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Comment la spoliation de l’Afrique a causé le déclin de l’occident

En 22 mois, les pays de l’Union Européenne qui utilisent l’Euro ont fait 17 rencontres au sommet pour sauver la monnaie unique, l’Euro, sans y parvenir. On s’attendrait naturellement que le magot de la longue spoliation de l’Afrique par l’Occident lui permette aujourd’hui de payer ses dettes et de se mettre hors de portée des spéculations boursières. Il n’en est rien.

Il est incontestable que la déportation des Noirs d’Afrique pour aller travailler comme esclavages en Europe et en Amérique a beaucoup aidé pour l’édification de la structure économique de l’occident. Et c’est là le paradoxe.  Parce que c’est aussi cette pratique qui a contribué à miner et fragiliser son envol industriel. Si l’occident s’était développé sans recourir à cette main d’œuvre gratuite elle serait plus forte aujourd’hui. C’est justement cette pratique qui l’a fragilisé, surtout lorsqu’on sait qu’elle n’en avait pas besoin.

Avec ou sans les esclaves venus d’Afrique, les Etats-Unis d’Amérique se seraient développés de la même manière. Avec ou sans esclaves africains, l’Europe se serait développée de la même manière et peut-être même plus. Elle se serait passée du Cacao, du café etc… mais le fait de se passer d’une tablette de chocolat ou d’une tasse de café ne change rien sur le devenir d’une civilisation.

Le père de la science économique moderne, l’Ecossais  Adam Smith écrivait que « l’expérience de tous les temps et de tous les pays s’accorde, pour démontrer que l’ouvrage fait par des mains libres revient définitivement à meilleur compte que celui qui est fait par des esclaves. »

Il disait ainsi qu’au-delà de l’immoralité de l’esclavage, il y trouvait aussi une stupidité économique. En effet, à bien y regarder, on peut dire avec précision que l’esclavage et la colonisation ont fragilisé économiquement l’occident plutôt que le rendre fort ; le recours à une position de rente a faussé les règles de jeu du marché parce qu’il y avait un acteur (l’occident) qui est arrivé déjà avantagé puisqu’il pouvait recourir à une main d’œuvre gratuite.

L’esclavage et la colonisation des Africains a affaibli l’Occident

Imaginez d’avoir dans votre château, 20 employés de maison pour assurer le jardinage, la cuisine, le pressing, la vaisselle, la propreté des locaux, le repassage etc… et tout cela gratuitement, sans que vous payiez le moindre centime. Grâce à ces esclaves, vous aurez un très haut niveau de vie, mais qui au fond n’est qu’artificiel, parce qu’il vient du fait que ces esclaves ne sont pas en mesure de se rebeller et de revendiquer leurs droits, leur paie pour les services qu’ils vous rendent.

Le jour où, ils commenceront à fréquenter les voisins, à communiquer avec d’autres semblables, ils prendront conscience de leur état et lorsqu’ils auront la force et le courage de mettre fin à cet état de subordination, pour maintenir le même niveau de vie, vous serez obligé d’emprunter de l’argent pour payer les esclaves d’hier et le processus de surendettement et donc de faillite est enclenché. C’est la situation de l’Europe aujourd’hui et qui vient en partie aussi d’Afrique, au fur et à mesure que l’Afrique se libère grâce surtout aux immenses investissements des capitaux chinois, qui permettent aux Africains de prendre conscience de l’ampleur des conséquences même mentales de leur esclavage passé et présent qu’ils ont subi.

Il y a eu certes cette longue avance technologique de l’Occident sur toute la planète, avance purement virtuelle ne reposant sur aucun fondement concret solide. Et comme on pouvait s’y attendre, cette position de rente, c’est-à-dire d’avantage non mérité, a poussé leurs bénéficiaires à dormir sur leurs lauriers, convaincus que le monde était immuable, statique. Ils étaient convaincus que l’Asie serait toujours comme ils l’ont défini eux-mêmes, que ce soit la Chine ou l’Inde, un « géant endormi », que l’Afrique resterait pour toujours uniquement un réservoir de matières premières.

Grave erreur de calcul, puisque toutes les autres régions du monde qui ont été victimes de ce marché truqué d’avance par le premier arrivé, ont eu une double rage pour rivaliser en imagination afin de corriger cette distorsion. Et lorsqu’ils y parviennent, ils sont mis sur une rampe de lancement que rien ne semble arrêter.

Et c’est ce qui justifie qu’ils se développent plus vite, sur des bases plus solides que le premier arrivé qui, habitué à ne tenir debout que grâce aux artifices, est balayé très vite au premier vent contraire.  C’est ce qui explique que c’est l’économie occidentale qui a été minée depuis l’origine et pour 400 ans d’une rente qui ayant trop duré lui a fait bâtir sa fortune sur une sorte de sable mouvant. Et au premier vrai vent venu d’Asie en attendant celui qui arrivera d’Amérique du Sud et d’Afrique, c’est tout l’édifice qui est en train de basculer.

Conclusion :

L’esclavage et la colonisation de l’Afrique ont été incontestablement des éléments perturbateurs dans la vision que les occidentaux se font du monde. Ces deux faits graves ont été comme une lentille déformante qui ont privé presque tout l’occident de la  perception réelle d’un monde qui était en train de changer autour d’eux, à leur insu. Pour l’histoire, les pays Européens qui avaient bénéficié du Plan Marshall du président Américain Truman en 1948, consistant en un prêt de 100 milliards de dollars américains, n’ont jamais pu rembourser que 20 milliards, c’est-à-dire 20% seulement.

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com 

www.pougala.org

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

Le Grand bordel de Louis Michel, la double facette de l’Union Europeenne au Togo

Liberté – Louis Michel ! La seule évocation de ce nom fait remonter à la mémoire collective des souvenirs pas trop gais. C’est cet ancien Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, ce Blanc zélateur et démarcheur du pouvoir Rpt qui sort des insanités à chaque fois qu’il doit parler du Togo. Louis Michel, c’est ce fonctionnaire de l’Union européenne qui joue à l’avocat du pouvoir Rpt de Père en Fils, affirme avec une certaine condescendance tout le contraire de la réalité, peint le Togo comme une démocratie, défend les gouvernants auprès de Bruxelles, moyennant bien sûr… Les Togolais savaient donc à quoi s’en tenir avec sa présence annoncée dans le cadre de la 22e session parlementaire paritaire ACP/UE à Lomé. Mais quant à le voir descendre aussi bas et défendre l’indéfendable, sur un sujet aussi clair et sensible que la décision de la Cour de justice de la Cédéao et le procès Kpatcha Gnassingbé, pour un « Blanc », on ne s’y attendait pas.

Les gaucheries de « Fo Michou »

« Moi ce qui m’étonne dans ce sujet, et là je ne vais pas prendre la défense de personne en disant cela, c’est que dans le fond on rejette la responsabilité de cette situation sur soit le président, soit la majorité parlementaire. Vous m’excuserez, mais si je ne m’abuse, ces neuf députés ont eu un problème avec leur parti avec lequel ils ont été élus. Ils ont été élus sur des listes Ufc. A un moment donné, ils ont fait dissidence. L’Ufc a fait valoir des lettres de démission qu’ils avaient signées préalablement », a dardé Louis Michel, le Coprésident de l’Assemblée parlementaire, relativement à la décision de la Cour de Justice de la Cédéao dans l’affaire d’exclusion des neuf députés ANC réhabilités le 7 octobre dernier et à la polémique sur leur retour ou non à l’Assemblée nationale, avant de lâcher : «  Qu’a dit la CEDEAO ? Ils devraient être indemnisés. Elle n’a rien dit d’autre. Elle n’a pas par exemple dit qu’ils devraient être réintégrés…La Cour de justice de la CEDEAO n’a jamais exigé la réintégration des députés, elle a seulement demandé de leur payer la somme de trois (3) millions F CFA ».

Ce disque, les Togolais l’entendent depuis un mois et demi des suppôts et autres caisses de résonance du pouvoir Rpt. Mais venant de la part d’un ressortissant d’un pays où la culture démocratique est une réalité et qui pourrait se compter parmi les démocraties traditionnelles d’Europe, d’un Blanc (sic), généralement admis par les « nègres » comme intelligent, sage et surtout « civilisé », il faut avouer que cela laisse pantois. A raison, quand on sait que la décision de la Cour communautaire ne souffre d’aucune ambiguïté. L’Etat togolais a été condamné à « réparer la violation des droits de l’Homme des requérants et à payer à chacun la somme de trois millions (3 000 000) FCFA à titre de dommage et intérêt », après que la Cour a égrainé les dispositions juridiques violées dans ce dossier. On dirait que Louis Michel n’a pas lu l’arrêt. Bien avant la Cour de Justice de la Cédéao, c’est l’Union interparlementaire (Uip) qui, cinq (05) mois plus tôt, statuant sur cette affaire avait démontré que les neuf députés concernés n’ont jamais démissionné de leur propre chef comme cela se doit, mais ont été plutôt démissionnés, et enjoint à l’Etat togolais de les réintégrer à l’Assemblée nationale. C’est vraiment triste que l’ancien Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire et aujourd’hui Eurodéputé, donc censé prôner les valeurs défendues par l’institution (démocratie, Etat de droit, bonne gouvernance, respect des droits de l’Homme) s’illustre aussi tristement. « Cette sortie de Louis Michel nous donne la preuve ultime que les Blancs ne sont pas aussi vertueux que ça… J’imagine un peu la calamité que serait ce monsieur s’il était noir. Ce serait un véritable danger public ! », glose un compatriote.

Comme s’il n’a pas assez suscité la polémique, le Belge s’aventurera aussi sur le terrain du procès Kpatcha Gnassingbé, arguant que « la justice a suivi son cours et qu’elle n’avait pas tenu compte de l’identité particulière de l’accusé ». En clair, Louis Michel est content que le député ait été jugé sans levée de son immunité parlementaire. Un véritable scandale, pour qui connaît les conditions d’arrestation et de détention de Kpatcha et les siens, les nombreux vices de procédures et violations qui ont caractérisé le procès. Et c’est à raison que les organisations de défense des droits de l’Homme soient indignées, et elles l’ont signifié à travers une déclaration datée du mardi 22 novembre. Les ODDH « prennent l’opinion nationale et internationale à témoin et feront endosser au député européen Louis Michel toutes les conséquences liées à une telle déclaration ». Et justement ces propos auront pour effet de renforcer dans sa position de force, le pouvoir togolais qui n’a d’ailleurs aucune intention de réintégrer ces députés.

Le double visage de l’UE

Que penser au juste de l’institution européenne qui se pose en civilisatrice au Togo mais dont les représentants au même moment cautionnent de façon aussi ostentatoire des forfaitures ? C’est aujourd’hui la grosse énigme à laquelle sont confrontés les Togolais. D’autant plus que la délégation de l’Union européenne au Togo a semblé prendre la voie de la raison.

On se rappelle que dans le cadre des rencontres périodiques instituées par l’accord de partenariat économique de Cotonou, des diplomates européens conduits par Patrick Spirlet ont échangé le vendredi 14 octobre dernier avec une délégation du gouvernement au ministère des Affaires étrangères. Au menu des discussions, les prochaines élections législatives et locales de 2012 et la situation des droits de l’homme au Togo, mais aussi des sujets d’actualité dont les audiences de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (Cvjr), les allégations de torture à l’Agence nationale de renseignement (Anr), le passage du Togo à l’Examen périodique universel devant le Conseil des droits de l’Homme, le dialogue au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (Cpdc), les réformes institutionnelles et constitutionnelles et, chose inattendue, la décision de la Cour de Justice de la Cédéao. « Nous avons souligné l’importance des décisions de la Cour de justice de la CEDEAO et l’importance de les respecter, de prendre des initiatives dans ce sens pour justement favoriser cet apaisement », avait déclaré le chef de la Délégation de l’UE au Togo, estimant que le Togo est « à un moment crucial », et « un certain nombre d’événements récents méritent attention ». En clair, les diplomates européens demandaient à l’Etat togolais – à moins que nous soyons trop vite allés en besogne – de réintégrer les neuf députés abusivement exclus de l’Assemblée nationale, la réparation logique, puis payer les trois millions FCFA comme exigé par la Cour de la Cédéao. Et ce n’est d’ailleurs que le bon sens. Mais comment comprendre que les diplomates européens accrédités au Togo aient opté pour une position aussi conciliante et qu’au même moment l’un des porte-voix de l’Union Européenne, ancien Commissaire au développement et à l’action humanitaire, aujourd’hui Eurodéputé et Coprésident de l’Assemblée paritaire ACP/UE vienne prendre le contre-pied parfait de cette position?

Mais, où sont passées les bonnes vertus ?

Depuis lundi sont organisées, en marge de la 22e session parlementaire paritaire ACP/UE, des journées portes ouvertes sur la coopération Union Européenne-Togo, où sont exposés les fruits de ce partenariat. Il s’agit en réalité de célébrer cette coopération et de louer ses bienfaits. A l’occasion, l’institution européenne est peinte comme cette mère nourricière, qui ne veut que du bien des Togolais. « L’Union Européenne apporte au Togo une aide multidimensionnelle en vue de stimuler la croissance économique nécessaire à la réduction de la pauvreté et au développement durable », déclamait la ministre chargée de la Planification, du développement et de l’aménagement du territoire Dédé Ahoéfa Ekoué au lancement officiel. « Union Européenne yééé ! Hoyééé !!! », scandaient les groupes folkloriques déployés sur le site lors de la visite par le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire Andris Piebalgs, du chantier de construction de l’exutoire du lac ouest financé par l’UE.

L’Union européenne, c’est encore elle qui finance des programmes de renforcement de la démocratie, de modernisation de la Justice, de respect des droits de l’Homme, des œuvres inscrites au registre de la mission « civilisatrice » dont elle s’est investie. Il y a donc de quoi l’aduler pour ces actions. Mais les Togolais ont de plus en plus de la peine à croire à cette mission mise en avant depuis longtemps et à la sincérité de cette Union Européenne tant vantée au Togo. D’autant plus que Louis Michel n’est pas à son coup d’essai, c’est un récidiviste notoire ; mais jamais nous n’avons eu échos de quelque réprimande que ce soit de Bruxelles à son encontre, ce qui sonne comme de l’hypocrisie de la part de l’institution européenne. Et ses propos sur l’affaire des députés ANC auront malheureusement pour effets de renforcer le pouvoir en place dans sa position, celle de ne pas les réintégrer à l’Assemblée nationale. Ils sont de plus en plus loin, ces temps où l’UE était intransigeante et jouait au père fouettard à une violation majeure des droits de l’Homme, prenant immédiatement des sanctions. Mais aujourd’hui, ce sont ses fonctionnaires de premier plan mêmes qui adoubent ouvertement les violateurs, pour des bakchichs. Les bonnes mœurs qui caractérisaient l’homme blanc ont donc détalé. Et c’est bien dommage.

Sommet du G8 : Trois chefs d’État africains en « invités exceptionnels »

Les présidents de la Côte d’Ivoire, du Niger et de la Guinée, récemment élus, seront à Deauville (France) les 26 et 27 mai en leur qualité « d’invités exceptionnels » du G8.

Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Alpha Condé (Guinée) et Mahamadou Issoufou (Niger) seront les  » invités exceptionnels  » de la présidence française du G8. Un évènement qui a son importance puisqu’il s’agit de leur première participation à un tel sommet depuis leur élection.

Les trois chefs d’État africains auront un programme chargé : outre la négociation de partenariats avec les pays du G8, ils retrouveront d’autres dirigeants africains à l’origine de la création du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Un accord qui comprend déjà l’Algérie, l’Égypte, l’Éthiopie, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

La deuxième journée du sommet sera consacrée à un hommage  » des pays du G8 aux démocraties émergentes, dans le monde arabe comme en Afrique « , a précisé la présidence française qui s’est félicitée du fait qu’ils aient réussi  » à négocier ensemble entre pays africains et pays du G8 la déclaration  » qui sera publiée à l’issue de la rencontre.

Dirigeants africains et occidentaux évoqueront aussi les crises les plus graves du continent, dont celle du Soudan, de la Somalie et du Zimbabwe.

 « Parcours démocratiques exemplaires »

Alassane Ouattara, Alpha Condé et Mahamadou Issoufou, arrivés au pouvoir dans des circonstances délicates voire douloureuses, dirigent désormais des pays  » aux parcours démocratiques exemplaires « , a jugé la présidence française.

Le premier n’a pu accéder à la présidence de la Côte d’Ivoire que grâce au soutien militaire décisif de la France et de l’ONU, qui a abouti à l’arrestation de son prédécesseur Laurent Gbagbo, le 11 avril à Abidjan. Son pays a vécu une crise postélectorale aux allures de guerre civile depuis novembre, Laurent Gbagbo refusant de céder sa place à son successeur qui avait gagné les élections présidentielles.

En Guinée voisine, marquée par cinquante ans de dictatures civiles et militaires, Alpha Condé est le premier président élu démocratiquement après des élections marquées par des violences politico-ethniques. Son adversaire qui avait reconnu sa défaite, dénonce aujourd’hui une dérive autoritaire du pouvoir de Condé.

Adjinakou

Libye : l’Union européenne prend ses quartiers à Benghazi

La Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, s’est rendue à Benghazi pour apporter son soutien aux rebelles libyens et pour inaugurer une représentation européenne sur place.

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La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a promis dimanche 22 mai aux rebelles libyens que les 27 les soutiendraient aussi longtemps que souhaité, lors d’une visite à Benghazi, dans l’Est de la Libye, où elle devait inaugurer une représentation de l’UE.

« Nous voulons soutenir (la rébellion) pas seulement maintenant, mais aussi longtemps que le peuple de Libye souhaitera que nous soyons là », a déclaré Mme Ashton lors d’une conférence de presse commune avec le président du Conseil national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion, Moustapha Abdeljalil.

La Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères est la plus importante dignitaire étrangère à se rendre à Benghazi depuis que cette ville est devenue la « capitale » de la rébellion libyenne lancée il y a plus de trois mois.

Avant elle, les rebelles avaient reçu la visite du ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, et du sénateur américain John McCain. Une délégation de chefs d’Etat africains s’est aussi rendue le 12 avril à Benghazi dans le cadre d’une mission de médiation de l’Union africaine (UA).

« Je suis très fière, au nom des 27 pays de l’Union européenne, d’être ici aujourd’hui pour offrir notre soutien », a déclaré Mme Ashton après un entretien avec M. Abdeljalil.

Soutien croissant

L’Union européenne, qui devait inaugurer dans l’après-midi un bureau de représentation à Benghazi, souhaite aider les Libyens dans les secteurs « des réformes sécuritaires, de l’économie, de la santé, de l’éducation, et bien sûr de la société civile », a souligné Mme Ashton.
M. Abdeljalil a salué pour sa part le « soutien croissant » des Européens depuis le début de l’insurrection. « Nous souhaitons le soutien de l’Union européenne pour sécuriser notre frontière sud », a-t-il ajouté.

Dès son arrivée à Benghazi, Mme Ashton s’est rendue sur la place centrale, sur le front de mer, épicentre de la contestation contre le régime du colonel Mouammar Kaddafi, où elle a été acclamée.

« J’ai vu la vision (des rebelles) sur des affiches sur la route de l’aéroport : ‘We have a dream’ (nous avons un rêve) », a raconté Mme Ashton.

La présence d’une représentation européenne dans la « capitale » rebelle ne signifie toutefois pas que Bruxelles reconnaît le CNT comme unique interlocuteur légitime en Libye. Si le Parlement européen plaide depuis longtemps en ce sens, seuls la France, le Qatar, l’Italie, la Gambie et le Royaume-Uni l’ont fait.

Cela représente néanmoins une victoire de plus pour les opposants au régime du colonel Mouammar Kaddafi, qui multiplient les initiatives diplomatiques pour asseoir leur légitimité internationale.
Le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril, a ainsi été reçu la semaine dernière à Washington et Paris. Et Moscou a annoncé samedi qu’un représentant du CNT rencontrerait lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Un centre de commandement bombardé à Tripoli

Dans le même temps, l’Otan a poursuivi ses raids contre les forces militaires du régime de M. Kaddafi. Dimanche, l’Alliance atlantique a annoncé avoir touché la veille un centre de commandement à Tripoli et un autre près de la capitale, un bateau à Syrte et deux véhicules militaires près de Zenten (ouest).

Un responsable libyen a pour sa part indiqué que les bombardements menés par l’Otan dans la nuit de samedi à dimanche avaient visé le port de Tripoli et la résidence du colonel Kaddafi, près du centre de la capitale.

Depuis vendredi, au moins neuf navires libyens ont été détruits par la coalition internationale, qui a accusé les pro-Kaddafi d’utiliser ces bateaux pour attaquer des civils.

Le régime a en revanche dénoncé un « siège maritime », assurant que l’Otan interdisant à tous ses bateaux de naviguer depuis le 25 mars.

En cherchant à couper les chaînes de ravitaillement des forces pro-Kaddafi, l’Otan a aussi provoqué depuis plusieurs semaines une pénurie de carburant qui crée des tensions dans l’ouest du pays, majoritairement contrôlé par le régime.

Samedi, un bus officiel transportant trois journalistes étrangers a été pris à partie par une foule en colère à l’entrée de la ville de Zouara, à 100 km à l’ouest de Tripoli, quand une journaliste de télévision chinoise a sorti une caméra pour filmer une longue file d’attente devant une station service.

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Source : Jeune Afrique

Ils veulent bruler le pays

M. Hervé BESANCENOT, ambassadeur de la France près le Bénin

Mme Françoise COLLET, Chef de la délégation de la commission de l’union européenne

Mme Nardos BEKELE-THOMAS

Mme Nardos BEKELE-THOMAS, Représentant Résident du PNUD

L’ Union Européenne et le PNUD veulent déstabiliser le Bénin, c’est la conclusion qu’on peut tirer de leurs agitations et agissements et surtout des derniers actes posés par ces institutions dans notre pays.

La liste électorale permanente informatisée (LEPI) est un instrument majeur de transparence qui crédibilise les consultations électorales ; raison pour laquelle, son projet de réalisation a été introduit au parlement par le gouvernement du général Mathieu KEREKOU en Octobre 2004.

Pour un si important outil de transparence et de rationalisation des dépenses électorales, toutes les parties de la société civile et de la classe politique doivent être présentes et s’entendre afin que le résultat final qui est la liste électorale permanente informatisée ne soit remis en question.

Depuis Août 2008 que le gouvernement de Boni YAYI a décidé de doter le pays de cet important outil, il fait cavalier seul ; ne voulant même pas s’arrêter un instant pour écouter les plaidoyers des uns et des autres.

Son langage est clair et radical : il faut continuer coûte que coûte.

Alors que de nombreux goulots d’étranglement se font voir dans cette marche forcée à la LEPI et que les acteurs politiques ne s’accordent pas sur le minimum, les partenaires au développement du Bénin avec à leur tête l’Union Européenne et le PNUD, soutiennent le gouvernement dans sa démarche unilatérale et lui donnent même les moyens pour vite atteindre son objectif. Cette attitude des partenaires au développement qui, ne favorise guère l’installation d’un climat d’apaisement et de paix doit être décriée, décriée et décriée pour qu’à l’heure du bilan, chacun puisse être situé sur ces responsabilités et mis devant ces actes.

Ces partenaires au développement comme à leur habitude attisent les foyers de tension sur le continent depuis les années 1960 pour revenir plus tard se présenter comme les sauveteurs.

Les deux premières phases de la réalisation de cette liste ont toutes été sujettes à problème et pourtant, les critiques n’ont pas fait arrêter la Commission politique de supervision (CPS), organe de réalisation de cette liste.

De graves dysfonctionnements ont été constatés et relayés et pourtant ; les agents qui devraient être recrutés par la MIRENA conformément aux textes ont plutôt été recrutés par la CPS et leur qualité de même que la qualité de leur travail laisse à désirer.

La troisième et dernière phase de ce processus de réalisation s’est déroulée dans l’Ouémé-Plateau dans des conditions qui rappellent celles dans lesquelles les deux premières ont été réalisées.

On retient de façon générale qu’en pleine crue, la CPS avec l’appui de l’Union européenne et du PNUD ont décidé de conclure l’élaboration de la liste dans l’Ouémé-Plateau, une zone sinistrée où les populations sont plus préoccupées par le problème de subsistance que celui d’aller passer des heures et des heures sur les sites d’enregistrement pour inscrire leur nom sur une liste dont elles ne savent pas la finalité.

Les équipes déployées par la CPS ne sont parvenues qu’à enregistrer pour, les équipes les plus tenaces qu’une cinquantaine de personnes par jour.

A cela, s’ajoute l’in opérationnalité des kits, des empruntes de huit (08) doigts sur dix (10) éliminés chez certains, l’incompétence de certains opérateurs kit et tout cela entraîne la lenteur dans le traitement des données.

La crédibilité de cette LEPI est contestable et elle doit être contestée.

Pourquoi le gouvernement s’efforce de réaliser sans consensus cette LEPI ?

Pourquoi l’Union européenne veut contribuer à la mise en place d’une LEPI dans le cafouillage et contre la volonté du peuple béninois ?

Qu’es-ce que cela couterait à BAKO de s’arrêter et d’écouter les plaintes des uns et des autres, les associer puis reprendre ensemble le processus ?

Si le Bénin a pu sortir haut de toutes les échéances depuis 1990 ce n’est pas à cause de la LEPI mais simplement à cause du consensus autour duquel les acteurs politiques se sont toujours rassemblés et sur lequel ils se sont toujours entendus.

Pourquoi Boni YAYI s’évertue t’il à détruire tout ce qui a fait du Bénin un pays de paix ?

Le peuple béninois doit rester éveillé et prêt à questionner l’histoire.

La France avec tous ces pays de l’Union européenne sont à la base de tous les conflits en Afrique.

Cette attitude jusqu’au boutisse et du « chien aboie, la caravane passe » de l’Union européenne entretemps épaulée par le PNUD est très suspecte et très révoltante pour qui connaît le mode de fonctionnement de ces institutions.

Une LEPI forcée pour 2011 sera incontestablement source de problèmes.

Peut-être, sont-ils fatigués de voir que le Bénin soit un pays de paix et de quiétude ?

Ils aimeraient qu’on soit en guerre, qu’il y règne le chaos et qu’ils viennent nous proposer la solution de Marcoussis.

Le peuple béninois ne peut accepter que des gens depuis l’extérieur viennent s’ingérer dans son processus électoral en lui imposant une liste entachée d’irrégularités, de fraude et donc une liste bâclée.

L’appel est lancé à tout le peuple pour qu’il garde un œil vigilant et très vigilant sur ces personnalités et ces institutions parce que quand les troubles commencent, ils sont les premiers à prendre l’avion et après, demandent à leurs ressortissants de quitter le pays, laissant les autochtones s’entretuer et s’entredéchirer.

Tous les hommes épris de paix doivent se lever pour dire :

STOP A CES INSTITUTIONS !

NON A L’INGERENCE DANS NOS AFFAIRES !

LAISSEZ LE PEUPLE BENINOIS SUIVRE SA VOIE

aymard