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BENIN : Déclaration de constitution du Groupe Parlementaire PRD / UNION FAIT LA NATION

Le Groupe parlementaire PRD/ Union fait la Nation a vu le jour, sa présidence est assurée par l’Honorable Augustin Ahouanvoébla ; Atao Mohamed Hinouho en est le vice-Président. Les membres de ce nouveau groupe parlementaire sont les députés du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) de Me Adrien Houngbedji. Ils quittent ainsi le grand groupe « Union fait la Nation » pour faire bande à part. Le groupe revendique toujours son appartenance à l’Union fait la Nation.

DECLARATION DE CONSTITUTION DU GROUPE PARLEMENTAIRE PRD/UNION FAIT LA NATION

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Chers collègues,

Depuis la Conférence Nationale des forces vives de la Nation, notre peuple a affirmé solennellement sa détermination à créer un état de droit et de démocratie pluraliste dans lequel les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques, la dignité de la personne humaine et la justice sont garantis, protégés et promus. Pour y parvenir, plusieurs institutions ont été prévues dont l’Assemblée Nationale. Celle –ci a pour mission de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement.

En dépit des légitimes contestations qui ont caractérisé la préparation et l’organisation des dernières élections présidentielles et législatives, les Béninois continuent d’exprimer avec insistance leur désir de voir le Bénin accéder au progrès et au mieux-être dans un environnement de paix. Le peuple tout entier aspire à voir ses élus au Parlement se consacrer davantage aux questions liées à son développement. Le peuple souhaite voir le Parlement exercer ses attributions de contre-pouvoir conformément au texte et à l’esprit de la Constitution du 10 décembre 1991, en vue de la satisfaction de ses aspirations.

Réaffirmant sa totale appartenance à l’Union fait la Nation, le Parti du Renouveau Démocratique(PRD) s’engage aux côtés des différentes entités constitutives de l’Union fait la Nation, en faveur de la paix et du développement ; il adresse ses félicitations au groupe parlementaire UN et à son Président pour leur ardeur et leur dévouement à soutenir les points de vue du groupe.

Cependant soucieux d’une meilleure implication et d’une plus grande efficacité dans l’accomplissement de la mission qu’ils ont reçue du peuple, les députés signataires de la présente déclaration ont formé un groupe parlementaire dénommé « PRD-UNION FAIT LA NATION «.

Le groupe parlementaire PRD/UNION FAIT LA NATION composé des députés dont la liste est annexée, a pour :

– Président l’Honorable Augustin AHOUANVOEBLA

-Vice-président l’Honorable Atao HINOUHO

 Vive la démocratie

Vive le Bénin

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Au sujet du livre blanc sur l’Union fait la Nation, la réaction des Béninois du CANADA

Au sujet du livre blanc sur l’Union fait la Nation, la réaction des Béninois du CANADA.

Une association regroupant des Béninois résidant au Canada, a pris connaissance via le net du livre blanc publié sur l’Union fait la Nation par deux groupes de retraités, dénommés Comité des Cadres et Personnes Ressources –CCRPR- et Groupe de Réflexion d’Initiatives et d’Actions –GRIA-) et publie comme suit, son analyse y afférent.

1- Des tractations entre la Renaissance du Bénin, l’Exécutif et la Majorité Présidentielle

Le Bénin en cette année 2011, a vécu deux élections : présidentielle et législatives. S’agissant de la présidentielle, cette élection tenue dans une grande crispation et de fortes tensions sociales, a été contestée par une partie des acteurs politiques. De toute évidence, le pays en est sorti divisé.

En ce qui concerne les élections législatives, les résultats, dans tous les camps, n’ont pas été à la hauteur des attentes : 30 députés pour l’Union fait la Nation, contre 41 pour les FCBE qui elles non plus, n’ont pas obtenu pour le Chef de l’Etat, la majorité qualifiée qu’il souhaitait ; et il était aisé de constater une désaffection de plus en plus grande des populations (préoccupées par la satisfaction de leurs besoins vitaux, la sécurité et la paix) pour la chose politique.

C’est dans ce contexte que le Chef de l’Etat, à l’occasion de son adresse du 13 mai 2011 à la nation, a prôné l’ouverture. Il a clairement affiché sa volonté de mener des réformes dans le dialogue et la compréhension mutuelle pour trouver des solutions aux divergences politiques et à la misère des populations. En somme, une politique de la main tendue à travers laquelle le Président de la République appelle chacun à mettre les intérêts de la nation au dessus des intérêts partisans. Cette posture qu’a adoptée enfin le Chef de l’Etat est celle que le G4 (RB, PRD, PSD, MADEP) avait déjà souhaitée le 12 mars 2008, à l’occasion de sa mise sur les fonds baptismaux, au Palais des Sports de Kouhounou où ses partis membres, avaient dénoncé les dérives du pouvoir. Dans une déclaration commune, la RB, le PRD, le PSD, le MADEP avaient dénoncé les entraves à la démocratie, à la bonne gouvernance et aux libertés fondamentales. On lit bien le lien entre la nouvelle vision du Chef de l’Etat et celle du G4 (devenu aujourd’hui l’Union fait la Nation – UN -).

Quel mal y a t-il alors que la RB accepte clairement (les discours le témoignent) l’ouverture initiée par le Chef de l’Etat ? Quel mal y a-t-il que le Président Léhady SOGLO fasse nommer Ministre, Monsieur Blaise AHANHANZO-GLELE, et fasse élire deuxième Vice-président à l’Assemblée Nationale, Monsieur Boniface YEHOUETOME et Président de commission, Monsieur Epiphane QUENUM ? Vu que Léhady SOGLO, à sa sortie d’audience le 18 juin 2011 avec le Chef de l’Etat a dit qu’à la RB, ils entendent être « des partenaires fidèles, loyaux et exigeants en ce qui concerne la consolidation de la démocratie, le respect des libertés fondamentales, la justice sociale et la bonne gouvernance » ?

N’est-ce pas l’idéal à la lecture de cette adresse de BARACK OBAMA aux Républicains ? « Le pays avant le parti. On joue dans la même équipe, surtout quand les temps sont durs… ».

L’UN toute entière, avait alors la responsabilité historique et dans une démarche concertée, d’ouvrir avec le Président de la République, le débat sur la main tendue de celui-ci. Cela est préférable aux jeux de coulisses entrepris isolément, mais, vainement, par le PSD et le PRD avec comme preuve, l’extrait ci-après du communiqué de maître Adrien HOUNGBEDJI en date du 31 mai 2011, dans lequel, il a avoué « s’en être remis au premier responsable de l’Union fait la Nation pour agir au nom de l’alliance, dans le cadre de la politique de la main tendue annoncée par le Président YAYI Boni », alors que les statuts de l’Union prévoient que la Conférence des Présidents soit saisie en de pareilles circonstances.

Ainsi, le CCRPR et le GRIA ont pris parti, contrairement à leur engagement d’impartialité, dans l’introduction du livre blanc, en ne désavouant pas cet acte de trahison posé par le PRD et le PSD; pourtant la Présidence de la République par la voix de Alexandre HOUNTONDJI, alors chargé de mission aux affaires politiques du Chef de l’Etat, en a donné confirmation le 03 juillet 2011 sur la chaîne de télévision béninoise Canal 3 : « Avant que la RB ne vienne, beaucoup d’autres partis de l’opposition, de l’Union fait la Nation, ont frappé à la porte ».

Le journal des faits de traîtrise exposé le 16 juin 2011 en conférence de presse par les structures décentralisées de la RB est également éloquent. «… savez-vous que contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, des composantes de l’Union fait la Nation négociaient activement et en sous-main, sans concertation préalable avec la conférence des Présidents, leur participation au pouvoir ?

Un député du PRD, connu pour sa verve et sa passion pour le football, a intensément négocié, en vain, avec la majorité présidentielle, le poste de questeur.

Et que dire de l’éminent responsable, député et ancien ministre du PSD qui a obtenu, je dis bien qui a obtenu, le quitus du bureau politique de son parti pour négocier, hélas ! Lui aussi sans succès, une entrée au gouvernement ?

Si ces tractations clandestines dont la RB a souvent été victime avaient été concluantes, mettrait-on à l’index, le PRD et le PSD ? Ou les passerait-on devant le “tribunal de l’Union“ pour faute contre l’honneur et la probité ? »

Quid du MADEP qui dans la confusion totale, a eu deux membres au gouvernement de YAYI I ?

Au regard de tout cela, ce pan de la déclaration des structures décentralisées de la RB prend toute sa logique et son sens : « qui est le traitre ?

En tout cas, pas le Président Léhady Vinagnon SOGLO qui a réconcilié les présidents Adrien HOUNGBEDJI et Nicéphore SOGLO à l’occasion du 75ème anniversaire de naissance de celui-ci.

Par ailleurs, lorsque des responsables de la Renaissance du Bénin, non contents des agissements de certains leaders de l’Union fait la Nation, avaient décidé, quelques mois avant les dernières élections, de rejoindre la majorité présidentielle, c’était encore le Président Léhady Vinagnon SOGLO qui avait travaillé à les fidéliser aux idéaux de l’Union fait la Nation.

Et nous ne vous rappelons pas que le Président Léhady Vinagnon SOGLO s’est sacrifié au profit de Maître Adrien HOUNGBEDJI, en ne se portant pas candidat à l’élection présidentielle de 2011, malgré les multiples appels, les pressions et les supplications pour l’y contraindre.

Ce soutien franc, massif et loyal de la Renaissance du Bénin à la candidature de Maître Adrien HOUNGBEDJI, lui a permis pour la première fois, d’arriver très largement en tête dans les départements du Littoral et du Zou, fiefs de notre parti, lors de la dernière élection présidentielle. Et alors de quelle trahison parle-t-on ?

De la même façon, nous n’avons pas trahi l’Union fait la Nation car nous sommes allés aux élections législatives sous la bannière de ce regroupement politique. », contrairement par exemple au RDL Vivotin (un parti membre de l’UN) qui pourtant, n’a pas subit les foudres des comités AHOYO.

Le livre blanc, au lieu de faire une fixation sur le cas RB, devrait plutôt se pencher alors sur sa connaissance des ombres et lumières de l’UN dans son ensemble.

2- Les réalités de l’UN

Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. La formule sacrosainte a été bien trouvée par les partis membres de l’UN pour faire table rase du passé où sur le plan politique et des intérêts partisans, ils ne s’accordaient pas. Mais loin de ces divergences du passé, il a été instauré au sein de l’UN, une guerre politique fratricide entre partis (en témoignent les bisbilles entre partis à l’installation des Unions Communales Provisoires), une chasse inopportune sur les terres du partenaire, une mauvaise répartition à dessein, des rôles. Inutile d’évoquer les déclarations aujourd’hui compréhensibles de Epiphane QUENUM et de Blaise AHANHANZO GLELE, deux personnalités dont la direction de leur parti, la RB, a réussi à calmer les réserves contre l’UN.

Autres maux dont a souffert l’UN, la marginalisation et les tentatives de débauchage à l’interne. Le comble, le refus obstiné des partis membres de l’UN de signer le procès-verbal de la désignation du candidat unique au motif que ce document pré positionnait déjà le candidat de la RB comme porte-flambeau de l’UN en 2016. Pourtant, contre mauvaise fortune, Léhady SOGLO a fait bon cœur comme l’a souligné Charlemagne KEKOU AKAN dans son ouvrage Amours et désamours politiques : « suivant une méthode consensuelle axée sur trois critères liés au parcours politique, à la contribution aux activités de l’Union et à l’audience électorale du parti de chacun des candidats à la candidature, Adrien HOUNGBEDJI sort premier; Léhady SOGLO arrive en deuxième position, suivi de Sévérin ADJOVI, 3e candidat. Léhady SOGLO voit ainsi la concrétisation de son projet politique lui échapper, du moins pour l’élection présidentielle de 2011. Le résultat pouvait ne pas être du goût des nombreux militants de la Renaissance du Bénin (RB) longtemps restés dans l’opposition, qui rêvaient de reprendre le pouvoir à partir d’avril 2011. Cependant, le candidat de la Renaissance du Bénin accepte le verdict du groupe ».

Seule récompense pour le Président de la RB, cette phrase de maître Adrien HOUNGBEDJI après sa désignation comme candidat unique « Je voudrais tout particulièrement remercier mon frère, le Président Léhady Vinagnon SOGLO. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Mon frère, le président Léhady V. SOGLO, s’est montré … un homme de perspectives, un homme de construction, dans, je dirai, la foulée de son père. C’est un homme de vision. Je voudrais dire ici, très haut et très fort que l’Union lui doit beaucoup, aussi bien à sa naissance que dans le dénouement de ce jour. Merci infiniment, merci de tout cœur. »

Mais que le doyen Jean Roger AHOYO, à la tête de ses équipes de soutien à Adrien HOUNGBEDJI, veuillent dans leur livre blanc, enlever ce mérite à Léhady SOGLO, cela ne surprend guère. Trois raisons l’expliquent : la première est liée à l’inconstance et l’inconséquence de Jean Roger AHOYO, qui en même temps qu’il a désapprouvé la nouvelle orientation de la RB, n’en a pas moins adressé, d’après son propre entourage, une lettre de félicitation au Ministre Blaise AHANHANZO-GLELE pour sa nomination et par la même occasion, lui demander des services (aménagement de la concession AHOYO à Abomey, pavage de la rue menant à la villa AHOYO, bienveillance sur des protégés au Ministère de l’Environnement…).

La deuxième raison, aucun acte des SOGLO n’a de grâce aux yeux de Jean Roger AHOYO qui, après avoir été Directeur Général du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Orientation Nationale (MISON), connu de sinistre mémoire, pour sa célébrité en matière de répression, sous la dictature du PRPB (Parti de la Révolution Populaire du Bénin) a pourtant été choisi par le Président SOGLO, pour être successivement son Directeur de Cabinet, et son Ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme.

La troisième raison peut se lire dans les positions de Jean Roger AHOYO face aux candidatures aux élections présidentielles de 2011 et de 2016. En effet, dans l’une des opinions publiée en juin 2009 par Jean Roger AHOYO, il est écrit : « Notre ami, A. Bio TCHANE, qui ne manque pas d’étoffe, peut certainement se présenter en 2011, comme tout semble l’indiquer qu’il le fera ; et ce n’est pas nécessairement en son temps que l’effet boomerang annoncé se produira. Il doit même se présenter pour donner une leçon au Président actuel, qui en se portant candidat, a créé un précédent (voire une jurisprudence !) et lui a balisé la voie. Surtout à cause de ces démarches frénétiques et incohérentes auprès de ses collègues présidents, ses voisins de l’UEMOA, pour essayer désespérément d’empêcher Mr A.Bio TCHANE de faire le même parcours que lui. Cette candidature aura, par ailleurs l’avantage de constituer un premier tour de piste pour se faire encore mieux connaître. Mais le meilleur schéma dont je rêve pour lui, c’est qu’il accède à la magistrature suprême de notre pays en 2016, après une transition de cinq ans par un compatriote du Sud. Et ce compatriote, sans aucun doute, ne peut être que Maître Adrien HOUNGBEDJI. »

L’agenda de Jean Roger AHOYO était clair : écarter Léhady SOGLO et mettre en veilleuse ses ambitions politiques.

3- Des résultats de l’UN à l’élection présidentielle de 2011

C’est un fait que la réalisation de la LEPI, telle qu’elle a été faite, a été le facteur déterminant de l’échec de l’UN au scrutin du 13 mars 2011. Et en cela, l’UN a elle-même commis une série d’erreurs fatales : sortie de ses députés de la CPS LEPI, tergiversations quant à la participation de la population au recensement etc.…

Mais il n’y a pas eu que cela. On peut se demander aujourd’hui quelle utilisation a été faite du document de stratégie élaboré par le comité d’experts dirigé par Léhady SOGLO, et qui a proposé la structuration de la campagne électorale de l’UN. Ensuite, on peut faire le constat désolant que plusieurs pôles de décision ont été créés : la Direction Nationale de Campagne que le candidat n’a jamais finalement installée officiellement était concurrencée par l’équipe de proximité du candidat, la coordination de l’Union fait la Nation et la Cellule de Communication qui elle, non seulement était décriée des hommes des médias et des premiers soutiens de Adrien HOUNGBEDJI, mais n’est pas parvenue à mettre sur pied une stratégie de communication.

L’UN, devenue véritable machine à perdre en l’état, malgré les personnalités aussi talentueuses que marquées qui la composaient, donnaient conséquemment des signes d’essoufflement. Sa campagne électorale fut des plus maussades. A part les bons scores du candidat dans les départements du Littoral, du Zou et de l’Ouémé, l’Union fait la Nation a presque fait piètre figure dans les autres départements.

Tout cela a fait les affaires du candidat BONI YAYI -qui n’a pas eu besoin de passer par l’étape du second tour -pendant qu’à l’UN, on pensait virtuellement avoir gagné le match par addition des scores traditionnels des partis membres du regroupement, ignorant qu’une barque n’est jamais assez grande pour chavirer. Et là, on comprend bien la clairvoyance politique de Léhady SOGLO quand il déclarait sur la chaîne de télévision Vox Africa, au lendemain de l’investiture du Président YAYI BONI que « le vin est tiré, il faut le boire même si ce vin est amer. Pour nous aujourd’hui, le Président élu devra tout faire, tout mettre en œuvre pour réconcilier notre pays, parce qu’il est profondément divisé et je salue donc sa volonté de tendre la main, d’ouvrir les perspectives, mais je souhaite que ça ne soit pas simplement qu’une posture, il faut des actes concrets ».

Dans ce contexte, le doyen Jean Roger AHOYO et son groupe, au lieu de mettre de l’huile sur le feu ou de souffler sur la braise avec leur livre blanc, rendrait un fier service aux militants de l’UN en s’inscrivant dans un rôle de missi dominici. Ils accompagneraient ainsi le comité de médiation et les initiatives de réconciliation déjà envisagées et entamées. Cela porterait l’UN à la hauteur des espérances de ses militants et sympathisants en vue des défis à relever.

4- Les défis de l’Union fait la Nation

Le présent document, loin de se vouloir complet et exhaustif, n’est qu’une contribution à la clarification que nécessite, la situation qui prévaut à l’Union fait la Nation. Il se veut également un document de rétablissement de la vérité qui a manqué entre les lignes du livre blanc. Cela posé, il faut que les partis membres de l’UN, groupe politique qui a suscité un immense espoir au sein des Béninois, mettent fin à la guerre intestine de communication et aillent à l’essentiel, les défis à relever.

Il s’agit essentiellement de la modernisation de l’Union fait la Nation et de la partition qu’elle doit jouer pour une prise en compte des attentes des populations.

Pour cela, l’Union fait la Nation doit reposer désormais sur la nouvelle génération à qui les aînés ont d’ailleurs promis de passer le témoin, comme il a été dit et répété par le Président de l’Union, au cours des campagnes électorales. Il y va de la survie de l’Union fait la Nation. Le premier pas devra se traduire par un utile et nécessaire état des lieux en vue de la mue de l’Union.

Ainsi, l’Union fait la Nation pourra véritablement contribuer à donner aux populations un mieux être et l’éthique qu’elles exigent dans la conduite des affaires du pays.

Fait à Montréal, le 9 septembre 2011

FOCUS-BENIN

Alex Yves AGBOTON

Secrétaire Général

Lire le « LIVRE BLANC SUR L’UNION FAIT LA NATION« 

BENIN : La politique de la fellation

A la lumière des dernières contingences survenues après les élections présidentielles et législatives au Bénin, que dire des hommes politiques béninois ? Ils sont pour la plupart des prostitués politiques. Je dirai même qu’en Afrique, il y a trop de partis politiques et d’hommes politiques alimentaires.

La démocratie béninoise était en panne, l’unité nationale mise sur béquilles, l’économie nationale mise à genoux,… et c’est pour cela que, l’ensemble Union fait la Nation (UN) serait né nous a-t-on dit ; pour rétablir tout ceci et réconcilier le peuple béninois d’avec lui-même et d’avec le travail car il faut le dire tout net nous avons depuis 2006 le régime le plus paresseux de notre histoire qui, ne rate aucune occasion pour inviter le peuple béninois au repos.

Après donc les deux fameux K.O obtenus de la manière dont on sait, ce grand rassemblement commença à s’effriter. Les premiers qui étaient à sa création de même que les derniers qui sont arrivés ravalent pour la plupart leurs vomissures et sautent pieds joints dans la mouvance où les accueille, les bras ouverts Boni Yayi devenu subitement – le temps de deux élections mal organisées- le messie. Le chauffeur à qui l’on voulait retirer le permis serait-il devenu si meilleur conducteur que ça ?

« Je soutiens désormais l’action du Président de  la République », « J’épouse la vision du Chef de l’Etat » ; ce sont là les phrases que nous sortent les nouveaux convertis ou courtisans de Boni Yayi, passé sans bilan du changement à la Refondation. C’est de l’escroquerie politique et, par ce genre d’actes et de propos répétés de ces hommes politiques, le bloc Union fait la Nation (UN) se retrouve décrédibilisé. Quelle Hypocrisie ! … Quelle Trahison du peuple !

La politique, disait feu Félix Houphouët Boigny, c’est la saine appréciation des réalités du moment. Evidemment, pour les hommes politiques Africains, c’est en clair, l’art de survivre à toute situation. Il faut toujours aller là où il fait bon vivre, se mettre en sécurité en restant du côté du pouvoir en place ; la faim justifiant les moyens. A bas la conviction ! Ces hommes politiques, toujours là à tenir des discours lénifiants pour entrer dans les bonnes grâces des tenants du pouvoir sont tout aussi prêts à un retournement de veste dès qu’un changement de régime intervient. Même vieux, ces hommes politiques béninois, par ailleurs carriéristes politiques puisqu’ils font de la politique leur métier, ne veulent pas se laisser guider par l’esprit de sagesse. Directeur de cabinet quelque part, ils pointent leur nez pour se positionner ; un ministre c’est eux ; un médiateur, c’est encore eux – suivez mon regard -. Pour cette race de politiciens, il faut toujours être là où il y a à manger ou tout au moins là où il y a à boire. Pas question d’abandonner le fréon et les salons feutrés pour devenir ou rester opposant.

Vivement 2013 !

aymard

BENIN : Communiqué final du 1er congrès extraordinaire du Parti Social Démocrate

Bruno Amoussou, Leader du PSD et Président de l’UN

Le Parti Social Démocrate (PSD) a tenu, le samedi 06 août dernier, son premier congrès extraordinaire au stade de l’Amitié de Cotonou ;  congrès au cours duquel, le Parti a réaffirmé son soutien au Président Bruno Amoussou et confirmé son appartenance à l’Union fait la Nation (UN).

COMMUNIQUE FINAL

Sur convocation du Président du Parti Social Démocrate (PSD), le 1er Congrès Extraordinaire s’est tenu au Stade de l’Amitié de Cotonou le 06 Août 2011. Les travaux ont connu la participation des délégations des structures du Parti, de toutes les régions du territoire national ainsi que des élus locaux membres du PSD.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue du Président du Comité d’organisation, les messages des Partis alliés et amis membres de l’Union Fait la Nation. Ils ont exprimé leur intérêt et sympathie pour la détermination du PSD à leur côté dans les activités menées ensemble dans le cadre de l’alliance « Union Fait la Nation » depuis sa création. Ils ont ensuite souhaité que les assises de notre Congrès Extraordinaire permettent de renforcer les actions de l’UN sur l’échiquier politique national afin de sauvegarder les acquis démocratiques, les libertés publiques et la bonne gouvernance dans notre pays. Les congressistes ont ensuite suivi avec grand intérêt le discours d’ouverture du Congrès Extraordinaire, prononcé par le Président du Bureau Exécutif National du Parti Social Démocrate, Monsieur Bruno AMOUSSOU, qui a situé le contexte dans lequel se tient les assises du 1er Congrès Extraordinaire du Parti et invité les congressistes à se pencher de façon responsable et militante sur les questions touchant à la vie interne du Parti, à la relance de ses activités, à l’appartenance du PSD à l’Union Fait la Nation et toutes autres questions d’actualités qui concernent le renforcement du processus démocratique et la bonne gouvernance dans notre pays. Il a enfin invité tous les militants et militantes du PSD à cultiver un comportement de paix, de tolérance, d’éthique et de dignité dans l’appréciation des questions politiques d’intérêt national et souhaiter que des travaux du Congrès sortent des résolutions et des recommandations qui relanceront effectivement les activités du Parti, repréciseront ses choix politiques à la mesure de son influence sur l’échiquier politique national.

A l’issue des travaux, le congrès a :

 Adopté l’actualisation des Statuts et Règlement Intérieur du Parti ;

 Adopté une résolution et deux motions à savoir :

• Résolution sur la vie du Parti et la relance de ses activités ;

• Motion relative à l’actualité politique nationale

• Motion sur l’Union fait la Nation ;

 Approuvé des recommandations à l’endroit du Bureau Exécutif National pour la relance des activités du parti à tout les niveaux. Le Congrès a enfin remercié tous les militantes et militants qui ont participé aux débats organisés à la base dans le cadre des préparatifs des présentes assises. Il a enfin adressé ses remerciements à tous les délégués qui ont pris part aux travaux dans un esprit de sérénité et de responsabilité.

Fait à Cotonou,

le 06 Août 2011

Le Congrès Extraordinaire

BENIN : chronique de la défection de la Renaissance du Bénin

Livre blanc sur l’Union fait la Nation : chronique de la défection de la Renaissance du Bénin

Au lendemain des retentissants Ko de Yayi Boni et sa machine électorale des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), « une crise » sans précédent divise l’Union fait la Nation (Un). Cette crise qui est née des différentes positions actuelles de la Rb a été passée au scanner par le Comité des cadres et personnes ressources (Ccrpr) et le Groupe de réflexion, d’initiatives et d’actions (Gria). Ce travail a été sanctionné par un livre blanc inédit publié le 08 juillet 2011 et qui montre dans le temps et l’espace, comment la Rb a trahi l’Un. C’est un document croustillant, intitulé « Livre blanc sur l’Union fait la Nation » (chronique d’une défection).

« On ne peut entrer dans l’histoire à reculons. Je comprends le mépris de ceux qui ont plaisir à se jouer de nous. Mais je comprends bien moins la traitrise de ceux qui se sont prêtés à ce jeu en cassant ce qui s’essayait tant bien que mal sur cette terre béninoise…Il vaut mieux prévenir que d’avoir du mal à guérir. Cela est un devoir pour tous. Ceux qui ont leurs intérêts rivés à leur ventre y perdront autant que nous tous ». Citation du Père Alphonse Quenum.

Le présent « Livre Blanc » vise essentiellement à instruire, à éclairer l’opinion nationale sur ce qu’il est convenu d’appeler la « crise » de l’Union fait la Nation. Cette crise fait suite aux prises de position actuelles du parti de la Renaissance du Bénin. Ce parti dit avoir saisi la « main tendue » du Président Yayi Boni et a négocié sans en aviser ses partenaires dans l’Union, l’élection d’un de ses élus, Boniface Yêhouétomey comme deuxième vice-président du Bureau de l’Assemblée nationale. Le même parti a fait entrer un de ses membres, Blaise Ahanhanzo-Glélé au gouvernement comme ministre de l’Environnement, de l’habitat et de l’urbanisme. Enfin, un de ses membres, Epiphane Quenum, a été élu comme président d’une Commission de l’Assemblée nationale. Le Samedi 19 juin 2011 et à la sortie d’une audience avec le chef de l’Etat, le président de ce Parti Léhady Soglo affirme être venu « pour le remercier sincèrement pour avoir fait preuve de clairvoyance en initiant cette politique d’ouverture ». Puis il ajoute « nous serons des partenaires déterminés, fidèles, loyaux et exigeants ». Beaucoup de téléspectateurs furent scandalisés.

Ainsi, la Rb est le seul parti de l’Un à avoir saisi la « main tendue » du pouvoir en place. Malgré cela, elle continue, contre toute logique et tout bon sens, à se réclamer à cor et à cri de l’Un ainsi qu’en témoignent les récentes déclarations de Boniface Yêhouétomey et Léhady Soglo (cf. aussi les récents communiqués et conférence de presse de la Rb) prétextant de l’art.39 des Statuts de l’Un, lequel établit l’autonomie des partis constituant l’Un, mais oubliant délibérément l’art 40 des mêmes Statuts qui limite l’usage de cette autonomie dans un certain nombre de domaines. Cet article stipule que « l’autonomie d’un parti ou alliance de partis membres de l’Union, ne peut être évoquée à l’occasion de la conception ou la mise en œuvre d’une position commune à l’Union. C’est le cas notamment lorsqu’il s’agit : De prises de position politique majeure sur des sujets déterminants pour l’intérêt de notre pays ou pour l’avenir de l’Union.

De la structuration d’une position politique commune à l’ensemble de l’Union dans les institutions de la République, notamment le Parlement ». A la suite de cette irruption insolite de la Rb dans la mouvance présidentielle, la question se pose de savoir si elle peut se prévaloir encore d’une quelconque appartenance à l’Un, si son acte n’est pas une trahison punie d’exclusion conformément à l’article 73 des statuts de l’Union qui stipule : « Tout membre de l’Union peut être exclu en cas : De trahison manifeste des objectifs de l’Union ; D’accointance ou d’intelligence politique avec les adversaires politiques de l’Union ; De comportements ou déclarations manifestement incompatibles avec la visibilité, la crédibilité de l’Union et faisant directement ou indirectement entrave à la réalisation des objectifs de l’Union ; De manquements graves aux obligations énumérées dans le protocole d’Union et les présents statuts. » Le présent « Livre Blanc » qui veut donc être le plus impartial et le plus objectif possible, s’efforce d’établir la vérité. Voilà pourquoi il présente des faits vérifiables et s’interdit, là-dessus, toute prise de position partisane. Toutefois, ses auteurs se donnent le droit de porter des appréciations, de formuler quelques jugements sur la base de ces faits. Les faits, les voici…

1 – De la naissance de l’Union fait la Nation aux dernières élections présidentielle et législatives.

1. Naissance de l’Union fait la Nation

L’Union fait la Nation est née, du moins officiellement, le 1er septembre 2009 par la signature d’un Protocole d’Union. Elle a été, on le sait, un long et patient cheminement. Monsieur Léhady Soglo revendique la paternité de cette création pour en avoir été l’initiateur. Il est permis d’en douter si l’on se réfère à la première sortie du G4 le 12 mars 2008 au stade de l’Amitié et a la qualité des principaux animateurs de cette manifestation. Aucun autre responsable de l’Union ne s’est prononcé sur les affirmations de Léhady Soglo jusqu’a ce jour. Si les préoccupations électorales avaient relégué au second plan le rôle exact de chaque responsable de l’Union dans sa création et son fonctionnement, l’usage qui est fait de la paternité de l’initiative commande le rétablissement de la vérité historique. Là-dessus, il serait intéressant que chacun relise le texte du discours prononcé par Adrien Houngbédji au domicile des Soglo, le 29 Novembre 2009 pour le 75ème anniversaire du Président Nicéphore Soglo et où il a prononcé le fameux pardon. Il a situé devant les Soglo, l’origine de l’initiative de la création de l’Union fait la Nation ? Aucun des Soglo n’a apporté non plus, à ce jour, le moindre démenti. L’on peut cependant noter que c’est en brandissant cet argument d’initiateur que la Renaissance du Bénin s’est permis beaucoup d’entorses à la discipline de groupe au sein de l’hémicycle, devenant par moments un allié objectif de la mouvance pour faire échec a l’Un. Quelques exemples :

. Lors de la mise en place des organes de la cinquième législature de l’Assemblée nationale, le député Rb, Epiphane Quenum a été élu président de la Commission du plan, en entente avec la mouvance présidentielle et en parfaite situation de fait accompli devant les députés de l’opposition, qui ont dû s’y plier, par solidarité . lors de la désignation des membres de la Haute Cour de justice, le député Rb Malèhossou a été élu en lieu et place d’un député de l’opposition avec les voix de la mouvance présidentielle ; . lors de la mise en place de la Commission politique de supervision du processus de réalisation de la Lépi (Cps-Lepi), le député Epiphane Quenum a été élu Superviseur général avec les voix de la mouvance présidentielle contre le candidat de l’opposition ; lors de la mise en place du bureau de la Commission électorale nationale autonome, le militant de la Rb Jérôme Alladayé a été élu premier vice-président avec les voix de la mouvance présidentielle contre le candidat de l’opposition. On peut énumérer de nombreux autres cas, où la Rb, par ses prises de position à fait perdre à l’opposition de nombreux combats stratégiques. Aucun député contacté n’a pu oublier le vote de la loi, qui devait affranchir la Haac de la tutelle de fait que lui imposait le gouvernement, pour l’empêcher d’attribuer des fréquences à nos concitoyens qui voulaient créer ou étendre leurs entreprises de radiodiffusion ou de télévision. A cause de la Rb, Canal 3 est resté confiné à Cotonou et dans le Zou. La Télévision du groupe « Le Matinal » n’a jamais démarré. Il en est de même pour la Télévision de Cajaf Comon. Au jour d’aujourd’hui, on peut affirmer que la Rb a aidé Boni Yayi à conserver la haute main sur les moyens de communication au Bénin. C’est à ce niveau que le cri du cœur poussé par le militant Rb, Didier Kokou Ouagni prend tout son sens, quand il écrit : « chaque fois que la presse relate que les G & F ont perdu un vote à l’Assemblée nationale, à cause du comportement des députés de La Renaissance du Benin, nous avons honte… On ne peut proclamer vouloir quelque chose et le compromettre par son comportement » (Cf. annexe 2).

2. Du séminaire des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey-Bohicon à la convention de l’Union fait la Nation du 30 au 31 janvier 2010. Dans le souci d’élargir dès le départ ses bases, l’Un de concert avec les « G et F  » a organisé le séminaire des 28 et 29 Novembre 2008. Ces assises, inédites dans les annales de notre histoire, avaient soulevé un immense espoir. C’était un frémissement qui annonçait une ère de relance de la démocratie et de renouveau du combat politique. C’est à ce moment précis, qu’à l’Assemblée nationale, pour le vote du budget, la Rb a décidé d’apporter son soutien au gouvernement, réduisant ainsi à néant plusieurs semaines de travail d’analyse et de critique du projet gouvernemental de loi des finances, travail effectué avec engagement et patriotisme par les députés de l’opposition. Les autres composantes des « G et F » avaient été contraintes de se ranger sur la position de la Rb pour sauver l’apparence. Les apparences sauvées n’annihilaient pas les déviances. Mais pour porter les difficultés internes sur la place publique, c’est encore la Rb, à travers la mémorable émission d’Epiphane Quenum, député Rb très proche de Madame Rosine Vieyra Soglo qui, comme animé d’une volonté satanique de ruiner tout espoir, s’est livré à une exhibition doloriste d’un passe où la Rb aurait subi toutes les avanies, victime privilégiée de ses actuels partenaires. La Rb est toujours irréprochable, elle est toujours victime des autres…

On relira avec intérêt ce « devoir de mémoire » qui se trouve en annexe dans ce document. Interrogé sur les propos de ce « devoir de mémoire » d’Epiphane Quenum, Léhady Soglo affirme « n’avoir rien à retrancher et rien à ajouter ». « Ce devoir de mémoire », en totale discordance avec l’ambiance d’enthousiasme que vivaient les animateurs du séminaire, se présentait comme l’expression de l’incapacité notoire des élus Rb à se hisser au niveau des évènements comme une volonté délibérée de saper l’entreprise en cours de construction.

3. La désignation du candidat unique Le Vendredi 9 Avril 2010 au terme de longues tractations ponctuées par des déclarations d’élus Rb sur l’organisation de primaires au sein de l’Union pour la désignation du candidat unique, la Conférence des Présidents élargie a quelques responsables de l’Union a procédé à la désignation du candidat unique de l’Union. Le choix fut porté sur Maître Adrien Houngbédji. Deux voix discordantes se sont alors manifestées. La voix de Rosine Vieyra Soglo en symbiose particulière avec son fils Léhady Soglo, qui après avoir maugréé a accepté ce choix en l’assortissant d’une condition : qu’en 2016, ce soit le tour de son fils Léhady. On sait l’exploitation qui a été faite de cette prise de position de Mme Rosine Vieyra Soglo. Une délégation dépêchée par Yayi Boni pour sonner le rassemblement des fils du Nord a mentionné cette exigence de Mme Rosine Vieyra Soglo comme volonté des sudistes de confisquer le pouvoir pour eux-mêmes et leurs progénitures. La voix de Blaise Ahanhanzo-Glélé alors maire d’Abomey se lève et dit son opposition ferme au choix de Maître Adrien Houngbédji comme candidat unique de l’Un et déclare qu’il ne votera jamais pour lui. Est-ce pour cela qu’il a été récemment gratifié d’un ministère ? En tout cas il doit y avoir des hasards troublants.

4- La démarche de réconciliation, du parti de maître Adrien Houngbédji Le 29 Novembre 2009 à l’occasion du 75ème anniversaire du président Nicéphore Soglo Maître Adrien Houngbédji, effectue une démarche inédite. Il alla présenter des vœux au Président Soglo. Dans le camp Rb certains y ont vu une démarche politique intéressée et ont banalisé la démarche. Les œillères qui fermaient les yeux n’ont pas vu, à travers cette rencontre, celle plus symbolique de Porto- Novo et d’Abomey, rencontre donc de deux (02) hommes représentants de deux (02) communautés dont les divisions stupides factices ont toujours freiné la marche en avant de notre pays. Et puis un pardon réciproquement donné et reçu est toujours un bien, acte de courage, d’honneur et de noblesse. Il faut le dire et le crier : en politique comme en toute vie sociale, le pardon ouvre toujours un espace de paix et de concorde, et débloque les verrous qui ferment les cœurs envahis par les haines et les trahisons. Cet événement porteur de semence d’unité et de paix a été occulté par la Rb. Aucun responsable Rb n’en a souligné le sens et la portée. Faudra t-il faire cas de l’interview accordée à Vox Africa par Léhady Soglo, le 12 Avril 2011. Le commentateur de cet organe de presse a écrit à ce sujet : « Reconnaissance de la victoire écrasante du Président Yayi Boni, Léhady Soglo lâche enfin ses pairs de l’Union fait la Nation ». On rappellera au passage que Léhady Soglo était directeur de campagne de l’unique candidat de l’Un, Adrien Houngbédji. Qu’il ait été le premier et le seul responsable de l’Un, à faire une telle déclaration tendancieuse ne pouvait que surprendre. Mais n’est-ce pas déjà le signe avant-coureur de l’acceptation empressée de la main tendue ? C’était déjà une reddition. Léhady allait déjà à « Canossa ». Voilà donc quelques exploits et agissements de la Rb qui ont jalonné toute cette période de gestation de l’Un. Faits massifs et éloquents dans leur nudité. Ils n’ont pas besoin d’être accompagnés de commentaires. Mais ils autorisent des questions. Nous n’en posons qu’une pour l’instant. Pourquoi tant de récriminations, tant de comportements indélicats, vis-à-vis d’une Union qu’on prétend avoir initiée ?

II. – De l’installation de la nouvelle Assemblée à la formation du gouvernement : la défection déclarée de la Rb

Selon les informations recueillies, le scénario serait le suivant : Premier acte : Election du Bureau de l’Assemblée nationale Premier temps : Sous la conduite du Président de l’Union, Bruno Amoussou, une délégation d’élus de l’Un, dont Léhady Soglo et Epiphane Quenum, rencontre une délégation d’élus Fcbe dirigée par Débourou et comprenant les députés Chabi Sika, Thomas Ahinnou et Saka Lafia. Il s’agissait de s’entretenir sur la répartition des postes au sein du bureau de l’Assemblée, dans la lettre et l’esprit du virement jurisprudentiel lié a la décision Dcc 09- 002 du 08 Janvier 2009. Selon cette décision, les élections des députés devant siéger dans les instances de l’Assemblée Nationale doivent se faire selon une clef de répartition dont la Cour Constitutionnelle a fixé les modalités. Après plus d’une heure d’entretien, aucun accord n’étant intervenu, la délégation Fcbe a demandé une suspension d’une heure pour consulter les autres élus Fcbe. Deuxième temps : Pendant que le Président Bruno Amoussou rendait compte a tous les députés Un de la rencontre des deux délégations, ceux-ci voient avec stupéfaction sortir du bureau de madame Rosine Soglo les députés Fcbe Débourou et Saka Lafia puis Léhady Soglo. Il n’était nul besoin d’être un prophète pour deviner l’objet de leur conciliabule. Troisième temps : Pendant que la délégation de l’Union attendait la reprise die la concertation, les députés Léhady Soglo et Epiphane Quenum informent Bruno Amoussou que la Renaissance du Bénin a été approchée par les délégués de Fcbe et qu’un accord est intervenu pour la participation de la Rb au Bureau de l’Assemblée nationale. Après plus de deux heures d’attente le Président Bruno Amoussou dépêcha un des siens auprès de Débourou. L’envoyé revint avec cette réponse de Débourou : « La Fcbe n’est plus intéressée par l’entretien et il n’est plus nécessaire de négocier ». Quatrième temps : La réponse de Débourou est portée à la connaissance de Léhady Soglo qui confirme que la Rb avait effectivement conclu un accord avec les Fcbe et que l’un de ses députés sera membre du Bureau de l’Assemblée nationale. Il ajouta que la Rb avait déjà fait déposer sa candidature.

Cinquième temps : Bruno Amoussou informe tous les députés Un de ce qui s’est passé. Tous décident de demander une saisine de la Cour constitutionnelle afin de clarifier l’application qu’il convenait de faire de sa Décision Dcc 09 -002 du 08 Janvier 2009. L’envoi de cette lettre était suspensif de l’élection du Bureau de l’Assemblée. Madame Rosine Vieyra Soglo accepta chaleureusement la démarche. La lettre fut aussitôt rédigée et adressée à la doyenne d’âge qui n’est autre que Madame Soglo. Selon les recommandations de Mme Rosine Vieyra Soglo, cette lettre devait lui parvenir aussitôt après enregistrement à son secrétariat. Sur ce, elle se dirige vers l’hémicycle pour porter le contenu de la lettre à la connaissance de l’ensemble des députés et suspendre la séance du moins dans l’entendement de tous les députés présents. Sixième temps : Contrairement à ce qui était convenu Madame Soglo ouvre la séance et engage le processus d’élection des membres du Bureau de l’Assemblée nationale. Interpellée par un élu Un, Mme Soglo répondit : « Que ceux qui veulent saisir la Cour constitutionnelle le fassent eux-mêmes. Je suis juriste et je m’en tiens au texte ». Les députes Un outrés, sortent de l’hémicycle et ne participent pas au vote Voilà le film de l’événement du jour. Deuxième acte Léhady Soglo fait parvenir à Yayi Boni la liste des membres de la Rb proposés pour être ministres du gouvernement en gestation. Figurent sur cette liste les noms suivants :
Léhady Soglo

 Blaise Ahanhanzo-Glèlè

 Mme Zinzindohoué

Yayi Boni ne choisit que Blaise Ahahanzo-Glèlè. Rappelons que le frère de Léhady, Ganiou Soglo était Ministre en fonction du gouvernement de Yayi. En se proposant comme ministre, quelles sont les véritables intentions de Léhady ? Evincer son frère, ou voir dans le nouveau gouvernement les deux frères ennemis ? Troisième acte Epiphane Quenum est élu Président d’une Commission de l’Assemblée. Enfin pour parfaire sa démarche, Léhady conduit une délégation Rb pour remercier Yayi Boni et fait acte d’allégeance à la mouvance en déclarant « qu’il sera un partenaire loyal ». Depuis ces évènements, l’opinion, indignée du comportement des responsables de la Rb, indignée surtout de l’acharnement avec lequel ils tentent de justifier l’injustifiable, oui, l’opinion parle de trahison. Est-il juste de parler de trahison ? La participation à la vie politique, pour tout homme qui se respecte, repose sur l’acceptation d’une certaine éthique, c’est-à-dire un ensemble de valeurs et de normes, véhiculées par des textes ou des institutions, fondées sur une certaine tradition. Au cœur de cette éthique, il y a le respect de la parole échangée, de la parole partagée. Quand un membre d’un groupe s’émancipe de ce qui régule l’échange, quand, méprisant la parole engagée, il ne tient plus à ses promesses, quand il falsifie sa parole, cela n’a qu’un nom : La Trahison.

Oui, il faut savoir dire du noir qu’il est noir savoir dire du blanc qu’il est blanc, appelons chat un chat. Plus aucun doute, la crise de l’Un est finie. Que ceux qui veulent continuer l’ouvrage se remettent à l’œuvre, urgemment. Le peuple les attend fiévreusement, dans l’impatience. Délesté du pesant fardeau de la Rb, plutôt d’une certaine Rb, celle des affamés, il est plus facile aujourd’hui de bâtir une Un viable et crédible. La vraie Rb restera toujours digne, généreuse et attachée au projet que porte l’Union fait la Nation, ainsi que l’atteste le Président Nicéphore Soglo lui-même dans le document publié en annexe 3. Cette Rb, vivante sur le terrain, de Cotonou à Abomey mais aussi à Parakou et partout ailleurs, dira son mot. Tôt ou tard. Elle n’acceptera pas la liquidation opportuniste de ses combats. Nous sommes, nous, membres du Comité des cadres et personnes ressources (Ccpr) et du Groupe de réflexion d’initiatives et d’action (Gria) toujours acquis à l’idée du maintien et de la consolidation de l’Un, force politique incontournable sur l’échiquier politique de notre Pays. Nous réaffirmons donc notre attachement et notre soutien de tous les instants à l’Union fait la Nation. Cette dernière ne doit pas se laisser distraire par la défection de ceux qui courent à leur perdition, poussés par une faim et une soif insatiables. Le départ de cette frange de la Rb est un bien, puisque clarification. Désormais, l’Un peut parler d’une seule voix, communier aux mêmes valeurs, a la même éthique. Les cadres réunis au sein du Gria et du Ccpr considèrent que l’Un est aujourd’hui un patrimoine collectif que nul n’a le droit de galvauder et c’est pourquoi ils lancent cet appel pressant à toutes les Béninoises, à tous les Béninois encore« Debout » :« La seule réaction positive face a la défection de la Rb et celle de tous les affamés qui retardent le progrès dans ce Pays, la seule réaction, c’est d’adhérer massivement a l’Union fait la Nation pour entretenir l’espoir. »

Annexe 1 : Devoir de Mémoire (Par Epiphane Quenum)

Béninoises et Béninois, chers compatriotes. Adorables militants de la Rb, la Renaissance du Bénin, notre cher parti, est encore sur une sellette des commentaires tous azimuts des détracteurs, des vendeurs d’illusions, de ceux qui ont juré enterrer la Rb et son leader charismatique Nicéphore Dieudonné Soglo. Militantes et militants, nous avons le devoir de mémoire de nous rappeler l’héroïque lutte de la Présidente Rosine Vieyra Soglo pour maintenir la Rb dans le parterre des grands partis politiques du Bénin, après le Hold-up de la victoire des Présidentielles de 1996, qui a poussé notre parti dans le cycle infernal de l’opposition politique à un régime très remonté.

1. Nous avons le devoir de l’historique audience du Tribunal de Cotonou pour entendre, notre leader Charismatique a/s des présumés véhicules administratifs du palais de la Présidence qui auraient disparu après sa passation de service en Avril 1996.

2. Nous avons le devoir de mémoire de ne jamais oublier les circonstances du déroulement du 2ème tour de l’élection Présidentielle de Mars-Avril 1996 où le partenaire le plus attendu pour réaliser la victoire du peuple, seulement quelques petites heures à l’avance a lâché le Président Nicéphore D. Soglo, jetant ainsi la Rb et des milliers de militantes et militants sur la longue et ardue route de la traversée du désert.

3. Nous avons le devoir de mémoire de ne pas oublier notre histoire : la dure et violente bataille du logo de la Rb pendant laquelle le Président Nicéphore D. Soglo a été gazé par les forces de police sous la direction du tristement célèbre commandant aux ordres Azinlo.

4. Nous avons le devoir de mémoire de nous souvenir aussi des honteuses et tristes élections de 2001. Une mascarade électorale à nulle autre pareille, qui a vu notre candidat Nicéphore D. Soglo se retirer de la course pour permettre la tenue du légendaire match amical du 2eme tour aux fins d’un deuxième mandat de cinq ans sans intérêt évident pour la Nation.

5. Nous avons le devoir de nous souvenir, qu’en 2002, que c’est grâce à notre intrépidité, notre engagement et la farouche détermination de nos deux leaders Nicéphore Dieudonné Soglo et Rosine Vieyra Soglo que la Renaissance du Bénin a pu organiser son 2ème Congrès ordinaire contre la volonté du pouvoir et ses sbires.

6. Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir la féroce bataille de la Céna des élections communales et municipales de 2002 contre les ténors du régime de cette période pour empêcher le vol du vote des électeurs et la réalisation de leur vœu de ne pas laisser à Nicéphore D. Soglo la chance de devenir même le chef des vidangeurs de la République.

7. Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir qu’au lendemain de la victoire de la Rb et de l’élection de Nicéphore D. Soglo déclaré maire de Cotonou, le régime avait juré urbi et orbi de mettre en œuvre ses relations intérieures et extérieures pour bloquer le Président Soglo et cela n’a pas raté.

8. Nous avons le devoir de mémoire de ne pas oublier en 2005, l’insidieuse crise qui a failli emporter le Groupe parlementaire Rb et la Rb. C’était la victoire de la raison sur la passion. Beaucoup de ceux qui ont mené ces luttes ne sont plus avec nous : certains sont décédés, paix à leurs âmes : d’autres sont à d’autres services. Avions-nous posé, par une fois, la question de savoir après ces luttes, à quoi ressemble l’état de santé de notre formation politique ? Jusqu’en 1999, notre formation avait le contrôle électoral pour près de 70% dans les régions du Sud-Bénin, Cotonou, Ouidah, Kpomassè, Abomey-Calavi, Allada, Tori, Toffo, Zogbodomey, Bohicon, Abomey, Agbangnizou, Djidja Za-kpota, Côvè, Zagnanado, Ouinhi, Savalou, Glazoué, ainsi que certaines villes du Nord particulièrement à Parakou. La Rb rivalisait d’égal à égal avec d’autres formations politiques dans leurs fiefs. Avec cet embonpoint, notre formation politique, la Rb, avait successivement réalisé des scores élogieux. 21 députés aux 2ème « législatives » de 1995. 27 députés aux 3ème « législatives » de 1999. Avec ces victoires, la Rb aurait pu chercher à prendre le perchoir de l’Assemblée Nationale. Non ! Elle a préféré, pour l’équilibre de la gouvernance, donner à ceux-là mêmes, qui trop jaloux de son envergure électorale, chercheront à lui faire la peau, planifiant, en dirigeant de loin la « guérilla » au sein de la Rb. C’était le début des crises. 1999 : 1ère crise à la Rb menée par Bah, Guy Adjanohoun et consorts. Elle va durer jusqu’en 2002. 2005 : 2ème crise à la Rb menée par Azannai et consorts. Elle va durer jusqu’en 2006. Ainsi, nos ennemis étaient parvenus à briser les membres à la Rb et réduire son hégémonie. A partir de 2003, la Rb entre dans une période d’affaiblissement : 15 députés aux 4ème « Législatives » de 2003 ; 08 députés aux 5ème « législatives » de 2007, avec des pertes de fiefs importants comme Ouidah, Kpomassè, Tori, Allada, Toffo, Zogbodomey, Agbangnizou, Djidja, Côvè, Zagnanado, Ouinhi. De la liste des fiefs traditionnels du parti il ne reste que Cotonou, Abomey, Bohicon, Za-Kpota, Abomey-Calavi (en gros Godomey). Ce que nos ennemis ont voulu et ont fait de nous. Ceux qui sont nos partenaires aujourd’hui dans les ensembles G4, G 13 et Force-Clé. Oui ! Avaient-ils voulu nous faire si tant de mal alors que nous ne défendions que la Nation croupisse dans une misère infernale, conséquence d’une gestion infamante des affaires publiques. Oui ! Quelles raisons pouvaient justifier cette haine sordide contre un Président de la République qui, au risque de sa vie, a réussi à recapitaliser un pays que les mêmes ont mis à sac. Oui ! Aussi est-il vrai que sans laisser tomber les avatars du passé, on ne pourra pas construire l’avenir. Mais le mal a été nocif qu’il est très pénible d’oublier tout ça en si peu de temps. Et nos relations avec le régime du Changement qui auraient pu être cousues de fil blanc ne l’ont pas été. C’est notre gros regret. Là encore, c’est la manœuvre des ennemis endurcis de la Rb. Nous ne perdons pas espoir et nous ne devons non plus publier notre histoire et leitmotiv de nos luttes : le développement de la Nation béninoise. C’est pour toutes ces raisons, que la Renaissance du Bénin décide de faire ces mises au point : La Rb n’a de leçon à recevoir de personne. La Rb a été et est la seule formation politique qui reste dans le collimateur de tous les autres partis politiques. La Rb est et reste un parti démocratique où les questions majeures touchant à la vie du parti sont discutées ouvertement avant toute prise de décision. La Rb, en son temps, n’avait pris conseils de personne pour faire sa déclaration d’appartenance à l’opposition au régime du Président Mathieu Kérékou. La Rb, a contre tous, assumé cette opposition pendant une bonne dizaine d’années. La Rb est un parti nationaliste engagé dans les luttes de développement, d’équité sociale et de justice. La Rb ne cédera pas aux provocations politiciennes visant à discréditer et à diviser ses dirigeants ainsi que ses militantes et militants à la base.

 La Rb rejette l’accusation malveillante de trahison alors que c’est elle qui a été tant de fois trahie.

Annexe 2 : Lettre d’un militant Rb au président Nicéphore D. Soglo

Mon cher Président et papa, Je viens de recueillir un nouveau témoignage. Ce dernier m’a informé que vous avez fait du succès de « l’Union fait la Nation « , le combat décisif pour clôturer votre carrière politique. Vous auriez Nelson Mandela comme modèle et Desmond Tutu comme père spirituel. Ce témoignage et d’autres m’ont motivé à vous écrire la présente lettre ouverte, même si je sais ce qui est vrai dans tout cela.

Pourquoi une lettre ouverte ?

C’est le seul moyen pour moi de vous joindre. Je ne sais dans quelles mains une lettre conditionnelle va atterrir. Par rapport à ce que j’ai à vous dire, je crains que vous ne la receviez jamais, si la lettre tombait entre les mains de votre fils Léhady, ou de ses clients qui passent leur temps à la mairie à flagorner aux frais du contribuable Cotonois. C’est un secret de polichinelle, votre fils a instauré à la mairie si ce n’est au sein de la Renaissance du Bénin une logique d’écrasement systématique de tous ceux qui ne lui vouent un culte infini d’adoration. Ainsi sont-ils nombreux, des gens comme moi qui ne veulent pas se laisser censurer par votre fils, qui ne pouvons plus nous faire entendre de vous. Faites un effort pour nous offrir des possibilités de contribuer aux débats des « renaissants » en toute sécurité. Qu’est- ce que je veux vous dire ? Je veux vous dire trois choses importantes. La première des choses est un sentiment de honte qui m’anime actuellement, moi et la majorité des militants Rb, qui suivons de près les informations, depuis la naissance des G&F, jusqu’à la naissance de l’Union fait la Nation, puis la désignation du candidat unique. Pourquoi laissez-vous la Présidente, une brave et admirable dame aller à certaines dérives ? Je ne veux pas parler de ses sorties sur le régionalisme. Elle a été saluée par le peuple entier pour ces déclarations. Mais à chaque fois que la presse relate que les G&F ont perdu un vote à l’Assemblée nationale, à cause du comportement des députés de la RB, nous avons honte. Imposez la cohérence. On ne peut pas proclamer vouloir quelque chose et la compromettre par son comportement. L’autre motif de la honte qui taraude nos cœurs et nous meurtrit actuellement, c’est cette curieuse idée de retirer la Rb de l’Union fait la Nation, si les autres ne concédaient pas d’office à votre fils Léhady Soglo la prérogative d’être le candidat du groupe en 2016. Imposez la cohérence, car tout cela n’est pas cohérent. Il est révoltant que nous militants de la Rb soyons présentés comme un fonds de commerce. Il parait que c’est nous militants qui exigeons ces choses avant d’épouser la dynamique de l’Union. J’ai honte de défendre une telle position, puisqu’en vérité, l’Union fait la Nation nous aide à redorer notre blason toutes analyses faites. La candidature forcée de Léhady sert à quoi ? Pourquoi ne pouvons- nous pas gagner d’abord en 2011 ? Quelle certitude avons-nous que nous gagnerons en 2011 en semant la zizanie comme la présidente, votre épouse et votre fils Léhady le font depuis si longtemps ? Nous compromettons la victoire de 2011. Mais, si indirectement nous faisons gagner Yayi Boni en 2011 à cause de nos approches actuelles et de nos prises de position, quelles chances avons-nous pour survivre politiquement jusqu’en 2016 afin d’être le candidat de l’Union fait la Nation ?

La deuxième chose dont je voudrais parler, c’est la gestion de la base de notre parti. Tout se passe comme si nous, militants de base sommes condamnés à tout accepter. Moi j’ai tout accepté en pensant que vous aviez la commande en main et que vous êtes un bouclier rassurant, contre toute aventure suicidaire. Mais, les résultats de 2006 m’ont montré que la plupart de nos militants n’ont pas accepté la candidature de Léhady. S’ils avaient accepté cette candidature on ne recueillerait pas les 8% que nous avons eus. Je regrette que depuis lors, aucun débat transparent n’ait été fait en notre sein. Je constate que vous n’empêchez pas que notre parti se lance dans de nouvelles aventures sans le bilan des élections de 2006 afin de lire intelligemment le message envoyé par les militants qui ont fait dégringoler notre parti, à travers la candidature de Léhady, à l’indigne situation de ne peser que 8% des électeurs béninois malgré votre implication personnelle et celle de votre épouse la présidente Rosine Vieyra-Soglo. Nous avions tous rêvé d’avoir plus. Les Législatives et les Communales/Municipales, qui ont suivi nous ont donné des résultats très mitigés. Nous n’avons pas fait de progrès visibles. Une bonne analyse des résultats des Communales/Municipales nous montre très clairement que nous ne sommes pas en progression. Il faut donc davantage coller à l’opinion des militants, si vous voulez que notre parti ne continue pas de dégringoler. La troisième et dernière chose que je voulais vous dire, c’est qu’il faut que vous preniez vos responsabilités. Je n’ai rien à vous apprendre Monsieur le Président. Mais, vous ne pouvez pas et ne devez pas continuer à couvrir les dérives et à ne rien faire face au danger du discrédit total, voire de disparition qui planent sur notre parti à terme. Arrêtez s’il vous plait, cette histoire de congrès qui est projeté parait-il pour propulser Léhady à la tête du parti, alors qu’il n’a même pas le sens de ses propres intérêts et des intérêts du parti dans le contexte actuel. Si ce congrès se tient et que, grâce à votre silence, Léhady écrase tout le monde pour s’imposer, il sera seul après.

Arrêtez s’il vous plait cette histoire de signature d’un document qui proclame Léhady candidat en 2016. Il apparaît aujourd’hui comme un traitre, un égoïste qui n’est pas capable de comprendre que l’enjeu de 2011 dépasse sa petite personne. Il salit toute la Rb et nous discrédite. Je compte sur vous. Je suis sûr que la multitude de vos militants et sympathisants comptent sur vous et sur la présidente Rosine, même si on n’est pas toujours d’accord avec elle. Nous savons qu’elle n’est pas mauvaise. Nous ne la comprenons pas toujours mais elle est franche et claire dans ses positions. Ensemble avec elle, sauvez-nous. Sauvez la Rb. Sauvez-le Bénin.

Je vous remercie.

Didier Kokou Ouagni

Annexe 3 : Le président Soglo soutient le candidat Houngbédji

Nicéphore Soglo

1. Adrien Houngbédji est le candidat désigné par l’Union fait la Nation (Un) pour porter ses couleurs à l’élection présidentielle de 2011, celle qui en principe doit avoir lieu dans quelques jours. Je suis Président d’honneur de l’Un et à ce titre. Adrien Houngbédji est mon candidat et il va de soi que je le soutienne en vue d’une campagne électorale victorieuse. Cela dit, l’Un procède de la traduction d’une vision politique qui m’est chère. Le multipartisme intégral a montré ses limites en 20 années de vie démocratique au Bénin. Désormais, Il faut bâtir de grands ensembles politiques, représentatifs de grandes tendances et forces politiques de notre Pays et capables de nous proposer de réels programmes de développement économique et de progrès social. L’Union fait la Nation se veut être un tel creuset, ouvert à toutes les Béninoises et à tous les Béninois, de toutes les conditions sociales, de toutes les confessions religieuses, de toutes les régions du pays qu’ils soient originaires du Centre, du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest. Contrairement à ce que colportent quelques personnes mal intentionnées, l’Un n’est pas le rassemblement spécifique d’une telle région du Bénin contre telle autre région. Autrement moi Nicéphore Dieudonné Soglo, je serai incapable de participer à un tel projet, compte tenu de ma culture et des attaches sociales nombreuses que j’ai dans toutes les régions de notre pays. Mais le pouvoir doit tourner.

2. Ce qui nous unit c’est notre appartenance actuelle à un espace géographique et culturel commun fondé sur la terre de nos aïeux. Ce qui devrait nous unir c’est notre volonté de bâtir ensemble un avenir commun de prospérité et de partage à l’abri des injonctions et des interférences extérieures. La terre de nos aïeux ici dans notre pays c’est notamment le socle des royaumes d’Abomey, de Porto-Novo et de Nikki sans oublier tous les autres à partir desquels nous pouvons et devons créer un sentiment, national qui nous permette de nous réconcilier et de jeter les bases de la Nation béninoise qui reste à construire.

3. Ce qui anime, ce n’est donc pas une soi-disant volonté d’une région du pays, le Sud, d’arracher le pouvoir à une autre région, le Nord de notre pays. Ce serait triste et dérisoire. Ce qui est le fondement de notre lutte c’est plutôt l’idéal de construction de la Nation béninoise, la sauvegarde de nos libertés et de la Démocratie acquises aux prix de multiples sacrifices de Béninoises et Béninois célèbres ou anonymes, et le danger d’étouffement et d’écrasement qui planent aujourd’hui sur elles. Alors que nous commémorons en ce mois de février le 2ème anniversaire de notre Conférence nationale. Voilà autant de raisons qui expliquent la création de l’Union fait la Nation, une organisation ouverte à toutes les filles et fils du Bénin et notre soutien à la candidature de Houngbédji.

BENIN : Déclaration du PCB sur le ralliement de la RB à la mouvance présidentielle

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 – Site : http://www.la-flamme.org

Début juin 2011, a débuté une série d’actes politiques signifiant le ralliement de la Renaissance du Bénin (RB) au pouvoir de Boni YAYI: Participation au Bureau de l’Assemblée Nationale contre l’avis des partis membres de l’Union fait la Nation, participation au gouvernement, pour finir par l’audience du président de ce parti, Léhady SOGLO avec le Chef de l’Etat.

Les dirigeants de la RB notamment Léhady SOGLO, à l’occasion de  cette audience à Boni YAYI le 18 juin 2011, a déclaré « Nous sommes venus pour le remercier très sincèrement pour avoir fait preuve de clairvoyance en initiant cette politique d’ouverture ; la politique de la main tendue en direction d’autres forces et personnalités politiques que celles qui se trouvaient regroupées autour de lui » (Cf le Matinal du 20 juin 2011). Aucun texte d’accord n’est publié ; aucun autre objectif précis de ce revirement n’est annoncé. L’opacité est totale. Ainsi, la seule justification du ralliement de la direction de la RB à Boni YAYI, c’est « la prise en compte de la politique de la main tendue » prônée par ce dernier. Mais, doit-on se poser comme question : la RB attendait-elle déjà cette main tendue ?  Et lorsqu’on entend dire de la bouche de Boniface YEHOUETOME, parlant de l’Union fait la Nation, « qu’en fait, il n’y avait pas d’opposition », ne peut-on pas être abasourdi de découvrir que ces dirigeants trompaient le peuple et leurs militants depuis longtemps ? Ainsi, la RB ne faisait opposition que de façade ?

Ce revirement du parti des SOGLO, après que l’on ait vu le père Nicéphore et la mère Rosine monter aux premiers rangs contre le hold-up électoral opéré par YAYI, a suscité et suscite émoi, amertume et interrogation de la part de larges couches du peuple tout entier. Notre parti, le PCB, et ses militants sont quotidiennement interpellés par les éléments du peuple qui veulent  comprendre et, surtout, mieux se situer. Devant ces interpellations pressantes et angoissées, le PCB rend publiques les observations ci-après :

1.- L’alliance entre deux partis se noue pour atteindre des objectifs précis profitables pour les deux alliés. Et si les partis ont quelque respect pour le peuple et les électeurs auprès de qui ils sollicitent la représentation, ils rendent publics le contenu ainsi que les objectifs de leur accord. Cette exigence démocratique et éthique est encore plus impérative lorsqu’il s’agit de partis déjà au pouvoir, soit exécutif, législatif ou municipal, comme c’est le cas actuellement de la RB et des FCBE. Ainsi les travailleurs et le peuple électeurs peuvent juger si leurs intérêts sont sauvegardés ou trahis.

2- En ce qui concerne les objectifs  et  le contenu de l’accord, pour servir le peuple, ils doivent viser le combat contre l’obstacle du moment à l’émancipation, à la démocratie et à l’avancée économique et sociale du peuple et du pays.

3- Ainsi, l’alliance du PCB avec la RB en 1995 a visé le danger de retour de l’autocratie au pouvoir avec Kérékou et le contenu a été publié à l’attention du monde entier. De même, l’accord du PCB en octobre 2010 avec les partis de l’Union fait la Nation, les centrales syndicales et les organisations des droits de l’Homme au sein du FDD (Front de Défense de la Démocratie) visait des objectifs clairs publiés dans l’Appel au peuple, à savoir la lutte quotidienne contre l’arbitraire, le pillage et la braderie des ressources publiques organisés par le pouvoir de Boni YAYI.

4- Il est indéniable que l’obstacle actuel à l’émancipation des travailleurs et du peuple, à la démocratie et au progrès économique et social de notre pays est toujours représenté par le pouvoir tyrannique de Boni YAYI. Ce dernier qui est au centre des scandales les plus scabreux lors de son premier mandat et qui, pour son second mandat, a usurpé le suffrage populaire par un hold-up électoral flagrant et ignoble ne fait pas mystère de sa volonté, avec son projet de Refondation, de mettre les libertés dans les fers, de renforcer la main mise extérieure sur le pays. Il le démontre encore avec les répressions organisées contre les populations de Natitingou et maintenant contre les acquis des fonctionnaires en lutte. « La main tendue » de Boni YAYI ne va point vers les travailleurs et les peuples dans leurs luttes contre l’arbitraire, le pillage et le bradage des ressources publiques. La main tendue de Boni YAYI recherche plutôt ceux qui pourraient l’aider à réaliser sa Refondation, à ensevelir la démocratie pour le règne plus triomphant de l’arbitraire, du pillage, de l’impunité et de l’apatridie.

5- En répondant positivement à la main tendue de Boni YAYI, la direction de la RB, s’inscrit peu ou prou dans le projet de Refondation autocratique, dans le renforcement du pouvoir tyrannique, apatride et corrompu de Boni YAYI. Les dirigeants de la RB rejoignent ainsi ouvertement le camp des défenseurs du pillage, de la tyrannie et de l’apatridie.

6.- Ce qui vient de se passer à la RB est par conséquent une manifestation du détournement complet de la RB des préoccupations des travailleurs et des populations pour une entente ouverte et verte avec Boni YAYI. L’encre des protestations contre le hold-up électoral n’a pas encore séché, les blessures des femmes molestées devant le CEG Ste Rita de Cotonou ou dans les rues de Porto-Novo pour crime de protestation contre la fraude électorale ne sont pas encore cicatrisées, le peuple se remet à peine du coup de marteau du fraudeur électoral, la terre de la tombe du jeune martyr Fawaz de Natitingou est encore fraîche, le combat contre l’attaque du droit de grève fait rage et voilà que la RB veut faire accroire que Boni YAYI serait un homme de paix, un homme de la main tendue. Le ralliement de la RB à l’homme de ICC-Service, de la CEN-SAD, des machines agricoles, à l’homme qui envoie des chars contre les travailleurs et les populations de Porto-Novo, la troupe contre les populations de Natitingou, etc., pour amer que cela peut être, ne peut sauver le pouvoir autocratique de Boni YAYI de la faillite. Les travailleurs et les populations laborieuses apprendront mieux et plus vite qu’ils sont leurs propres sauveurs, qu’il faut toujours surveiller et contrôler les nouveaux venus et les fils à papa que l’on monte au devant de la scène politique.

7.- En laissant croire, comme l’a prétendu Boniface YEHOUETOME, député RB monté 1er Vice-président au Bureau de l’Assemblée nationale en disant qu’il n’existe pas de parti d’opposition au Bénin, la RB veut jeter sur tout le monde la boue de la fange dans laquelle elle s’enfonce. Or, il est aisé à tout homme honnête de voir qu’il existe dans ce pays au moins un parti d’opposition conséquent, le Parti Communiste du Bénin. Le Parti Communiste du Bénin, fort de ses expériences de plus de trente ans contre les pouvoirs autocratiques et néocoloniaux et pour le développement économique accéléré de notre pays, reste debout contre le pouvoir apatride et despotique de Boni YAYI. Sans sectarisme, il a noué, lorsque c’est nécessaire, des alliances pour la sauvegarde des libertés et de la démocratie, en a publié le contenu à l’attention des travailleurs et du peuple. Ainsi ont été ces alliances avec la RB en 1995 et au sein du FDD avec d’autres partis en 2010. La défection de partis ou d’hommes au cours de ce combat ne l’a pas empêché de poursuivre inlassablement, aux côtés des travailleurs et des patriotes, son objectif: aider à l’avènement dans ce pays d’un pouvoir véritablement démocratique et patriotique, formé d’hommes probes et dévoués à la cause du peuple, un pouvoir des travailleurs et des peuples pour le développement économique et social accéléré et harmonieux du pays.

C’est pourquoi, aujourd’hui encore, le PCB appelle les travailleurs, la jeunesse, tous les démocrates et les patriotes à renforcer leurs organisations contre le pouvoir tyrannique de Boni YAYI et pour leur propre pouvoir. Les peuples autour de nous indiquent la voie de l’honneur et de la gloire: la Révolution.

Cotonou, le 30 juin 2011

Le Parti Communiste du Bénin

Malgré les turbulences artificiellement créées : L’Union fait la Nation toujours debout (Elle n’a pas de pile, mais elle fonctionne)

par richard

L’Union fait la Nation n’est pas en crise. Elle continue de fonctionner comme si de rien n’était. Hier, ses membres se sont donné rendez-vous à Ouidah pour voir comment ils vont enrichir le débat parlementaire au cours de la 6è législature.

La mort de l’Union fait la Nation telle que proclamée par certains n’est pas pour demain. Hier, des membres de ce regroupement politique élus députés à l’Assemblée Nationale ont apporté la preuve que, même sans pile, l’Union fait la Nation fonctionne. Loin des bruits perturbateurs de Cotonou et des ragots colportés depuis quelques jours par des ennemis de la démocratie, les responsables de l’Union fait la Nation se sont en effet donné rendez-vous à Ouidah pour réfléchir à comment œuvrer à la réhabilitation du débat parlementaire afin que l’Assemblée Nationale joue vraiment le rôle qui est le sien. Très inédit dans le contexte actuel où l’opposition est minoritaire à l’Assemblée Nationale, ce conclave de l’Union fait la Nation tient son originalité du fait qu’il a rassemblé autour du Président Bruno Amoussou, outre les députés de l’UN, d’anciens parlementaires, surtout de la première législature qui ont laissé dans l’opinion nationale une bonne impression par la qualité du travail qu’ils ont abattu. Ce qu’il est important de souligner, c’est que ce séminaire a été marqué par la présence de ceux dont le départ avait été déjà proclamé par presses interposées. Timothé Gbèdiga dont on a annoncé le départ du Prd parce qu’il n’a pas été positionné lors des législatives du 30 avril 2011 était à Djègbadji hier. Il en est de même des honorables Augustin Ahouanvoébla et de Mohamed Atao Hinnouho qui ont proclamé haut et fort hier, leur fidélité, non seulement au Prd, mais aussi et surtout à l’Union fait Nation. Les présidents Edmond Agoua et Cyriaque Domingo ont eux aussi pris une part active hier à l’activité de réinvention de la qualité des débats parlementaires initiée par le Président Bruno Amoussou. Ces présences ont d’ailleurs réjoui l’honorable Léon Basile Ahossi qui a fait observer que «la ruse et le recours systématique à la corruption au moyen des ressources de l’Etat insidieusement amassées ne pourront jamais paralyser l’Union fait la Nation». Comme le roseau, l’Union fait la Nation ne rompra pas, a-t-il conclu, un peu comme pour dire que, même si l’Union n’a pas de pile, parce que minoritaire, elle fonctionne et fonctionnera toujours. C’est en tout cas un pavé jeté dans le jardin des déserteurs.

Affissou Anonrin

BENIN : Les lettres de démission de Moukaram BADAROU du PRD et de L’Union fait la Nation

Monsieur le Président, C’est avec tristesse que du bout de ma plume, je vous écris les lignes qui suivent. Mes charges au secrétariat général du parti et dans la coordination de l’Union fait la nation m’obligent, au moment où je dois prendre les responsabilités qui sont les miennes, à avoir une pensée pour ces nombreux militants du PRD et de l’Union fait la nation dont la fidélité, le dévouement et l’esprit de sacrifice m’ont marqué.

Porto-Novo, le 23 juin 2011

LE SECRETAIRE GENERAL A

MONSIEUR LE PRESIDENT DU PARTI DU RENOUVEAU DEMOCRATIQUE

Objet : Démission

Monsieur le Président, C’est avec tristesse que du bout de ma plume, je vous écris les lignes qui suivent. Mes charges au secrétariat général du parti et dans la coordination de l’Union fait la nation m’obligent, au moment où je dois prendre les responsabilités qui sont les miennes, à avoir une pensée pour ces nombreux militants du PRD et de l’Union fait la nation dont la fidélité, le dévouement et l’esprit de sacrifice m’ont marqué.

D’entrée, je voudrais féliciter les militants du PRD, le parti dans lequel je milite depuis 1991, pour l’endurance au combat et leur esprit de sacrifice. Pour ce que nous avons partagé et appris l’un de l’autre durant toutes ces années, j’exprime mes réels regrets. J’ai découvert, à l’épreuve que les militants du PRD sont de véritables militants et de grands militants. Je voudrais rendre hommage à ceux et celles d’entre eux, qui de jours comme de nuits, jours ouvrables ou non, sont prêts à tout braver pour porter très haut les idéaux du parti et soutenir systématiquement sans conditions, son président dans ses différents challenges. Mais malheureusement, tous ces vaillants et valeureux militants consentent de si lourds sacrifices dans la méconnaissance des dysfonctionnements au sommet du parti.

Monsieur le président, je voudrais également dire à tous les militantes et militants de l’Union mes vives félicitations pour le chemin parcouru en si peu de temps et malgré les handicaps subjectifs et objectifs, structurels et conjoncturels dont l’Union a souffert. Mes regrets pour le rêve non réalisé et l’expérience inédite restée inachevée et qui est aujourd’hui mise à mal par l’échec d’une candidature, d’un candidat pour qui nous nous sommes tous mobilisés et pour lequel chacun a donné le meilleur de lui-même.

A tous ces compagnons dévoués à la cause du PRD et de l’Union fait la nation, je dis félicitations, j’exprime mes regrets et je rends hommage, parce que par la présente, je viens donner ma démission du poste de secrétaire général du parti. Les raisons de ma démission sont multiples et vous les connaissez toutes, mais j’en retiens deux. D’abord, il s’agit du dysfonctionnement récurent des organes du parti. Je l’évoque parce que, selon toute vraisemblance et de l’avis de vos principaux collaborateurs, anciens comme actuels, ce dysfonctionnement est la cause de vos échecs successifs, des mésaventures du parti, mais également de tous les revers qu’essuient les militants depuis plusieurs années déjà. Ensuite, c’est la profonde divergence que j’ai avec vous sur la morale en politique et plus spécifiquement du sens de la parole donnée.

En ce qui concerne le disfonctionnement du parti, mon expérience à vos cotés me permet de soutenir qu’il est dû pour l’essentiel à la vision que vous avez d’un parti politique. Au PRD, elle s’est traduite dans la pratique par un fonctionnement défectueux des organes du parti. Figurez vous que pendant cinq ans, le bureau politique ne s’est réuni que deux fois et ce, après insistance du secrétaire général du parti et de votre directeur de cabinet. Quant à la direction nationale, elle ne s’est réunie qu’une seule fois. Alors qu’au terme de l’article 20 du règlement intérieur du parti, le bureau politique doit se réunir en session ordinaire au moins une fois par mois sous la présidence du président du parti et qu’au terme de l’article 38 des statuts le bureau politique ne peut être convoqué que sur les instructions du président du parti qui d’ailleurs en fixe l’ordre du jour. Et pourtant, des situations graves et déterminantes comme par exemple l’entrée du PRD dans l’Union fait la nation, votre désignation comme le candidat unique de l’Union, l’organisation pratique des élections présidentielles et législatives commandaient que le PRD se réunisse, se rassemble et se mobilise.

J’ai souvent pris sur moi la responsabilité d’assumer les critiques des camarades sans jamais leur indiquer que ces dysfonctionnements résultaient de votre aversion pour le travail en équipe, votre conception personnelle et patrimoniale du parti. Pour vous sortir de l’isolement et davantage vous renforcer, je vous ai proposé à maintes reprises de réunir autour de vous au tant que de besoin, un comité restreint composé du secrétaire général, de votre directeur de cabinet, du président du groupe parlementaire et au moins de trois vice présidents parmi les plus anciens que sont M. Saliou AKADIRI, Maire de Pobè, M. Ismaël TIDJANI SERPOS, ancien garde des sceaux et député expérimenté et Mme Collette HOUETO, ancienne ministre et 1e adjointe au maire de Porto-Novo.

Cette formule apparaissait, du moins de mon point de vue, comme une solution de rechange, plus légère que le bureau politique et la direction nationale dont vous ne vouliez pas. Elle vous permettrait de ne pas gérer seul, car seul on ne sait pas tout et on est plus faillible ; elle vous permettrait aussi de travailler en équipe, de peser et de soupeser par une équipe les décisions importantes dont vous ne pouvez pas seul envisager tous les contours. Hélas, cette proposition n’a pas reçu votre assentiment. Le seul moyen de contournement que j’ai trouvé et développé durant ces cinq (5) dernières années, c’est de réunir souvent les secrétaires nationaux et ceci en évitant soigneusement de heurter votre susceptibilité dont j’ai une parfaite idée.

Par ailleurs, l’article 73 des statuts du parti indique clairement que « l’investiture et les positionnements des candidats aux élections législatives relève du bureau politique ». Mais jamais ça n’a été le cas. Conséquence, les positionnements sont conduits par vous seul et en tenant compte exclusivement de ce que chacun et beaucoup ont fini par savoir, réduisant ainsi le militantisme, les sacrifices, la loyauté et le dévouement, bref, le mérite de vos compagnons d’aventure et ceux des militants au second rang, que dis-je, au dernier rang. Oui au dernier rang, comme l’illustrent d’ailleurs fort tristement les derniers positionnements aux élections législatives. Pire, en plus d’avoir méconnu les règles élémentaires de la méritocratie, les lois de la nature, les positionnements que vous avez faits ont cette fois-ci, comme jamais auparavant remis en cause les équilibres fondamentaux des deux grandes communautés qui constituent la plus grande base électorale du parti à savoir les goun et les yorouba.

Ainsi à Porto-Novo, dans la 19ème circonscription électorale, vous n’avez identifié, pour vous remplacer sur la liste, aucun de tous les cadres et notables goun qui vous ont servi et accompagné depuis si longtemps. Même pas ceux d’entre eux qui ont payé leur fidélité et leur dévouement à votre cause, de leur carrière, de leurs affaires y compris au prix de la prison. Ainsi, il n’y a aucun goun sur la liste, le seul député goun de Porto-Novo qui siège aujourd’hui, à l’Assemblée nationale nous est paradoxalement offert par la Renaissance du Bénin (RB). Il s’agit de l’Honorable Francis LOKO. De même, à Akpakpa, dans la 15ème circonscription, le PRD n’a positionné aucun yorouba, ni comme titulaire, ni comme suppléant. Le seul député yorouba de cette circonscription nous est aussi offert par nos amis de la RB. Il s’agit de l’honorable Kamarou ALI.

Vous le savez vous-même désormais, puisque vous avez le retour des réactions suscitées par vos choix. Ces positionnements, ont surpris plus d’un dans le parti, dans l’Union et même dans l’opinion. Dans cette surprise, certaines absences de la liste PRD parvenue à l’Union ont plus que surpris encore. Beaucoup sont ceux qui s’interrogent de l’absence sur votre liste de vos jeunes collaborateurs que les Béninois ont vus au front au lendemain de votre échec en 2006. Chacun voulait savoir ce qui s’est passé exactement.

Me concernant, il m’est revenu beaucoup de commentaires dont le plus choquant est que vous auriez dit que : « Mouka, je ne l’ai pas positionné parce que je ne l’aime pas ». Rien de plus pour choquer un homme qui a tout laissé et sacrifié pour se battre nuit et jour à vos cotés pour votre élection à la présidence de la République. Quoi de plus choquant ! Mais vraiment quoi de plus choquant ! Ne pas tenir constamment parole à mon égard est choquant, dire par-dessus le marché ne pas m’aimer est encore plus choquant. En quoi le positionnement sur la liste électorale peut-il relever du domaine de l’affection ? Je m’interroge.

Militant de section du parti à l’extérieur, responsable de structures verticales et horizontales depuis mon retour au pays et même après avoir été promu secrétaire général du parti au cours du congrès de décembre 2006, j’étais loin de penser que vous pouvez donner la moindre parole sans la tenir. Et pourtant au contact de la réalité, que de paroles données et non tenues à mon endroit et à l’endroit de beaucoup d’autres dont j’ai connaissance. Pour illustrer, je citerai un seul cas :

2006, « Mouka, je vais te faire député parce qu’à voir ce que tu as fait et comment tu t’es battu, ce n’est pas en une journée, ce n’est pas en une semaine encore moins en un mois, tu as tellement travaillé que, quand je m’écoute, je me dis qu’est ce que je peux te faire pour te récompenser ? Je vais te faire député ». Ainsi me parliez-vous quelques jours après les résultats des élections présidentielles de mars 2006.

2007, Quelques mois plus tard, après plusieurs autres confirmations de cette promesse, vous me disiez un jour à votre résidence à Porto-Novo : « Tu es le secrétaire général du parti, il n’y’ a pas de raison que tu ne sois pas à l’Assemblée nationale. C’est vrai, c’est une question d’argent mais laisse-moi faire ». De tels propos, vous les avez multipliés jusqu’au jour où vous me disiez de préparer deux dossiers de ma candidature aux élections législatives de 2007, un pour Cotonou et un pour Porto-Novo. Ce que j’ai fait et déposé à votre niveau. Trois (3) jours avant le dépôt des dossiers à la Commission Nationale Electorale Autonome (CENA), dans une conversation téléphonique, vous me disiez exactement ceci : « Mouka, le positionnement se fera à Porto-Novo et non à Cotonou », c’est en allant déposer les dossiers des candidats PRD à la CENA avec Frédéric Joël AÏVO, votre directeur de cabinet, que j’ai su que je n’étais que suppléant. Il y a-t-il une confusion possible entre être député et suppléant, la question est posée. Une semaine après le dépôt des dossiers, dans une rencontre d’explication, je vous disais exactement ceci : « le problème pour moi n’est pas forcement le fait d’être positionné ou pas mais beaucoup plus un problème de repères parce que de mon point de vue, quand on ne peut pas retrouver un ainé dans la parole donnée, il y a véritablement problème pour la suite ». Les arabes disent que l’homme vaut la parole, la parole vaut l’homme et Nicolas Sarkozy enseigne à raison que : « la question de la parole donnée n’est pas une question politique mais relève de la moralité ».

Pour montrer que le combat qui est le mien n’est pas personnel, j’ai accepté d’être le directeur national de campagne de ces élections législatives de 2007. Cette campagne a permis au PRD de s’en sortir avec dix députés. Ce n’était pas évident à l’époque. Mieux, comme si de rien n’était, avec d’autres, j’ai continué le travail du repositionnement du parti sur l’échiquier politique national. Nous avons réussi à rendre le parti plus fréquentable, ce qui d’ailleurs à favoriser son rapprochement avec les autres formations politiques pour créer l’Union fait la nation et pour enfin débouchez sur votre désignation comme candidat unique aux élections présidentielles de mars 2011.

Ce cas de parole non tenue est le premier d’une série que j’aurai avec vous au cours des années suivantes au point qu’au jour d’aujourd’hui, je suis en mesure de certifier sans aucune hésitation que vous êtes un homme qui ne tient pas à sa parole ou alors celui dont la parole donnée n’a aucun sens. Ma conviction sur cette question est davantage confortée par la mésaventure de beaucoup d’entre vos soutiens y compris, et c’est le plus attristant, de la majorité de ces jeunes cadres qui vous ont défendu, sans doute avec candeur, naïveté, mais avec un dévouement et un esprit de sacrifice étonnant. Mais vous n’y avez pas été sensible, au contraire nombre d’entre nous ont payé leur loyauté et leur fidélité par des engagements pris mais non tenus.

Tout ceci m’a posé et me pose encore aujourd’hui un problème profond de convenance et de ligne, mais il fallait faire avec. L’essentiel du combat étant ailleurs à savoir réussir avec l’ensemble de nos militants et sympathisants à vous porter à la magistrature suprême. Nous avons joué notre partition mais hélas !

Fort étrangement, depuis qu’on a fini les élections présidentielles à ce jour, aucune réunion formelle ni informelle pour apprécier et analyser la situation afin de tirer les conséquences idoines et savoir qu’est ce qu’il faut faire pour faire face à l’avenir. Je comprends votre gène par le non positionnement de vos deux plus proches collaborateurs et probablement deux de vos ardents défenseurs : le secrétaire général et votre directeur de cabinet. Vous n’avez pas cru devoir tenir la moindre séance avec eux jusqu’à ce jour. Cela voudrait-il dire que nous repartirions pour les mêmes pratiques et sans doute pour les mêmes résultats ?

Or, nous savons tous quelles sont les causes profondes de nos échecs successifs aux différentes élections présidentielles, notamment à ce dernier scrutin. Nos maux ont pour noms : impréparation, inorganisation, absence de travail en équipe et manque de coordination. Combien de fois n’ai-je pas attiré votre attention sur l’improbabilité de l’addition automatique des scores des partis membres de l’Union fait la nation à votre profit ? Et qu’en conséquence, seul un travail minutieux de terrain couvrant l’ensemble du territoire national pourrait nous permettre de rallier l’électorat de nos partenaires. Combien de fois, monsieur le président, n’ai-je pas tiré la sonnette d’alarme sur l’approximation de notre stratégie sur la gestion du dossier de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) ? Combien de fois, n’ai-je pas, avec le concours d’autres, souligné la nécessité d’une organisation rationnelle autour de vous et qui tienne compte de la réalité du terrain et surtout des forces et faiblesses de nos adversaires. Les nombreuses fiches que je vous ai adressées dans la période attestent de ces signaux d’alerte et surtout de l’urgence de votre décision et de votre action sur certains dossiers. Vous conviendrez ainsi avec moi que dans la dernière fiche que je vous ai faite, concernant la stratégie électorale et sur un certains nombre d’urgences, j’écrivais mot pour mot qu’ « attendre encore serait trop tard ».

Monsieur le président, vous me permettrez de revenir ici sur les réserves que je vous ai exprimées sur notre attitude à l’égard des institutions de la République et notamment à l’égard de la Cour constitutionnelle. Ma vision de la politique et ma compréhension du jeu démocratique est que dès lors que la haute juridiction a décidé de ce qui relève de sa compétence, en l’occurrence la proclamation des résultats définitifs, nous devrions, en bons républicains, nous y conformés scrupuleusement. C’est le prix à payer pour préserver les acquis de la conférence nationale et maintenir notre pays et son peuple dans la démocratie et dans la paix. C’est d’ailleurs cette divergence qui explique mon absence à vos cotés le jeudi 31 mars 2011 lors d’une ultime déclaration contestant les résultats définitifs de la Cour. Sur tout un autre plan, alors que vous étiez réticent à engager le parti à prendre part aux dernières législatives, ma vision de la politique et ma compréhension du jeu démocratique m’a amené avec d’autres à vous convaincre de la nécessité d’y aller pour continuer de compter parmi les forces politiques de notre pays et de préserver son image à l’extérieur.

C’est pour ces raisons et pour d’autres que le sens de la responsabilité m’oblige à taire, que je suis obligé de vous rendre mon tablier de secrétaire général du parti. Jacques Chirac a dit dans ses mémoires, tome 1, que « chaque pas doit être un but ». Mais notre politique au PRD ces cinq (5) dernières années, mais en réalité, depuis 1996, me conduit à penser que nos pas furent isolés et non coordonnés vers un but.

Aux présidents de cellules, de sous sections, de sections ainsi que leurs différents membres et l’ensemble des militants du parti, je confesse toute ma désolation et que faute d’éclairage nécessaire au sommet du parti, leurs multiples efforts ont eu du mal à aboutir. Ce qui est regrettable. Comment peuvent-ils comprendre que notre candidat aux élections présidentielles de mars 2011 a abordé le scrutin avec comme représentant à la CENA et comme équipe restreinte de travail, des prestataires de service, des mercenaires ? Ceux-ci sont, depuis la proclamation des résultats, repartis à leurs affaires et occupations habituelles, mais laissant les militants et le parti à leur peine et triste sort.

A mes collègues de la coordination nationale de l’Union fait la nation ainsi qu’à l’ensemble des militants de ce regroupement politique, j’exprime également tous mes regrets. L’abnégation et la foi à l’œuvre de Bruno AMOUSSOU, président de l’Union et de Kolawolé IDJI, coordonnateur général ainsi que la détermination des militants de l’Union n’ont pourtant pas fait défaut. Il semblait difficile et très difficile que les efforts des uns et des autres aboutissent parce que quoi qu’en soit la qualité et le nombre des wagons, l’état de la locomotive comptera pour aller à terme. Je voudrais réitérer mes regrets et dire que je suis dans l’obligation conséquente de rendre instamment au président Bruno AMOUSSOU, le tablier de directeur exécutif de l’image et de la communication que j’occupe au titre du PRD.

Avec ceux et celles du PRD et d’autres compatriotes avec qui je partage la même vision du développement et du destin de notre pays, je poursuivrai le même combat politique sous un autre format surement avec la même détermination, la même foi en l’avenir pour apporter ma modeste contribution à la construction d’un Bénin qui renoue avec les repères et qui gagne. Monsieur le président, Je pars du secrétariat général du parti en vous suggérant modestement de continuer avec les autres en faisant l’effort de distinguer désormais l’argent du travail militant tout en sachant concilier les deux pour de meilleurs résultats.

Avec ma cordiale considération. A bientôt président.

Moukaram BADAROU

LE DIRECTEUR EXECUTIF A L’IMAGE ET A LA COMMUNICATION

A MONSIEUR LE PRESIDENT DE L’UNION FAIT LA NATION

Objet : Démission

Monsieur le Président, Suite à ma démission du secrétariat général du Parti du Renouveau Démocratique, j’ai l’honneur de vous donner ma démission du poste de Directeur exécutif à l’image et à la communication de l’Union Fait la Nation que j’occupe au titre de ce parti. Je salue votre leadership éclairé et espère vivement que nos chemins se croisent à nouveau. Aux collègues de la coordination nationale de l’Union Fait la Nation ainsi qu’à ses nombreux militants, je dis toute ma désolation mais face au disfonctionnement interne au PRD, je suis dans l’obligation politique de prendre cette ultime décision. Veuillez croire, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations militantes

Moukaram BADAROU

BENIN : Non assistance à classe politique en danger ???

La classe politique béninoise et son exécrable réputation : pitoyable ! Encore plus lamentable après deux retentissants K.O. électoraux consécutifs. Une mouvance présidentielle désespérément accrochée à un vocable (encore très flou au sein de l’opinion) à savoir la refondation, et une opposition revenue à ces vieux démons. En gros, les gestionnaires présumés de la cité offrent d’eux-mêmes une image désastreuse, presque apocalyptique. Pendant que les défis du citoyen s’amoncellent. Des régions entières sans électricité, sans eau potable ; des pistes rurales hors d’usage ; des axes routiers complètement défoncés ; hôpitaux, écoles, services publics délabrés ; jeunes au chômage ; opérateurs économiques aux abois ; étudiants en perte de confiance en l’avenir. Bref, le classique de la mal gouvernance régente toute la vie sociopolitique du pays depuis des décennies. La faute à qui ? Aux politiciens ! Répondrait en chœur la grande majorité des Béninois.

Ce diagnostic n’est pas seulement trop facile, il est proprement inutile et n’apporte aucune solution à la grisaille collective. La réflexion devrait se poursuivre à propos de ce qui a été fait pour sortir cette classe politique du trou noir. En clair, 7 millions d’individus, conscients du fait que leur devenir dépend en grande partie de la poignée de décideurs aux commandes du navire commun ne se posent même pas la question de savoir ce qu’il faut faire pour obliger ces gens à améliorer leurs performances. Le Bénin n’est certainement pas un Canton Suisse où les décisions se prennent en assemblées générales des populations. Il n’y a donc que les politiciens eux-mêmes qui puissent se sortir d’affaire. Mais le problème c’est que rien n’est fait et la situation s’aggrave de jour en jour. L’évidence est qu’ils sont médiocres. On compte pourtant parmi eux de remarquables diplômés en toute matière : ingénieur, enseignant, douaniers, gendarmes, militaires, journalistes, économistes de renom, banquiers, experts comptables, hommes d’affaires et bien sûr quelques faux diplômés, escrocs en tout genre. Du brut, tout cela, sans valeur ajoutée, politiquement parlant.

Je cherche un seul canal, dans ce Bénin (20 ans de démocratie), destiné à faire acquérir à ce beau monde ne serait-ce qu’un brin d’aptitude à l’exercice de la politique, en vain. Un centre de formation, une école de parti, des séances de remise à niveau, des bourses de perfectionnement à l’intention des gens qui gèrent la cité commune. Quelqu’un peut sortir directement d’un projet agricole de l’administration publique pour se retrouver, du jour au lendemain, Secrétaire parlementaire ; et ce n’est pas le cas le plus anecdotique. La politique au Bénin est la seule profession sans norme où n’importe qui peut faire n’importe quoi. La seule activité sensible que l’Etat se refuse de protéger et de réglementer. Ne parlons surtout pas du ridicule de la charte des partis, obsolète, d’un autre siècle.

Ce dont les partis ont besoin ce ne sont pas des noms de militants répartis sur toute l’étendue du territoire national en vue du remplissage des formulaires de déclaration au ministère de l’Intérieur. Il leur faut de l’argent public pour animer leurs écoles de parti, leurs manifestes, leurs administrations, leurs permanences, leurs radiodiffusions, leurs chaines de télévision, et donner l’instruction nécessaire à leurs cadres promis à la gestion des affaires d’Etat. On exige de l’Union fait la nation de survivre aux K.O. électoraux sans se préoccuper de comment payer le loyer de leur siège, les salaires du personnel, les activités de ses dirigeants et l’animation de la vie publique. Fcbe est beaucoup plus un mirage qu’un appareil véritable, doté de siège, de personnel, de structures et de plan de travail. Sa trajectoire demeure intimement liée à celle de son mentor, le docteur-président-refondateur. C’est cela la classe politique béninoise. Elle a besoin d’argent, d’argent public ; sans détournement, sans corruption, sans gré à gré, sans surfacturation !!!

Le plus légalement du monde !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN : De l’UN à la mouvance, Lehady Soglo ravale ses vomissures et descend pieds joints dans la turpitude

Hier voilé aujourd’hui mis à nu, le ralliement du parti la Renaissance du Bénin (RB) à la mouvance présidentielle est déjà officiel depuis le week-end dernier. Une option prise par le président Léhady Soglo président de cette formation politique qui fragilise davantage ses chances de se voir assis un jour dans le plus prestigieux fauteuil du palais de la Marina.

Avec les derniers développements de l’actualité politique au Bénin, on se rend bien compte de l’incontinence et du manque de conviction de certains hommes politiques. Pour ces derniers, rien ne compte plus que leurs intérêts personnels mêmes les plus minables. Dans le rang de ces « politicards », on retrouve malheureusement le président Léhady Soglo de la Renaissance du Bénin aux premières loges. En effet, depuis plusieurs années ce dernier s’est engagé dans la course pour la Marina avec des résultats encourageants qui donnaient encore d’espoir à la jeunesse béninoise, aux militants et sympathisants de son parti. La mise en place de l’alliance politique dénommée « Union fait la nation » sous ses hospices était bien un grand pas pour son élection à la tête du pays s’il travaillait réellement pour cela. Mais contre toute attente, le fils bien aimé de l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo a décidé, au nom de la réponse à une prétendue main tendue de renoncer à ce fondement qu’il a pris des années pour poser.

Les vraies raisons de l’échec de Me Houngbédji

Au lendemain de l’échec du candidat unique de l’Union fait la nation, Me Adrien Houngbédji à la dernière élection présidentielle, nombre de voix s’étaient élevées pour pointer d’un doigt accusateur son directeur de campagne, actuel président de la Renaissance du Bénin, Léhady Vinangnon Miton Soglo. Pour les uns, ce dernier n’a pas fait la campagne électorale comme cela se doit aux fins de permettre au candidat unique de l’UN de franchir la barre du premier tour du scrutin. Pour d’autres, les renaissants ont contribué activement à son camouflet pour deux raisons. La première est que le siège de Vidolé qui a servi de direction de campagne pour l’union a été loué à coût de plusieurs millions au candidat Houngbédji. La deuxième estiment-ils, reste la bagatelle somme de 150 millions que le premier adjoint au maire de Cotonou aurait pris chez le candidat malheureux lors des derniers jours de la campagne électorale. Des allégations qui ne sont peut-être pas totalement fausses. Car, lorsqu’on analyse à fond et avec sérieux les agissements de la Renaissance du Bénin et de son président, on se rend compte qu’en réalité il n’ya avait pas de sincérité entre les responsables de l’UN à commencer par ceux de la RB.

Un marché de dupe ?

Si la Renaissance du Bénin rejoint ainsi la mouvance présidentielle, que se passera-t-il en 2013 au cours des élections municipales et communales ? Et en 2016 ? Léhady Soglo aura-t-il toujours le courage de se présenter à l’élection présidentielle ? Si c’était le cas, sous quelles couleurs ? Ces interrogations qui font la préoccupation des populations et observateurs de la vie politique du Bénin doivent également faire réfléchir les responsables de la RB et surtout son président Léhady Soglo. En effet, en s’alliant au régime en place, certains d’entre eux estiment que le chef de l’Etat va garantir la mairie aux Soglo puis soutenir leur président au cours de la prochaine élection présidentielle. Un véritable leurre. Les Houézèhouè doivent commencer par se détromper avant qu’il ne soit trop tard.

En fait, ces types de contrats que le président Boni Yayi a conclu avec les politiciens ont toujours fini mal et même parfois très mal. Les députés G13 de la 5e législature et même certains de leurs homologues des Fcbe en savent quelques choses. Cela est clair que même si le président Yayi donnait son soutien à Léhady Soglo, les cauris au niveau de la base ne l’accepteront jamais. Les injures, les critiques acerbes, les affrontements verbaux et même physiques entre les militants et parfois entre responsables de ces deux partis ne seront pas totalement digérés. Par ailleurs, il a tout été vrai que la mairie de Cotonou intéresse les Cauris. Or, l’entrée des renaissants dans les arcanes du pouvoir crée du coup une fosse entre eux et leurs anciens alliés de l’UN. C’est vraiment dans une situation très compliquée que Léhady Soglo et la RB viennent de se mettre. Aussi vrai que cela puisse paraître, le président de la RB a simplement ravalé ses vomissures.

Prince BOCO, L’autre fraternité