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Un traître de plus, le gouvernement de Boni Yayi dit reconnaître la légitimité du CNT libyen

Suites aux débats qui se sont déroulés le 26 aout 2011 dernier à Addis-Abeba au cours de la 291ème session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et alors que, l’Union Africaine dénie au CNT toute reconnaissance, le gouvernement du Bénin à travers ce communiqué qui va à l’encontre de celui de l’Union Africaine, reconnait la légitimé du Conseil national de transition (Cnt) dans la situation de guerre qui prévaut en Libye.

Lire l’intégralité du communiqué

Depuis l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation, le Bénin s’est résolument engagé dans la voie de la démocratie consacrée par la Constitution du 11 décembre 1990. Face à la crise libyenne, Bénin, fidèle à ses engagements internationaux, a suivi avec attention l’approche adoptée par l’Union africaine dont le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement réuni à Malabo a adopté à l’unanimité une feuille de route de sortie de crise. Cette feuille de route n’étant pas acceptée par toutes les parties prenantes à la crise libyenne, le Bénin, à l’instar des autres pays de l’Union africaine, a continué d’observer et de suivre, avec la plus grande attention, l’évolution de la situation sur le terrain.

Au regard de la situation actuelle, et prenant en compte les débats qui se sont déroulés ce jour 26 août 2011 à Addis-Abeba, au cours de la 291ème session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine dont le Bénin est membre ; le gouvernement, se fondant sur les principes fondamentaux de la Constitution du 11 décembre 1990, qui promeuvent les valeurs de démocratie, de liberté, de justice et de paix :

1. fait siennes les décisions dudit Conseil sur la situation politique et sécuritaire qui prévaut en ce moment en Lybie ;

2. prend acte de la situation de fait marquée par l’entrée à Tripoli du Conseil national de transition (Cnt) ;

3. prend également acte de l’engagement des dirigeants du Conseil national de transition (Cnt) de doter, dans les meilleurs délais, la Libye d’institutions démocratiques.

Eu égard à ce qui précède, le Bénin a décidé de reconnaître le Conseil national de transition (Cnt) comme la seule Autorité qui représente le peuple libyen.

A ce titre, le Bénin est disposé à œuvrer aux côtés du Conseil national de transition (Cnt), dans le cadre de l’Union africaine, à la recherche de solutions pacifiques à la crise actuelle ainsi qu’à la promotion de toutes initiatives visant la reconstruction de la Libye et la réconciliation du peuple libyen.

Le Bénin exhorte le Conseil national de transition (Cnt) à tenir ses engagements vis-à-vis du peuple libyen en lui garantissant les conditions les meilleures d’expression des libertés fondamentales dans la paix, la sécurité, la meilleure gouvernance, l’intégrité territorial, l’indépendance et la souveraineté de la Libye.

Fait à Cotonou, le 26 août 2011,

Le Gouvernement

Comment l’Otan va s’y prendre pour cacher les actes de terreur…

Peu à peu se confirme l’horrible vérité. Que signalaient depuis avril – mais en vain – diverses missions internationales d’enquête : les troupes de choc des « rebelles démocrates » n’ont cessé de commettre des atrocités, des viols barbares, des pillages, des lynchages racistes et des crimes de guerre. Quand ils ne se tuent pas entre eux.

Nous recevons de nombreux témoignages de là-bas : ce n’est pas la liberté qu’ils font régner à Tripoli, c’est la terreur. Ce ne sont pas eux qui ont tué les forces de défense libyenne, ce sont les armes sophistiquées de l’Otan. Les pays les plus puissants de la Terre écrasent la petite armée d’un pays de cinq millions, après avoir privé la population d’eau, de nourriture et d’électricité et ils appellent ça une « libération ».

Le dernier exploit des « rebelles » racistes a consisté à menotter des dizaines de civils noirs, à les torturer et à les exécuter. Nous avons montré les images. Bien sûr, on va les présenter comme des « mercenaires de Kadhafi », mais c’est entièrement faux, nous avions parlé récemment avec ces personnes qui ont été massacrées, vous avez pu voir les images sur michelcollon.info et vous pouvez lire bientôt l’interview que nous avions réalisée.

La « gestion des mauvaises nouvelles »

Alors, aujourd’hui et dans les jours qui viennent comment l’Otan et ses agents de désinformation vont-ils s’y prendre pour neutraliser l’effet de ces révélations ? Comment vont-ils « travailler » l’opinion pour l’anesthésier ? C’est simple, nous avons déjà étudié ces méthodes du Pentagone pour « gérer les mauvaises nouvelles » dans notre livre « Attention, médias ! » (1991). Elles avaient en effet été révélées par le colonel de l’US Air Force Darryl Henderson.

Le premier jour, on va temporiser. Dire qu’on ne sait pas quel camp a commis cet acte, qu’on va vérifier. En fait, on le sait très bien, mais ça permet de semer la confusion et de gagner du temps.

Le deuxième jour, on reconnaîtra que ce sont bien des rebelles qui l’ont fait, mais avec beaucoup de flou et on prétendra « qu’une enquête est en cours ». On gagne encore du temps. En même temps, pour faire diversion, on présentera un « massacre » attribué à Kadhafi. Ce sera démenti par la suite, mais le démenti viendra trop tard, sera discret et l’effet voulu aura été produit. Ca s’appelle noyer le poisson.

Le troisième jour, on annoncera qu’une procédure est en cours pour retrouver et punir les coupables, bien évidemment cette procédure prendra du temps.

« Gérer les mauvaises nouvelles », c’est gagner du temps, semer la confusion, noyer le poisson et faire diversion.

Après, il faut se poser une question : les Etats-Unis qui se sont alliés à la section libyenne d’al-Qaida, sont-ils vraiment surpris et embarrassés par ces atrocités ? Ou bien le chaos et les prochains affrontements entre rebelles leur seront-ils « utiles » pour imposer leur présence ? En « travaillant » l’opinion, on peut tout faire passer…

Légitimation du massacre par Le Figaro :

Dans le livre de poche Libye, Otan et médiamensonges, Michel Collon analyse toute la désinformation qui a préparé et accompagné cette guerre : « Bombardements sur la population », « mercenaires », « viols au Viagra », « rivières de sang »,« défections massives », « guerre humanitaire » ou guerre économique, rivalités Paris – Rome – Washington, rôle des services secrets occidentaux, qui a refusé de négocier, qui compose vraiment le CNT, alliance de l’Otan avec al-Qaida, rôle des tribus, rôle des médias, agences de com et campagnes de diabolisation, comment Al-Jazeera a trahi son public…

Sortie le 8 septembre.

Michel Collon

Kadhafi conserve sa capacité de nuisance

Politologue,spécialiste de la Libye et auteur du «Manifeste des arabes», Hasni Abidi explique à SlateAfrique pourquoi les partisans de Kadhafi n’ont pas dit leur dernier mot.

SlateAfrique – Comment expliquer que le régime de Kadhafi ait pu résister aussi longtemps?

Hasni Abidi – Cela a pris du temps en Libye mais ça prendra aussi du temps en Syrie. Et cela prendra encore plus de temps en Algérie. La séquence libyenne est complètement différente de la séquence tunisienne ou égyptienne. Dans la mesure où il n’existe pas d’autonomie dans les instances dirigeantes. En Libye, il y a une fusion entre le pouvoir incarné par Kadhafi par ce qu’on appelle en Libye «les hommes de la tente», tous ceux que Kadhafi reçoit quotidiennement sous sa tente.

C’est eux qui détiennent le pouvoir, ce n’est ni le gouvernement, ni les bureaux populaires, ni le parlement, ni le congrès populaire, mais c’est tous les hommes de la tente, les hommes proches de Kadhafi. Il y a une fusion entre les hommes de la tente, le régime Kadhafi et l’appareil militaire et sécuritaire. Du coup, on est privé de cette marge de manœuvre dont a disposé l’armée tunisienne ou l’armée égyptienne pour accélérer le changement et le départ des deux présidents.

D’autant plus que la hiérarchie militaire ne portait pas dans son cœur cette idée de transmission héréditaire du pouvoir: le passage du pouvoir de Moubarak à son fils. Les pouvoirs exorbitants de Zine el-Abidine Ben Ali, de son épouse et de sa famille, c’est ce qui a un peu accéléré le processus. En Libye ça n’existe pas et en plus le régime est rentier, c’est très important. Le changement dans un régime rentier est beaucoup plus long, beaucoup plus douloureux.

La facture du changement est très élevée dans la mesure où le régime dispose d’une énorme ressource financière capable d’acheter les alliances et de s’assurer des adhésions à la fois tribales, mais aussi d’acheter toutes les composantes de la société qui pourraient lui faire de l’ombre et enfin de se payer le silence international. On a bien vu comment la Libye a été vite réhabilitée par la communauté internationale le jour où elle a payé pour l’attentat de Lockerbie.

L’Etat rentier. La fusion entre les appareils sécuritaires qui savent que la fin de Kadhafi signifie la fin de cet appareil, d’où cette détermination des apparatchiks à lutter jusqu’au bout. En fait, il n’y a pas eu de bataille de Tripoli. Tripoli a été livrée grâce à une dynamique de négociation très intéressante. Les militaires voulaient surtout que leurs familles ne soient pas inquiétés après l’arrivée des insurgés à Tripoli. Ce ne sont pas les insurgés de Benghazi qui ont fait dix mille kilomètres pour arriver jusqu’à Tripoli mais c’est plutôt un travail très important qui a été fait auprès des habitants de Zaouïa, de Ghariane et de la montagne.

Avec la garde prétorienne, celle qui protégeait Tripoli pour livrer les armes et laisser les insurgés rentrer dans la ville sans résistance. Bien entendu, la première ceinture de sécurité n’a pas négocié. Ceux qui sont toujours autour de Kadhafi quelques brigades de sécurité qui eux ne vont pas lâcher les armes de sitôt parce qu’ils savent que leur avenir est intimement lié à Kadhafi. Les autres, non, ils n’ont pas changé de tenues parce qu’ils ne portaient pas de tenues militaires. Ils ne portaient pas de treillis militaires. Ils n’ont juste pas pris leurs armes pour défendre la capitale.

Slate Afrique – Que peuvent espérer les hommes qui continuent à se battre pour Kadhafi?

H.A – Kadhafi c’est le doyen des chefs d’Etat, sa longévité est la preuve que l’homme est très habile. Il a réussi à déjouer des dizaines de tentatives de coups d’Etat de l’intérieur du pays comme de l’extérieur, grâce à un jeu très subtil à l’intérieur du pays comme à l’extérieur.

Donc Kadhafi a préparé son plan en cas d’insurrection. Une des brigades de sécurité a été formée pour une seule mission: comment défendre Kadhafi en cas d’insurrection? C’est à dire que Kadhafi était conscient de ce risque. L’homme ne pensait pas que la révolution allait être aussi brutale, aussi déterminée.

Mais il s’est préparé à l’après Bab al-Azizia. Comment rester au pouvoir en ayant quitté son bunker? Sa capacité de nuisance, elle est beaucoup plus grave qu’auparavant quand il était à Bab al-Azizia. Aujourd’hui, sa capacité de nuisance est diffuse. Et aussi il n’a plus de sanctuaire pour devenir une cible facile. Il est partout et nulle part. Il a préparé un plan d’abord pour compliquer la vie des nouveau maîtres de Tripoli.

Semer le chaos et la panique. Il sait que si la sécurité ne revient pas rapidement à Tripoli tout le processus de transition va être reporté. Et pourquoi Kadhafi et ses enfants, surtout Seif al Islam, n’ont pas quitté Tripoli alors qu’ils avaient la possibilité de le faire? Le couloir était sécurisé en direction de la Tunisie: d’ailleurs son ministre de l’Intérieur est parti peu avant la chute. Je pense que Kadhafi ne l’a pas fait parce que Abdessalem Jalloud, son ex-bras droit et ex-numéro deux du régime a dit une chose intéressante:

«Kadhafi est frappé par une obsession du pouvoir» et que «cet homme ne peut pas accepter qu’il n’est plus au pouvoir».

Un élément très important dans le profil mental de Kadhafi. Le deuxième élément qui est beaucoup plus rationnel c’est de dire que Kadhafi ne reste pas loin de Tripoli. Parce que lui et ses hommes sont conscients que l’essentiel du pouvoir c’est Tripoli.

Il faut absolument prendre la capitale. Une fois que Tripoli tombe, c’est fini pour Kadhafi. Kadhafi est en mesure d’influencer sur les négociations. Et peut exercer cette influence avec les gens qui sont toujours avec lui —même s’il y a des difficultés de communication.

Communiquer entre eux est un danger. Certaines brigades de sécurité de sa tribu, la colonne vertébrale du régime, se battent sans probablement recevoir des armes de Kadhafi. Pourquoi? Parce qu’ils pourraient ainsi influencer l’après Kadhafi. Kadhafi négocie finalement avec les armes. En montrant à la coalition qu’il est toujours fort, déterminé, il peut s’imposer en tant qu’interlocuteur mais aussi probablement rester en Libye. La troisième raison pour laquelle Kadhafi est toujours là, c’est parce que lui et ses alliés sont conscients qu’aucun pays n’est capable de résister à la pression internationale pour les livrer à la CPI. Le mandat d’arrêt international pousse Kadhafi à cette logique suicidaire.

La résistance est limitée dans tous les pays. Le régime algérien, ayant des bons rapports avec Kadhafi, ne sera pas le même dans quelques années. Kadhafi le sait.

Un grand pays comme l’Afrique du Sud est tout à fait disposé à le recevoir. Les pays qui ont piloté les opérations militaires ont plutôt intérêt à voir Kadhafi mort, plutôt que vivant. Vivant il va continuer à narguer la nouvelle classe dirigeante et mobiliser des hommes. Et probablement aussi causer des soucis à la coalition internationale. Il dispose d’informations embarrassantes pour les pays étrangers donc il est dans l’intérêt de tous que Kadhafi soit mort. Son procès est très important sur le plan pédagogique mais dans l’état actuel de la Libye, la justice libyenne n’a pas les moyens d’assurer un procès équitable. Lorsque le dirigeant du CNT a dit qu’il n’était pas contre le fait de transférer Kadhafi à La Haye, il a subi des critiques acerbes. De la part de la base, de ceux qui ont souffert de Kadhafi, parce que lui, il était quand même un homme du régime. Ils disaient que Kadhafi ne peut être jugé qu’en Libye.

Mouammar Kadhafi reste un danger

SlateAfrique – Quels secrets détient-il?

H.A – Kadhafi dispose de plusieurs dossiers importants. Dans une logique suicidaire, il pourrait divulguer certaines informations relevant de la sécurité de plusieurs Etats ou de conversations privées qui peuvent être embarrassantes. Pour le financement des campagnes de Sarkozy en France. Seif al Islam l’a dit mais pour l’instant il n’y a pas eu les preuves suffisantes.

Pour l’Occident, Kadhafi a été un allié privilégié après les attentats du 11 septembre 2001. Il a livré les noms aux Américains des islamistes les plus importants, les plus dangereux. Les Américains disent que la Libye est l’un des pays qui a collaboré d’une manière exemplaire dans la traque de certains éléments. Mais à quel prix?

SlateAfrique – Quelques dossiers peuvent être particulièrement sensibles?

H.A – Kadhafi a bénéficié des conseils du cabinet de Tony Blair. Et il détient probablement des informations compromettantes sur le plan politique et surtout les pressions des grandes compagnies pétrolières sur les gouvernements occidentaux pour renouer avec «le Guide».

Slate – Pourquoi continuer la lutte? A-t-il toujours accès à sa fortune?

H.A – Je crois que Kadhafi est le chômeur le plus riche du monde. Il n’a plus de poste, mais il dispose de ressources financières très importantes. C’est le SDF doré. L’ancien directeur de la banque centrale libyenne a parlé de dépôts d’argent et d’or dans certains lieux que seuls connaissent les proches de Kadhafi. Ils sont dans le Sud qui n’est pas encore sous le contrôle des insurgés. On a bien vu comment il a financé l’arrivée de certains mercenaires ou l’achat d’armes. Donc il dispose encore d’argent frais en Libye. Des cachettes importantes. Des centaines de millions, voire plus. Et l’argent placé dans des pays étrangers. Il a plutôt un souci logistique, de coordination qu’un souci d’argent.

«Le grand mérite du CNT c’est qu’il existe»

SlateAfrique – Le CNT affirme contrôler 95% du territoire. Est-ce une réalité?

H.A – On en est loin. D’abord il ne s’agit pas d’un contrôle absolu. Au total: deux ou trois localités ont carrément refusé que les insurgés soient dans leur ville pour éviter un bain de sang. Les insurgés ont été priés de quitter certaines localités. Ils contrôlent la grande majorité du territoire, mais certaines villes ne sont pas contrôlées. Les insurgés sont présents. Les brigades de sécurité ne sont plus visibles. Cela prendra énormément de temps pour que l’autorité du CNT soit assurée sur ce territoire.

SlateAfrique – L’autorité du CNT est-elle reconnue?

H.A – Le grand mérite du CNT c’est qu’il existe. Il fallait un semblant d’alternative avant même de commencer les frappes aériennes. On ne peut pas convaincre des pays étrangers et l’Otan de voter une résolution si on n’a pas une alternative. Si on n’a pas une option crédible à proposer.

La communauté internationale fait confiance au CNT par défaut. Le CNT a eu le souci de représenter toutes les régions de la Libye. Si possible des dirigeants ayant des relations privilégiées avec toutes les grandes tribus.

Le CNT a une légitimité révolutionnaire. Le CNT n’a jamais tourné le dos aux aspirations aux changements de la coalition du 17 février. Il est composé d’activistes, d’islamistes et de bien d’autres éléments de la société libyenne. Du coup, le CNT est devenu le parapluie politique de ce mouvement.

SlateAfrique – L’un des objectifs affiché du CNT est la défense de la laïcité. Ce concept sera-t-il accepté par les Libyens?

H.A – Ce sont les défis qui attendent le CNT. D’abord affirmer son autorité sur le territoire libyen. Mais surtout, est-ce que le CNT sera capable de rassurer les Libyens pour qu’ils déposent les armes? Sinon on va arriver à une société militarisée. C’est vrai que la feuille de route est très ambitieuse, parfois même en décalage avec la réalité.

Mais le CNT ne pouvait pas faire autrement dans cette feuille de route qui prévoit une élection dans huit mois. Elle a un objectif: rassurer la coalition qui a aussi des comptes à rendre à l’opinion publique occidentale. L’opinion dit à ces dirigeants:

«Vous avez soutenu une révolution, mais cette révolution, quel est son projet politique?»

L’objectif de cette feuille de route qui a été rédigée avec les Européens et les Américains au Qatar est de rassurer la communauté internationale. Mais aussi elle ne va pas dans le détail pour ne pas brusquer ou ne pas attiser cette tension qui est en sommeil. En raison de l’objectif principal qui est la chute de Kadhafi.

Cet objectif, la chute de Kadhafi, a eu le mérite de fédérer toutes les composantes les plus contradictoires et les plus antagonistes. Mais une fois que la sécurité est revenue et que le danger de Kadhafi n’existe plus, évidemment toutes les divergences de point de vue concernant quel projet de société pour la Libye vont ressurgir et là ça va être un défi supplémentaire pour le CNT. C’est pour ça que le CNT est pressé de quitter le pouvoir et d’organiser des élections, parce qu’il préfère que toutes ces contradictions s’expriment dans un champ politique plutôt que dans un champ où le seul vainqueur ce sont les armes.

Propos recueillis par Pierre Cherruau

Guerre Coloniale De L’OTAN En Libye : Les Pervers De L’UMP Applaudissent Au Pillage du Pétrole, du Gaz, A La Ruée Vers L’Or de Tripoli

« Je n’aime pas les grands mots, mais ce que je vois c’est le commencement d’une deuxième colonisation de l’Afrique » Lode Vanoost ancien porte parole du parlement belge.

Actualisation de la situation en Libye. NE CROYEZ PAS LES MEDIAS A LA SOLDE DES MARCHANDS DE CANON ET BANQUIERS ET LEURS LARBINS UMPS & C°

L’arrogance affichée par les élites politiques perverses de l’UMPS dans leurs propos concernant la situation en Libye après 6 mois de bombardements intensifs de l’OTAN qui ont fait des milliers de victimes civiles libyennes surtout ces derniers jours où ils ont redoublé d’intensité montre à quel point la seule chose qui les intéresse c’est la main mise sur le pétrole et le gaz libyens par leurs donneurs d’ordre les multinationales qui piétinent d’impatience de pouvoir acheter les truands/al Qaeda/royalistes libyens – qui sans l’aide de l’OTAN mais surtout de la France la Grande Bretagne et les US sans oublier le Qatar n’auraient rien pu faire et restent de surcroit divisés – pour pouvoir impunément comme au temps des colonies piller le peuple libyen.

C’est surprenant que pendant 6 mois la situation soit restée bloquée malgré ces bombardements criminels de l’OTAN et que brusquement les médias propagandistes crient victoire en montrant des scènes de liesse dans Tripoli le peuple de Tripoli supposé acclamé en libérateurs ces terroristes du CNT. Des évènements non confirmés pour l’heure par des journalistes honnêtes (il en reste quelques uns) actuellement sur place. Il serait fort étonnant quand on connaît l’animosité existante entre les « traîtres » de Benghazi et la majorité de la population de Tripoli que cette dernière se réjouisse de la « victoire » de cette bande de fanatiques supplétifs de l’OTAN.

Pour expliquer cette fulgurante avancée des gangs du CNT dans Tripoli certains avancent le soutien inconditionnel par la puissance de feu aérien et maritime en violation de la Résolution 1973 du CSONU de l’OTAN le déploiement de forces spéciales au sol pour entraîner les rebelles et effectuer des missions de reconnaissance et repérage de cibles, mais aussi lors de l’avancée sur et dans Tripoli de leurs participation aux combats.

L’OTAN ne dissimule même plus la présence de «bottes au sol» de même que ceux qui ont voté pour la Résolution 1973 oublient désormais dans leur précipitation de crier victoire de mentionner la «protection des civils» affirmant haut et fort que «Kadhafi doit partir» prouvant ainsi à tous ceux qui ont soutenu stupidement cette «guerre humanitaire» que l’objectif réel était bien un «changement de régime» pour une recolonisation et un pillage de la Libye.

On parle moins de l’importante réserve d’or possédée par le peuple libyen. La Libye dispose d’une réserve de 143.8 tonnes. Dans le contexte actuel de crise économique avec des banques en manque de liquidité cet or libyen détenu par la Banque Centrale Libyenne est fortement convoité et ce d’autant plus que le président du Venézuela, Hugo Chavez, vient d’annoncer la nationalisation de l’exploitation de l’or dans son pays qui possède d’importantes ressources minières mais aussi le rapatriement et le transfert de ces réserves d’or soit au Venezuela soit dans des pays amis tels la Russie, la Chine…

D’où le vent de panique qui souffle dans le monde des banques notamment américaines et européennes obligées de se séparer de ce magot et la flambée actuelle de l’or.

Mais cette flambée de l’or peut aussi s’expliquer par le fait qu’il soit possible que les 143.8 tonnes d’or de la Libye ne soit plus à Tripoli mais ait été transférés ailleurs dans un pays ami qui partageait avec Kadhafi le souci de faire directement profiter le peuple de ses richesses en ressources naturelles en instaurant l’accès gratuit aux soins à l’éducation, des aides aux logement, bref en développant et consolidant un « état providence » tant décrié par les élites néo libérales cupides qui applaudissent aux massacres de civils en Libye.

Alors pure coïncidence cette « Ruée vers l’Or « sur Tripoli de l’OTAN et ses gangs armés de supplétifs du CNT ?

Comme l’a déclaré si justement l’ancien porte parole au parlement belge, Lode Vanoost le 22/08/2011 au site russe RT :

« L’opération de l’OTAN en Libye est un spectacle politique parfaitement orchestré qui marque le début d’une deuxième colonisation de l’Afrique. Les US et l’UE ont de très bons analystes professionnels…

« Ils ne vont pas le dire à haute voix mais ils savent parfaitement bien qu’il n’y aura pas de transition en douceur et pacifique en Libye. C’est là-dessus qu’ils comptent. Cela va leur donner une parfaite excuse pour intervenir militairement au sol.

« Je n’aime pas les grands mots mais ce que je vois c’est le commencement d’une deuxième colonisation de l’Afrique. »

Il a prédit que l’OTAN ne se retirerait pas de Libye à la fin de son mandat en Septembre.

Actualisation sur la situation en Libye

Libye : Une victoire des forces spéciales de la coalition ?

Officiellement il n’y a jamais eu de soldats sur le terrain. Pourtant, la présence de forces spéciales de l’Otan sur le sol libyen est de plus en plus précise et ont permis l’avancée spectaculaire des rebelles. Par Sarah Diffalah.

Les forces de l’Alliance atlantique seraient-elles devenues modestes ? « Nous ne prenons part à aucune coordination officielle sur le terrain », a affirmé mardi 22 août la porte-parole de l’Alliance atlantique, Oana Lungescu. L’alliance ne soutient pas les rebelles, ne leur fournit ni armes, ni instructions, selon le discours officiel. Les insurgés libyens ont donc piétiné pendant cinq mois à l’Est, à l’Ouest et au Sud, puis en l’espace de quinze jours ont libéré Tripoli. Presque seuls.

A l’Etat major français, on explique cette fulgurante offensive par une simple convergence des événements. « Depuis cinq mois et demi que l’opération en Libye est engagée, les frappes aériennes françaises ont toujours été régulières et ont affaibli les forces pro-Kadhafi », explique le colonel Burkhard, porte-parole de l’Etat major. « Les opérations menées ont neutralisé de l’armement, des sites de commandement et des pièces d’artillerie. Parallèlement, on peut imaginer que les forces de l’opposition, qui sont parties de rien, sont devenues plus efficaces. A un moment donné les deux courbes se croisent et une partie prend le dessus sur l’autre. Je pense que c’est assez logique que ça se termine comme ça. »

« Foutaises !« , s’exclame Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement. « Avec tout le respect que j’ai pour les Libyens, les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement« .

On peut donc aussi imaginer que l’Otan a coordonné l’avancée des rebelles sur les fronts, permis à certaines forces de l’opposition de Misrata de passer par la mer pour entrer dans Tripoli et donné de cette manière le feu vert au soulèvement des Tripolitains.

Un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), bien moins hypocrite, n’a, lui, pas pris de pincettes et a affirmé que l’Otan était « aussi impliquée » dans l’offensive « Sirène » lancée samedi soir contre le bastion de Kadhafi. Comment ? Là-dessus, le CNT est plus discret, mais plusieurs éléments portent à croire que la victoire militaire méritée des Libyens a été menée par l’Otan et des forces spéciales envoyées au sol.

Intensifications des frappes

Du côté de l’Etat major français, on jure que le « nombre de sorties aériennes des forces françaises n’a pas augmenté ». La récente percée des insurgés libyens jusqu’à Tripoli a en tout cas été précédée d’une intensification des bombardements aériens effectués par les Etats-Unis, notamment à l’aide de drones Predator. Citant des responsables anonymes, le « New-York Times » a révélé que l’aviation américaine avait établi ces derniers jours une surveillance permanente au-dessus et autour des zones toujours contrôlées par les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Enfin François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique expliquait au Nouvel Observateur que « l’entrée en lice des hélicoptères de combat français et britanniques, à la fin mai, ont permis en outre de protéger efficacement les rebelles face aux contre-attaques des forces loyalistes. »

Livraisons d’armes

En juillet, Paris a confirmé la livraison par un parachutage d’armes légères, fusils mitrailleurs, lance-roquette mais démenti la livraison de missiles anti-chars.

Le Canard enchaîné rapporte les propos d’un analyste de la direction du renseignement militaire : « On a aménagé des pistes dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d’armes », au lieu de parachuter les armes qui auraient pu tomber entre les mains de terroristes ou de bandes organisées.

Conseillers militaires

Alors que la progression des insurgés stagnait en avril, ces derniers avaient demandé aux Alliés une aide au sol. La résolution de l’Onu empêchant toute intervention au sol, les pays engagés en Libye ont tout de même envoyé des « conseillers militaires« . Côté français, leur mission était clair : conseiller l’envoyé spécial français à Benghazi pour évaluer les besoins et faire le bilan de ce qui se passe sur place. Ils étaient autorisés à entrer en contact avec les autorités militaires du CNT mais en aucun cas à former les insurgés.

Eric Dénécé l’affirme, les envoyés spéciaux ont fait un peu plus que leur mission officielle : « L’instruction et l’encadrement des insurgés aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest a amené les révolutionnaires à être un peu moins mauvais en matière militaire. » L’ancien conseiller à la Défense de Lionel Jospin, Louis Gautier,  assurait déjà en avril au Nouvel Observateur: « Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu’ils puissent reconquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister », soulignait-il. « Ces hommes ne sont pas au contact des combats, ils sont au contact des combattants.« 

Le « Canard enchaîné » affirme que le général canadien Charles Bouchard, à la tête des opérations de l’Otan à Naples, a installé à Benghazi une « petite mission d’officiers ‘pour raccourcir le circuit décisionnel’ avec les insurgés ».

Pour ce qui est de la bataille de Tripoli, « The Daily Telegraph » a révélé le 22 août que l’offensive « Sirène » avait était organisée et coordonnée par la coalition, dix semaines auparavant. Le quotidien explique également que la première phase de l’opération a d’ailleurs été déclenchée par le bombardement d’un centre de télécommunications du régime situé au sud-ouest de Tripoli par un Tornado GR4 de la Royal air force.

Agents infiltrés

Démentis par les pays de la coalition, des agents infiltrés auraient été aussi la clé du conflit. Officiellement, l’Otan n’a pas d’hommes sur le terrain. « En la matière, ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas », ironise François Heisbourg.

Dès fin février pourtant, les médias anglais faisait état de l’intervention de troupes des unités des forces spéciales SAS pour exfiltrer des employés de compagnies pétrolières situées dans le sud. Les spéculations allaient alors bon train sur leur rôle exact.

Le 23 août, le « Guardian » réaffirme la présence de forces spéciales britanniques pour conseiller et entraîner les insurgés sur le front, malgré les dénégations du gouvernement. Le quotidien britannique explique qu’il s’agit d’anciens membres du SAS (Special air service), l’élite des forces spéciales anglaises, « maintenant employés par des sociétés privés ». « Je peux vous dire, selon mes sources, qu’il y avait en Libye des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et peut-être même italiens », assure Eric Dénécé. « Parmi eux, il y avait des personnes des services secrets (français, britanniques et américains), des forces spéciales (anglais et américains), des sociétés privées, et des volontaires étrangers ». Le « Guardian », sans le confirmer, pense savoir que la France, le Qatar et la Jordanie ont en effet envoyé des agents infiltrés. Le « New York Times« , de son côté, affirme que la France y a largement participé.

Un classique

Pour la plupart des experts, c’est un classique de l’action militaire. « Pour la bataille de Tripoli et le reste, les éléments infiltrés ont fait une bonne partie du travail. Pour la destination des cibles, pour l’accompagnement des unités rebelles et même pour des actions directes au front. Ces hommes ont parfois été envoyés par la Tunisie, sont allés à Zawyiah et ont encadré les hommes dans le Djebel Nefoussa pour les aider à reprendre Tripoli », explique Eric Dénécé.

Un général, interrogé par le Canard Enchaîné, évoque la livraison aux rebelles de moyens « pour la communication radio et l’appui en domaine cartographique« . L’hebdomadaire précise que les « avions et drônes US ont bénéficié, lors des leurs raids, d’une aide militaire américaine chargée de leur désigner des cibles depuis le sol libyen », information confirmée par le Guardian concernant les agents britanniques. Le quotidien assure aussi avoir des informations pour dire que les forces spéciales du SAS ont conseillé les rebelles de Misrata pour sécuriser leur port.

Le « New York Times » explique aussi qu’après la prise de Zawyiah, le Qatar a envoyé des armes supplémentaires, la France et la Grande-Bretagne des photos satellites.

« Politiquement, on va répéter et répéter qu’il n’y a pas eu d’intervention au sol », estime Louis Gautier « mais d’un point de vue de la planification tactique, voir même des appuis techniques aux insurgés, c’est incontestable qu’il y en a eu. Forcément de manière discrète ».

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

Libye : Moussa Ibrahim: « Nous nous battrons jusqu’au martyre ou à la victoire »

Secrétaire de l’Office général libyen du Foreign Media, Dr Moussa Ibrahim

Interrogé par la chaîne de télévision al-Orouba, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a affirmé que Mouammar Kadhafi était capable de résister pendant des années aux insurgés. Il a promis de transformer la Libye en « volcans, lave et flammes » et a affirmé que les dirigeants de l’insurrection ne connaîtraient aucun répit s’ils quittaient leur fief de Benghazi (est) pour s’installer à Tripoli.

Moussa Ibrahim, a pour sa part lancé un appel aux volontaires et assuré que plus de 6.500 personnes étaient arrivées à Tripoli ces dernières heures pour rejoindre les rangs des partisans de Kadhafi.

La Libye va bientôt devenir un volcan, laissez moi vous le dire. Les volontaires arrivent. Du moment où je vous parle il ya 6000 volontaires qui entrent dans la ville de Tripoli.

– Moussa Ibrahim

(Original du texte en encadré ci -dessous – English version follows)

Les rats sont entrés à Tripoli sous le couvert des hélicoptères de l’OTAN. Du moment ou je vous parle 80% de la ville est sous notre contrôle. Je rends hommage aux tribus qui se sont déplacées pour nous prêter main forte.

Contrairement à ce qui se dit, ils ont échoué d’entrer à Bab Aziziya. En fait Bab el-Aziziya n’était plus qu’un tas de décombres après avoir été la cible de 64 missiles de l’OTAN (depuis le début du conflit) et nous nous en sommes retirés pour des raisons tactiques.

J’annonce au peuple Libyien que le gouvernement a le contrôle du pays, que nous n’avons pas encore enclenché les plans B, C ou même le plan D.

Les rats ne seraient rien sans la protection de l’OTAN et je puis vous assurer que nous allons faire de cette guerre un enfer pour eux. Ces rats ne font pas partie du peuple libyen. Ils volent et tuent des innocents, coupent l’électricité, privent la population d’eau. Ils veulent détruire la Libye afin d’installer leurs compagnies.

Aujourd’hui nous avons capturé 4 Qataris, un Emir. Plusieurs étrangers sont entre nos mains. Certains volontaires ont attaqué des rats à Ayen Zara et les ont tous anéantis.

Déjà ce matin, nous avons tué plus de 65 rats; je ne possède pas les chiffres exacts parce que les chefs de commandement n’ont pas encore fini le décompte.

Les rats ont attaqué l’ambassade d’Algérie et l’ont brulé. Nous demandons à toute organisation sérieuse de ne pas accepter ces rats comme représentant légal du peuple libyen: c’est un gang de malfaiteur.

Brega et toutes les autres villes sont sous notre contrôle. Le combat n’a lieu qu’à Tripoli mais prendra fin d’ici peu puisque nous avons déjà tué leur leaders.

L’OTAN a bombardé la télévision et tout le système de télécommunication Libyen. Nous nous battons contre l’énemi le plus diabolique au monde mais notre moral vient d’Islam. Nous avons foi en notre combat, nous sommes des combattants irréductibles.

Entretien avec Thierry Meyssan : « C’est l’OTAN qui fait le travail pour les rebelles »

Nous avons pu nous entretenir avec Thierry Meyssan aux heures les plus sombres et dramatiques pour les très nombreux Libyens opposés à l’intervention de l’OTAN – contrairement aux bobards proférés par Bernard-Henri Lévy.

Silvia Cattori : D’ici on a le sentiment que Tripoli est en train de s’effondrer. Quel est votre avis ?

Thierry Meyssan : Nous sommes enfermés dans l’hotel Rixos. On ne peut pas dire si tout va s’effondrer ou pas. Mais la situation est très tendue. Hier soir, au moment de la prière, plusieurs grandes mosquées ont été verrouillées. Tout de suite après des haut-parleurs ont lancé l’appel à l’insurrection. A ce moment là des groupes armés ont commencé à sillonner la ville et à tirer dans tous les sens. Nous avons appris que l’OTAN a amené un bateau, juste à proximité de Tripoli, d’où ont été débarquées des armes et des Forces spéciales. Depuis les choses vont de pire en pire.

Silvia Cattori : S’agit-il là de « Forces spéciales » étrangères ?

Thierry Meyssan : On peut le supposer. Mais je ne suis pas en mesure de le vérifier. Même si ces « Forces spéciales » sont formées de Libyens tout leur encadrement est étranger.

Silvia Cattori : Quelle est la nationalité de ces « Forces spéciales » ?

Thierry Meyssan : Ce sont des Français et des Britanniques ! Depuis le début, c’est eux qui font tout.

Silvia Cattori : Comment tout a-t-il soudain basculé ?

Thierry Meyssan : Le 21 août, en fin de journée, un convoi de voitures avec des officiels a été subitement attaqué. Pour se mettre à l’abri des bombardements les membres de ce cortège se sont réfugiés dans l’hôtel Rixos, où réside la presse internationale, et où par hasard je me trouve.

Depuis ce moment là l’hôtel Rixos est encerclé. Tout le monde porte des gilets pare-balles et des casques. On entend tirer dans tous les sens à l’entour de l’hotel.

Les forces rentrées dans Tripoli depuis hier elles n’ont pris aucun bâtiment en particulier ; elles ont attaqué des cibles à certains endroits en se déplaçant. Il n’y à en ce moment aucun bâtiment occupé. L’OTAN bombarde de manière aléatoire pour terroriser toujours davantage. Difficile de dire si le danger est si important qu’il y paraît. Les rues de la ville sont vides. Tout le monde reste enfermé chez soi.

Nous on est prisonniers dans l’hôtel. Cela dit on a l’électricité, l’eau, nous ne sommes pas à plaindre. Les Libyens oui. Il y a des tirs maintenant alentour, une intense bataille ; il y a déjà eu de nombreux morts et blessés en quelques heures. Mais nous on est préservés. Nous sommes tous regroupés dans la mosquée de l’hôtel. Vous entendez des tirs en ce moment.

Silvia Cattori : Combien d’assaillants encerclent en ce moment votre hotel ?

Thierry Meyssan : Je suis incapable de vous le dire. C’est un périmètre qui est assez grand parce qu’il y a un parc tout autour de l’hôtel. Je pense que s’il n’y avait que les assaillants ce ne serait pas si simple de prendre Tripoli. Mais s’il y a d’autres troupes de l’OTAN avec eux oui, ça change tout, le danger devient grand.

Silvia Cattori : Sur les images diffusées par les Télévisions ici ce que l’on a vu au cours de ces six mois ce sont des excités qui tirent en l’air, et qui ne paraissent pas des professionnels…

Thierry Meyssan : On a vu en effet des bandes qui s’agitent et qui ne sont pas militairement formées. C’est de la pure mise en scène, ce n’est pas de la réalité. La réalité est que tous les combats sont menés par l’OTAN ; et quand leur objectif est terminé les troupes de l’OTAN se retirent. Alors de petits groupes arrivent – on voit à chaque fois une vingtaine de personnes – mais on ne les voit jamais en action en réalité. L’action ce sont les forces de l’OTAN.

C’est ainsi que cela s’est toujours passé dans les villes qui ont été prises, perdues, reprises, reperdues, etc… A chaque fois ce sont les Forces de l’OTAN qui arrivent avec des hélicoptères Apaches et mitraillent tout le monde. Personne ne peut résister, au sol, face à des hélicoptères Apaches qui bombardent ; c’est impossible. Donc ce ne sont pas les rebelles qui font le travail militaire, c’est de la blague ça ! C’est l’OTAN qui fait tout. Après ils se retirent, puis « les rebelles » viennent qui font de la figuration. C’est cela que vous voyez diffusé en bloucle.

Silvia Cattori : Sait-on combien de « rebelles » en armes sont entrés dans Tripoli cette nuit ? Et si des cellules dormantes étaient déjà là ?

Thierry Meyssan : Forcément, oui, il y a des cellules dormantes dans Tripoli ; c’est une ville d’un million et demi d’habitants. Qu’il y ait des cellules combattantes à l’intérieur c’est tout-à-fait probable. Quant aux assaillants, encore une fois, je ne sais pas quelle est la proportion de l’encadrement par les forces l’OTAN. La vraie question est de savoir combien de Forces spéciales ils ont déjà déployées.

Il y a maintenant les forces militaires du colonel Kadhafi dans la ville. Elles sont arrivées assez tardivement depuis l’extérieur. Les assaillants encerclent l’hôtel. Je pense qu’il est impossible cette nuit de tenter un assaut contre l’hôtel.

Silvia Cattori : La panique a-t-elle gagné les gens qui résident à l’hôtel ?

Thierry Meyssan : Oui les journalistes résidant ici à l’hotel Rixos sont complètement paniqués. C’est une panique générale.

Silvia Cattori : Et vous comment vous sentez-vous ?

Thierry Meyssan : Moi j’essaie de rester zen dans ces situations !

Silvia Cattori : Combien de journalistes étrangers sont-ils retranchés dans l’hôtel ?

Thierry Meyssan : Je dirais entre 40 et 50.

Silvia Cattori : Les gens ignorent que, là où il y a des journalistes qui couvrent la guerre, il y a toujours bon nombre d’entre eux qui font du renseignement, qui sont des agents doubles, des espions

Thierry Meyssan : Il y a des espions partout ; mais je pense qu’ils ne savent pas tout.

Silvia Cattori : On dit ici que le plan pour évacuer les étrangers est prêt. Ils vont donc pouvoir sortir…

Thierry Meyssan : L’Organisation d’émigration internationale a un bateau qui est prêt à accoster dans le port de Tripoli pour évacuer les étrangers, notamment la presse, prioritaire, dans ces cas là.

Silvia Cattori : Et vous que comptez-vous faire ?

Thierry Meyssan : Pour le moment ce bateau est toujours au large ; il n’est pas rentré dans le port. C’est l’OTAN qui l’empêche d’accoster. Quand l’OTAN l’autorisera l’évacuation se fera.

Silvia Cattori : Cette évolution vous surprend-elle ?

Thierry Meyssan : Les choses se sont accélérées quand le bateau de l’OTAN est arrivé. Si ce sont des combattants appartenant aux Forces spéciales de l’OTAN qui sont ici au sol c’est évident que tout peut tomber rapidement…

Silvia Cattori : Les citadins sont-ils tous munis de fusils comme on l’a dit ?

Thierry Meyssan : Le gouvernement a distribué presque deux millions de kalachnikovs dans le pays pour assurer la défense face à une invasion étrangère. Dans Tripoli, tous les citoyens adultes ont reçu une arme et des munitions. Il y a eu un entraînement ces derniers mois.

Silvia Cattori : Les Libyens qui le voudraient ne sont donc pas en mesure de sortir manifester contre les forces de l’OTAN ?

Thierry Meyssan : Là les gens sont paralysés par la peur ; on tire de partout ; et en plus on bombarde.

Silvia Cattori : Votre position n’est pas facile. Parmi les journalistes vous devez avoir des ennemis qui veulent votre peau pour avoir contredit leurs version des faits !

Thierry Meyssan : Oui. Déjà je suis menacé par des journalistes US qui ont dit qu’ils vont me tuer. Mais ensuite ils ont présenté leurs excuses…Je n’ai aucun doute sur leur intention.

Silvia Cattori : L’ont-ils proférée cette menace devant témoin ?

Thierry Meyssan : Oui en présence de (…)

Réalisé par Silvia Cattori

Libye : Seif al-Islam Kadhafi dément avoir été arrêté par les rebelles

Seif al-Islam dans la nuit du 22 au 23 août 2011 devant des journalistes à Tripoli

Seif al-Islam, un des fils du colonel Mouammar Kadhafi, a démenti son « arrestation » en se présentant dans la nuit de lundi à mardi 23 août 2011 devant des journalistes à Tripoli et affirmé que « la capitale était sous le contrôle du régime ».

L’un des fils du Guide libyen, Seif Al-Islam Kadhafi, dans une allocution télévisée du 20 février 2011. 

« Je suis là pour démentir les mensonges », a-t-il indiqué aux journalistes qui l’ont rencontré dans le complexe résidentiel du dirigeant libyen de « Bab Al-Aziziya » à propos de l’annonce de son arrestation. Dans la nuit de dimanche à lundi 22 août 2011, le procureur de la « Cour pénale internationale (CPI) » Luis Moreno-Ocampo avait affirmé avoir reçu des informations confidentielles selon lesquelles, Seif al-Islam, qui fait l’objet d’un « mandat d’arrêt » de la « Cour » pour « crimes contre l’humanité » commis en Libye, avait été arrêté par les rebelles.

Le président du « Conseil national de transition (CNT) » libyen Moustapha Abdeljalil avait également affirmé dimanche disposer d’informations sûres que Seif al-Islam a été arrêté. Il est dans un lieu sûr sous garde renforcée en attendant qu’il soit déféré à la justice, avait-t-il indiqué.

GUERRE : SEIF AL-ISLAM KADHAFI PREND À CONTRE PIED LES MÉDIAS OCCIDENTAUX (22 AOÛT 2011)

Mohamed Kadhafi, un autre fils du colonel Mouammar Kadhafi, dont l’arrestation avait été annoncée dimanche 21 août 2011 par les « rebelles », est parvenu à s’échapper, a indiqué lundi 22 août 2011 une source haut placée au sein de la rébellion à Benghazi.

Seif al-Islam a rencontré trois journalistes dont celui de l’AFP dans le périmètre du complexe résidentiel où ils avaient été conduits à bord d’une voiture. Seif al-Islam est arrivé à bord d’un véhicule tout terrain devant un immeuble du complexe qui avait été bombardé par les Américains en 1986 puis la rencontre s’est déroulée sur un terrain vague. Deuxième fils du colonel Kadhafi et porte-parole officieux du régime, Seif al-Islam était souvent présenté comme le futur successeur de son père.

TRIPOLI ENCORE SOUS CONTRÔLE DES LOYALISTES

« Tripoli est sous notre contrôle. Que tout le monde soit rassuré. Tout va bien à Tripoli », a indiqué Seif al-Islam aux journalistes. « Vous avez vu comment le peuple libyen s’est soulevé pour combattre l’arrivée des + rebelles + » a-t-il lancé.

« L’Occident dispose d’une haute technologie qui a perturbé les télécommunications et a envoyé des messages au peuple faisant état de la chute du régime du colonel Kadhafi », a-t-il ajouté évoquant des « sms » envoyés dimanche 22 août 2011 à des habitants de Tripoli. C’est une guerre « technologique » et « médiatique » pour provoquer le « chaos » et la « terreur » en Libye, a-t-il poursuivi.

« Ils ont aussi fait infiltrer des bandes de saccageurs (dans la capitale) par la mer et à bord de voitures », a-t-il ajouté s’exprimant mardi 23 août 2011 aux toutes premières heures de la journée. Selon lui, les « forces loyales » au régime ont fait subir à la « rébellion » de lourdes pertes aujourd’hui aux « rebelles » qui prenaient d’assaut la résidence de son père.

Dans le « complexe résidentiel », Seif al-Islam était attendu par quelques dizaines de sympathisants qui brandissaient son portrait et celui de son père ainsi que des drapeaux libyens.

GUERRE : TRIPOLI N’EST PAS AUX MAINS DES REBELLES (22 AOÛT 2011)

« Quant à la télévision d’état libyenne prise par les rebelles, c’est encore du pipeau. Ils ont simplement bombardé les installations. Mais, en réalité, ces opérations de sabotage sont menées par les forces spéciales de l’+ OTAN +, constituées de beaucoup de qataris, pour que les blancs ne soient pas très visibles. Ces derniers opèrent la nuit, et tentent de kidnapper des journalistes comme Thierry Meyssan. Le peuple libyen est fort. Les gens n’ont pas paniqué ».

NOTE :

Le quatar est ce pays arabe du moyen orient qui rêve aux intérêts pétroliers sur la Libye promis parmi les occidentaux, le quatar contribue au sein de l’« OTAN » sur deux points : Militaire et Information. Les soldats quataris appuient au sol le « CNT » et les combattants islamistes d’« Al quaïda », ainsi La chaîne quatari « Al jazeera » participe à la « propangande » et à la « désinformation », pour le compte de l’« OTAN », pour semer le « chaos constructeur ».

Nerrati

Libye : conseils anti-manips

N’étant pas sur place en ce moment, nous ne pouvons fournir une info de première main. Nous diffusons ci-après quelques messages qui nous parviennent, directement ou indirectement de Tripoli de sources sûres. Mais, sur base des médiamensonges des précédentes guerres, nous appelons à la prudence envers les grands médias… Ils n’ont pas arrêté de nous mentir ou de nous cacher l’essentiel depuis le début de cette guerre : vont-ils, au moment d’un affrontement décisif, changer de méthodes ?

  1. Toute image peut être manipulée. Elle ne vous dit pas automatiquement : qui fait quoi, quand, où et pourquoi ? Tous ces éléments ne sont pas dans l’image, mais peuvent être interprétés et déformés par un commentaire que vous n’avez pas les moyens de vérifier. Un montage qui peut avoir pratiqué des coupes, des collages, des amalgames…
    Exemple : Lors de l’invasion de Bagdad, on a présenté en gros plan une « foule » en liesse abattant la statue de Saddam Hussein, mais un plan large montra ensuite qu’il n’y avait là que quelques dizaines de gens, qui en fait étaient des agents des USA.
  2. Donne-t-on les preuves ? Ou bien s’agit-il de rumeurs ? Quelles sont les sources ? Ai-je entendu la version de l’autre partie ? Correctement présentée ? Sinon, pourquoi la cache-t-on ?

Exemple Irak : pas de preuves sur les armes de destruction massive. Exemple Afghanistan : pas de preuves sur l’implication des talibans dans les attentats du 11/09.
Libye : on a dit que Kadhafi bombardait la population et avait fait 6000 victimes. Quelles preuves ?

Pour le moment tous les journalistes des agences de presse occidentale, AFP, Reuters, sont retranchés dans un hôtel. Les seuls communiqués viennent de l’opposition libyenne et de l’OTAN.

3. Parle-t-on des intérêts ?Nous présente-t-on la version de propagande d’une des parties en présence ou bien expose-t-on ses véritables intérêts économiques et stratégiques ?La fausse raison qui à mener à la guerre continue à faire la une des journaux : « Fuite ou procès du leader libyen et de sa famille. Enfin la liberté après 42 ans de règne absolu. »

4. Pourquoi libérer les libyens d’un côté et soutenir les dictatures de l’autre, en soutenant la répression au Bahreïn par exemple ?

Les bombardements de l’OTAN sèment peur et mort parmi les civils à Tripoli alors que son mandat est de les protéger :

Bilan des services médicaux libyens 1856 morts Plus de 6.000 blessés, à 14H42 de très nombreux enfants parmi les victimes bilan de cette nuit. Les chirurgiens opèrent à la lampe de poche dans certains blocs en attendant le rétablissement de l’électricité, l’Otan s’attaquant aux installations électriques. Les hélicoptères de l’OTAN ont mitraillé la foule en panique, pendant que des hommes armés débarquaient depuis des bateaux de l’OTAN. L’hôpital central de Tripoli a été touché par des roquettes. Des scènes de massacre ont été décrites. Des femmes sont emportées comme « butin de guerre ».

Les bombardements ont repris vers 10h 20 ce matin. Ils sont dirigés sur quelques objectifs précis sur lesquels l’OTAN s’acharne. Les combats ont repris autour de l’hôtel où sont toujours retranché des dirigeants libyens et la presse étrangère.

Le Parti socialiste français favorable au massacre des civils de Tripoli :

Martine Aubry : « C’est avec plaisir que nous voyons les rebelles entrer dans Tripoli, la capitale où ils auraient pu entrer plus tôt, si la communauté internationale s’était mobilisée plus tôt comme je l’avais demandé ».

« Nous avons soutenu l’intervention de la France derrière l’ONU, bien évidemment. Il fallait le faire »

Don d’ubiquité de Khadafi :

Difficile de localiser le dirigeant libyen car il est à la fois en Algérie, au Venezuela, en Angola, au Zimbabwe ou encore au fond d’un bunker (sa résidence), ou bien, il est à Syrthe, son « bastion. Pour les habitants de Benghazi, il a même été annoncé mort.

Des journalistes au travail menacés de morts, d’autres blessés :

L’ordre a été donné par de soi-disant « journalistes » US d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya (Global Research Center – Canada) et Thierry Meyssan (Réseau Voltaire). Trois Etats ont offert leur protection diplomatique, aux collaborateurs du Réseau Voltaire. Cependant, piégés dans la ville, ces derniers n’ont aucun moyen de rejoindre leurs ambassades. Ils seraient sous la protection de l’agence de presse Xinhua.

Dr Franklin Lamb, directeur de Americains pour la Paix au Moyen-Orient, qui partageait des renseignements et des informations sur YouTube, a été touché à la jambe par un sniper près de son hôtel.

Journalistes non-menacés

Le journaliste Mahdi Nazemroaya, situé dans un hôtel du centre de Tripoli avec la presse internationale, affirme que les journalistes sont pris pour cible par les rebelles et les forces de l’OTAN qui les soutiennent. Alors qu’il parle à RT (Russian Today), les tirs peuvent être entendus.
 » Les zones où les journalistes internationaux sont installés sont ciblés pour semer la panique » , a t-il soutenu. « L’OTAN a fait tout le travail. C’est une guerre de l’OTAN. Ils ont bombardé toute la nuit, sans arrêt. Ils ont bombardé la ville entière. »

« Mais les défenseurs de la ville ne sont pas pessimistes », continue Nazemroaya.
 » La situation est de plus en plus tendue « , a déclaré Nazemroaya. « Les membres du personnel de l’hôtel sont de retour avec des fusils. Ce sont des volontaires, pas des soldats. Ils sont confiants. » (22/08 – 19h52) – Source : RT

Hugo Chavez condamne à nouveau l’action de l’Otan :

Dans un communiqué datant de dimanche soir, le Président vénézuélien a à nouveau condamné l’action de l’OTAN. « Les gouvernements démocratiques européens (…) démolissent Tripoli avec leurs bombes »

Des convois camions remplis de milliers de volontaires et d’hommes armés se dirigent vers Tripoli pour protéger la capitale de la Libye :

Des milliers de volontaires des tribus de Ben Walid, Sirte, Sebha, Awlad Slimane, Al Mogarha, Worchafana, Tarhona, Al Siane, Al Ziyayna, Al Hsone, Worfala (1 500 000 d’habitants), ainsi que d’autres sont venus de partout de Libye pour soutenir les habitants de Tripoli ainsi que l’armée contre les attaques des rebelles et de l’OTAN.

GDF Suez et Total, ils signent les plus fortes hausses ce lundi à la Bourse de Paris (+5% et +4,1%).

Les deux titres caracolent en tête du CAC 40 ce lundi. Ils profitent de la perspective d’un rétablissement des exportations de pétrole et de gaz libyens en cas de victoire des insurgés, ainsi que de possibles futurs contrats. D’après des analystes interrogés par l’agence Reuters, les entreprises françaises et italiennes pourraient émerger comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l’égard des rebelles. Ce malgré leurs liens avec le régime de Kadhafi. Source : EasyBourse

Possible démission du chef rebelle :

Le chef du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion en Libye, a évoqué aujourd’hui sa possible démission pour protester contre les actes de vengeance perpétrés selon lui par certains combattants rebelles sur le terrain. « Je salue l’action des chefs des révolutionnaires, j’ai confiance en leur parole, mais certains actes de quelques-uns de leurs hommes m’inquiètent », a déclaré Moustapha Abdeljalil, évoquant « des actes de vengeance ». AFP

Informations réunies par Cédric Rutter – Investig’Action

Libye : Interception de cargaisons d’armes destinées aux rebelles

La Libye intercepte au large de ses côtes des cargaisons d’armes destinées aux groupes rebelles – Des gardes-côtes libyens ont réussi à intercepter lundi à l’aube, au large des plages de Janzour (banlieue ouest de Tripoli) deux bateaux transportant des armes destinées aux groupes rebelles, a annoncé une source officielle libyenne à la PANA.

«Cette cargaison d’armes financée par le Qatar a été accompagnée et protégée depuis le littoral tunisien par l’OTAN jusqu’aux côtes libyennes, en vue de leur remise aux groupes rebelles libyens», a indiqué le secrétaire de l’Office général libyen du Foreign Media, Dr Moussa Ibrahim, lors d’une conférence de presse tenue lundi soir à Tripoli.

Dr Moussa Ibrahim a précisé que l’opération d’exfiltration des armes en Libye s’est déroulée au moment où des frégates de l’OTAN bombardaient et tuaient des civils à Zaouia et Zoura (ouest de Tripoli) et dans la capitale libyenne, Tripoli.

Le responsable libyen a affirmé que cette interception prouve que la vérité est du côté « de la position sage et courageuse » de son pays, soulignant qu’il est devenu clair pour tout le monde que les groupes armés et les pays qui les soutiennent œuvrent à détruire la Libye et à y provoquer l’effusion de sang.