinée équatoriale), de rejeter le mandat d’arrêt lancé par la CPI contre Kadhafi». «Les Etats membres de l’UA ne coopéreront pas à l’exécution du mandat d’arrêt», a indiqué l’organisation dans un communiqué diffusé au terme de cette réunion. L’Union africaine avait déclaré sa «préoccupation par la manière dont la Cour pénale internationale gère la situation en Libye». Selon l’UA, «le mandat d’arrêt de la CPI est venu compliquer sérieusement les efforts visant à trouver une solution politique à la crise en Libye (…) et à prendre en compte l’intérêt mutuel des parties concernées». La CPI a choisi un camp au détriment d’un autre. Une démarche qui ne relève pas d’une justice se voulant loyale et exemplaire, avait souligné dans un récent entretien accordé au Temps d’Algérie le professeur Chems Eddine Chitour. La CPI a failli et a démontré son incompétence dans ce domaine, d’où la nécessité de sa dissolution, car elle est devenue un instrument d’influence plutôt que celui de justice.

A ce jour, elle n’est reconnue que par une poignée de pays sur lesquels elle n’exerce malheureusement aucun pouvoir. Les Etats-Unis, la Russie, l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Libye, l’Egypte, le Maroc et bien d’autres pays ne reconnaissent pas cette instance. Ce qui nous amène à dire que son existence est fictive.

Il est d’une urgence extrême que tout doit être revu dans cette question libyenne et que la justice fasse son travail de manière légale, selon la réglementation internationale. La mission ne doit plus être confiée aux instances actuelles (ONU, Union européenne, Ligue arabe…) étant donné leur implication et responsabilité entière dans cette guerre désastreuse. Tout le monde doit être jugé pas seulement Kadhafi. Une mission qui doit relever de personnalités autonomes n’ayant aucun intérêt avec un chef d’Etat.

Le Temps d’Algérie

Extrait de « Chronique du choc des civilisations » : “La Libye de Kadhafi sous les bombes de l’Otan”

Realpolitik.tv propose en exclusivité le téléchargement du chapitre consacré à la Libye de Chronique du choc des civilisations (pages 52 à 55), “La Libye de Kadhafi sous les bombes de l’Otan”.

Chronique du choc des civilisations, pages 52 à 55

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Extrait

Le régime du colonel Kadhafi avait réussi à maintenir une certaine unité dans un pays en fait profondément fragmenté. Le soulèvement de l’est, au printemps 2011, a d’abord un caractère tribal. L’intervention armée de l’Otan, quant à elle, n’est pas sans rapport avec les richesses en pétrole et en gaz du sous-sol et des fonds sous-marins libyens.

Le 1er septembre 2009, le régime du colonel Mouammar Kadhafi fête en grande pompe son 40ème anniversaire. Réhabilité depuis 2007 par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, le régime a officiellement tourné le dos au terrorisme (explosion de deux avions commerciaux occidentaux au-dessus de Lockerbie et du désert du Ténéré, mais aussi soutien à l’IRA et à l’ETA basque dans les années 1970-1980) et aux armes de destruction massives. Ce jour-là à Tripoli, parmi les très nombreux invités d’honneur venus du monde entier, se retrouvent les présidents zimbabwéen Mugabe et soudanais Omar Hassan Al-Bashir, le chef le plus connu de la piraterie somalienne, Mohammad Abdi Hasan Hayr, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi…

À la mi-février 2011, l’onde de choc consécutive à l’effondrement des régimes de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Égypte provoque un nouveau soulèvement des provinces rebelles au gouvernement de Tripoli. (…)

30.000 Bombes Sur la Libye, Une Mission Humanitaire du Diable

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb.

Tandis que d’anciens terroristes de GICL devenus « combattants de la liberté » vont de maison en maison pour arrêter et exécuter des « supporters de Kadhafi » et des « mercenaires africains » à Tripoli, la vie quotidienne pour les habitants de la ville s’est transformée en une opération de survie. Sans eau depuis près de deux semaines, sans gaz pour cuisiner ou de combustible pour les véhicules et avec la nourriture qui commence à manquer, l’avenir pour la population de Tripoli paraît incertain.

Certains médias internationaux ont affirmé que la Grande Rivière Artificielle (GRA), le système d’irrigation qui fournit presque la totalité de l’eau du nord de la Libye, a été bombardée par l’OTAN. D’autres prétendent que les « loyalistes de Kadhafi » contrôlent toujours les puits du sud et qu’ils ont coupé l’eau – si c’est le cas, alors même Benghazi manquera d’eau. Tripoli devra donc importer son eau pendant un certain temps et le fait de savoir comment une ville de près de 2 millions d’habitants pourra vivre avec de l’eau importé par camions-citernes est un sujet que les médias n’abordent plus.

Le « Conseil National de Transition » désormais reconnu comme le « gouvernement légitime de la Libye » par les gouvernements de l’OTAN et leurs alliés est composé de nombreux anciens hauts officiels du gouvernement Libyen et se trouve de plus en plus dans une position délicate. Avec l’Union Africaine qui tente d’empêcher le déblocage des fonds du gouvernement Libyen détenus dans les banques occidentales il n’y a plus beaucoup de temps à perdre si ce CNT veut pouvoir continuer d’exister.

Le président Sud-Africain, Jacob Zuma, a condamné les dirigeants du CNT qualifiés d’escrocs et exigé la restitution des dizaines de millions de dollars que les hauts dirigeants ont volé lorsqu’ils étaient en fonction dans le gouvernement Libyen avant que l’Union Africaine ne lève son opposition au déblocage des fonds du gouvernement de Kadhafi.

Les dirigeants de l’OTAN doivent se démener pour maintenir le CNT à flots. Les images de palettes chargées sur deux mètres de haut de 200 millions de dinars Libyens acheminés par avion depuis Londres montre la fragilité de l’influence du CNT. Alors que le cirque des « amis de la Libye » organisé par l’OTAN et qui se tient à Paris promet de libérer les milliards de dollars Libyens détenus en otage par l’Occident, la mise en application de ces promesses est une toute autre affaire. La corruption et l’incompétence sont la marque des dirigeants du CNT et il ne sera pas surprenant d’entendre parler plus tard de détournements massifs de fonds.

La grande question est de savoir combien de temps les dirigeants du GICL/AQM laisseront-ils le pouvoir à leurs anciens ennemis jurés au sein du CNT. Déjà le « gouvernement » rebelle dans la ville portuaire de Misrata a annoncé qu’il ne reconnaissait pas l’autorité du CNT et on y signale la tenue de manifestations quasi quotidiennes pour exiger l’expulsion du CNT des anciens fonctionnaires du gouvernement Libyen.

Pendant ce temps, de vastes étendues du désert Libyen dans le sud n’ont pas été conquises par l’OTAN et pratiquement toute l’eau et une partie du pétrole échappe au contrôle du CNT.

Avec de centaines de villages et de petites villes éparpillées à travers un territoire immense, le Colonel Kadhafi et ses supporters ont encore une vaste zone à leur disposition. Avec l’Algérie qui combat Al Qaeda du Maghreb, sa frontière avec la Libye reste ouverte et offre un terrain de repli aux opposants aux rebelles de l’OTAN. Le CNT a déjà sonné l’alarme quant à une insurrection à long terme qui pourrait s’implanter dans le sud de la Libye et qui utiliserait l’Algérie comme base arrière.

Jusqu’à présent les dirigeants Al-Qaeda et les gros bras de l’occident au sein du CNT n’ont pas encore commencé à s’entredéchirer mais une guerre interne paraît inévitable. Il se pourrait que nous assistions à des bombardements par l’OTAN de ses anciens alliés.

Une chose qui est claire est que la tragédie Libyenne ne fait que commencer et la capture de pratiquement tout le nord de la Libye par les rebelles de l’OTAN n’est que le début. 30.000 bombes sur le pays et la mort de quelques 60.000 Libyens marquent plutôt le début que la fin de cette catastrophe.

Thomas C. Mountain

Thomas C. Mountain était un membre de la 1e Délégation de Paix américaine en Libye en 1987 et est le seul journaliste occidental indépendant dans la Corne de l’Afrique, vivant et annonçant de l’Erythrée depuis 2006. Il peut être contacté à thomascmountain@yahoo.com.

http://www.counterpunch.org/2011/09/02/30000-bombs-over-liby…

Traduit de l’Anglais par Aymard

Armes d’un Genre Nouveau Utilisées en Libye

Comme il fallait s’y attendre, la machine à désinformer tourne à fond, on apprend aujourd’hui qu’un crime attribué à Kadhafi a en fait été commis par les troupes de l’OTAN, histoire d’essayer de nouvelles armes en conditions réelles.

Il faut donc comprendre que l’OTAN rejettera systématiquement ses crimes sur le camp d’en face, aujourd’hui par exemple l’eau a été coupée à Tripoli, les médias en rejettent la responsabilité sur les troupes loyalistes basées à 450 km de là dans la ville de Syrte !
Les infos qui nous parviennent sont complètement surréalistes, il faut s’entraîner à comprendre l’inverse de ce que disent les médias.

Ainsi, au lieu des fanfaronnades sur la liberté et la démocratie je ne serais surpris d’apprendre que l’on se dirige désormais vers une situation à l’afghanne ou à l’irakienne, avec troupes d’occupation, enlisement  et résistance populaire.

Dans ces conditions, l’histoire nous enseigne que la population est toujours parvenue à mettre en déroute  l’occupant.

Il y a deux jours, la presse faisait état de « squelettes calcinés » retrouvés à Tripoli. On avait expliqué que les troupes de Kadhafi avait tué et brûlé des prisonniers avant de prendre la fuite. En général, quand tu prends la fuite, tu as à la rigueur, je dis bien à la rigueur, le temps de tuer. Par contre, pour brûler un corps jusqu’à en laisser que le squelette, c’est une autre histoire. Le corps humain exige beaucoup d’énergie pour que tous les tissus mous soient détruits par les flammes. Même après des incendies de maison ayant duré des heures ou des accidents d’avion se terminant en enfer, il est toujours possible de prélever du sang en poussant l’aiguille assez profond dans le corps.

Verser de l’essence ou liquide équivalent sur un tas de corps, ne fera que détruire leurs cheveux et la plus grande partie de leur peau.

Bon, si vous avez le cœur bien attaché, on passe aux choses sérieuses. Voici des corps brulés avec de l’essence. Vous constatez que la destruction du corps est superficielle. En aucun cas on ne va voir les os.

Corsps brulés à l’essence

Voilà maintenant les Corps qui auraient été brulés par les troupes de Kadhafi

On remarque que tous les tissus mous même les plus profonds sont totalement détruits. Remarquez aussi la boite crânienne qui est explosé en plusieurs endroits. Ca arrive quand le contenu du crane chauffe très rapidement et sa vapeur fait éclater la boite osseuse. Ceci n’arrive de cette façon que lorsque le contenu chauffe très vite. C’est-à-dire qu’une énergie formidable est brusquement appliquée sur le corps. Ceci a été constaté sur les victimes du Vésuve à Pompéi. Les cendres chaudes du volcan les avaient englobés et sous la chaleur intense, les cranes avait explosé.

Voici encore une autre photo d’une prétendue victimes de soldats loyalistes :

Remarquez comme le mur est intact alors qu’il se trouve très proche du corps. Il y a moins de 50 centimètres entre le corps et le mur. Le corps est calciné et le mur en parfait état. Plus de 150 corps ont été retrouvés dans cet état.

L’explication avancée aujourd’hui par la presse et les locaux des deux bords ne tient pas la route. Ce massacre est très probablement le résultat de l’utilisation d’armes secrètes par les forces de l’OTAN. Déjà en 2002, des témoignages venant d’Iraq parlaient d’une arme nouvelle montée sur des chars et qui brulait les gens par des flammes et/ou des rayons. Des bus entiers de soldats avaient été réduits en cendres avec cet équipement.

En 2008, le journaliste Bob Woodward, gagnant du Prix Pulitzer révélait chez Larry King sur CNN que l’armée US a développé une arme entourée d’autant de secret que le Projet Manhattan qui a permis, en son temps, la naissance de la bombe atomique (source). En tous les cas, les guerres comme celle de Lybie donnent un terrain très favorable pour les militaires de tester de nouvelles générations d’armes.

Par Aldo Sterone