Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Sylvanus Olympio assassiné par la France pour avoir renié le Franc CFA

L’on sait la Mafiafrique, la Francafrique ou la pompe à fric, c’est selon et c’est égal, cruelle et disons le tout net, diabolique. Combien d’Africains connaissent les circonstances tragiques et révoltantes qui ont présidé à l’assassinat du premier président du Togo, le Dr. Sylvanus Olympio ?

Combien savent qu’il est tombé, lâchement assassiné par un de ses compatriotes, Gnassimgbé Eyadéma, sur les ordres de la France, excédée par ses exigences de voir les phosphates togolais jusqu’alors pillés par la France enfin rémunérés au juste prix ? Combien savent que le sang de ce digne fils d’Afrique, libre et visionnaire a été versé, déjà à l’époque, avec la complicité de diplomates américains ? Combien enfin savent que l’ultime mobile de cet assassinat résidait dans le choix souverain fait dès 1960 par Sylvanus Olympio, de ne pas rester dans les griffes de la pieuvre monétaire que constitue le Franc CFA ? Lisez plutôt :

Le 13 janvier 1963, le président démocratiquement élu du Togo, Sylvanus Olympio, était assassiné par Etienne Gnassingbé Eyadéma. Devant le refus de Sylvanus Olympio d’incorporer ce dernier au sein de l’armée togolaise, Eyadéma ancien sergent-chef démobilisé de l’armée coloniale française ayant œuvré en Algérie, organisa avec quelques congénères supplétifs de l’armée française l’assassinat du président des Togolais. Voilà pour la version officielle. En réalité, Olympio menaçait gravement les intérêts français. Dans un Togo ayant récemment acquis l’indépendance (avril 1960), le président réclamait que "la société minière qui exploite le phosphate du Togo revoit le contrat avec la France dans un sens plus favorable pour le Togo", il réclamait aussi l’indépendance du système monétaire togolais. Qui plus est, après un appel d’offres, la nouvelle monnaie togolaise devait être fabriquée par l’Angleterre. Un crime de lèse majesté qui devait être entériné le 15.01.1963 par la rupture des accords avec la Banque de France. Deux jours avant la date fatidique, Sylvanus Olympio était assassiné.

Eyadéma revendiqua le crime en se vantant d’avoir lui-même tiré trois balles sur Olympio, à la poitrine et l’abdomen du président, puis de lui avoir coupé les veines, pour finir par l’achever en lui tailladant la cuisse gauche avec sa baïonnette.
"C’est comme çà que je faisais en Algérie, pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes". (Diastode, des témoins parlent 1999).

Selon certaines sources, un diplomate américain de l’ambassade des USA dans la cour du quelle Olympio avait trouvé refuge aurait alors eu une conversation télépho­nique avec son collègue français Henri Mazoyer auquel il aurait fait un récit succinct des événements et lui aurait notamment révélé la cachette du président. Le diplomate français aurait répondu : « Ne bougez pas, je m’en occupe. ».

D’après Gilles Labarthe, l’ambassadeur Mazoyer aurait contribué à guider Eyadéma et sa milice vers la voiture où se cachait Sylvanus Olympio dans la cour de l’ambassade des USA.

http://www.pressafrique.com/m448.html

Le chien ne change pas sa manière de s’asseoir. Le bon sens africain nous montre comme le soleil à son zénith que la France fera tout ce qui sera en son pouvoir pour écraser la révolution ivoirienne et celui qui l’incarne, Gbagbo Laurent. Elle multipliera les plans les plus tordus pour arriver à ses fins : se maintenir quoiqu’il en coûte en Afrique, conserver et accroître ce qu’elle appelle hypocritement son "leadership" et maintenir l’Afrique francophone dans les chaînes de l’esclavage que son racisme congénital inspire à l’esprit de ses dirigeants dégénérés.

C’est pourquoi nous devons saisir la juste mesure de la gravité et de la solennité de ce moment historique: nous sommes à la veille de la libération, en cette année jubilaire où Dieu prescrit de renvoyer libre tout esclave*, il nous ouvre la porte de notre liberté et de notre souveraineté. Il nous revient d’en franchir le pas et de bouter hors de ce pays dans lequel le Tout-Puissant nous a établis, le Pharaon Sarkozy et tous ses agents intérieurs et extérieurs. Notre responsabilité est grande car c’est d’ici que partira, comme un tsunami, une vague qui libèrera toute l’Afrique du joug de la France, ce petit pays qui n’a jamais gagné de guerre, mais qui excelle par contre à les provoquer et à y entrainer les autres.

Il faut non seulement vaincre, nous libérer de cette pieuvre, mais encore lui couper toutes ses tentacules et lui fermer définitivement la porte de nos pays et de nos sociétés, l’en extraire comme une tumeur maligne, l’irradier enfin pour la tuer définitivement.

Hauts les cœurs!

PIAN!

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