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Archives Mensuelles: mai 2011

Sénégal : Elections présidentielles de 2012 : Un match perdu d’avance pour l’opposition

Karim Wade vient juste d’être présenté à Barack Obama par Nicolas Sarkozy. C’etait à la fin de la réunion du G8 2011

L’Afrique n’a pas finit de voir noir devant le nouvel ordre mondial. L’occident, à cause de notre cupidité, décide et place ses marionnettes sous nos yeux, à notre place afin de mieux piller nos ressources.

Ce fut le cas du Niger, du Tchad, du Benin, du Togo, De l’Egypte, tout récemment de la Côte d’Ivoire, peut-être le Cameroun bientôt. Mais sûrement pour le Sénégal.

Que faisait Karim Wade à un sommet du G8 où seuls les chefs d’Etat étaient invités?

Le Ministre d’Etat Karim Wade, fils du président sénégalais Abdouye Wade,  aurait été l’une des principales attractions de la délégations sénégalaise lors du dernier sommet du G8 qui s’est tenu à Deauville en France. Sous l’oeil bienveillant de son père, Karim Wade fut présenté au président Américain Barack Obama par son homolgue francais Nicolas Sarkozy (probablement son parrain).Le ministre d’Etat sénégalais Karim Wade a, chose rare pour un ministre, eu l’occasion d’un davoir un “long” tête à tête avec le président américain Barack Obama. Devinez de quoi ils ont parlé lors de ce entretien.

Sur cette vidéo que nous vous présentons, vous verez que la passation de pouvoir au Sénégal vient de se faire loin du Sénégal sous l’oeil bien veillant ou disons plutôt sous le parrainage de l’intrépide Nicolas Sarkozy.

Cliquez ici pour voir la vidéo

Une correspondance de Brou Julie Kouassi

VIA

Libye : La CPI, dernière arme de la coalition et attrape-nigaud des Africains

TRIBUNE LIBRE DE DJERRAD AMAR

Ce qui se déroule en Libye est bien une guerre d’essence colonialiste – conduite par une coalition de brigands composée de Sarkozy, de Cameron et de Berlusconi aidés par les États-Unis et deux monarques arabes feudataires de l’Amérique, le Qatar et les Émirats – pour réinstaurer un pouvoir affidé à l’occident, comme du temps du roi Idris, qui veut s’accaparer le pétrole et le gaz. Plus de 60 jours d’agression et de bombardements qui détruisent les infrastructures de bases, tuent les populations civiles de toutes les couches sociales. On a comptabilisé au 21 mai 2892 frappes de missiles sur plus de 7800 vols de reconnaissance des avions de combat.

Il a été déployé une monstrueuse machine de propagande et d’actions psychologiques que mènent des chaînes occidentales et les chaînes des pétromonarchies du Golf au service d’une oligarchie ploutocratique qui débitent mensonges, désinformation et diversion en continu. Cela fait aussi plus de 60 jours que l’on annonce – la chute ‘imminente’ dans ‘quelques jours’ du régime de Kadhafi, sa fuite au Venezuela ou au Soudan – son retranchement dans son dernier carré dans Tripoli avec ses «brigades» – qu’il n’a plus d’armée – que ses «mercenaires» africains répriment les libyens, violent les femmes – que son aviation bombarde la population – que les villes libyennes ne cessent de connaitre des manifestations anti-Kadhafi, réprimées etc. que l’on exige de lui qu’il « quitte le pouvoir et la Libye »  Mais tout cela reste dans l’annonce amplifiée et dramatisée par ces médias de services qui manipulent l’image, inventent des faits, créent des évènements et ce, selon une stratégie et des tactiques étudiées. Ce matraquage médiatique, sans pareil, a même dérouté les plus éveillés; trompés certainement par la réputation d’Aljazeera et Alarabia, chaînes arabes, qu’un esprit logique ne doutera jamais qu’elles peuvent faire partie d’un complot atlanto-sioniste! Beaucoup ont épousé, dans ce sillage, la cabale médiatique contre cette Libye. Pourtant, depuis le début du conflit, ces médias n’ont jamais montré de foules de civils sans armes demandant le départ de Kadhafi! Les seules images qui sont apparues montrent des bandes de rebelles désorganisés, sales, barbus, dédaigneux, gesticulants, flanqués d’armes légères et lourdes revendiquant la chute du pouvoir par la force!

Comme le temps permet la réflexion et la bonne mesure, le monde s’est aperçu de la réalité incontestable, du côté où se situent le bien et le mal, la vérité et le mensonge. Résultat, les «bombardements de civils» qui ont justifié l’agression n’ont jamais eu lieu comme l’affirment les journalistes et observateurs; la presse russe a rapporté des témoignages d’expatriés russes en Libye affirmant que l’aviation de Kadhafi n’a jamais bombardé de zones résidentielles: cela avait été fait par les bombardements français et britanniques, affirment-ils. On constate un peuple endurant et combatif qui manifeste, quotidiennement dans plusieurs villes, son soutien à Kadhafi. Celui-ci, toujours flegmatique résiste en apparaissant épisodiquement pour recevoir des personnalités étrangères et locales ou visiter des écoles. Il se permet aussi des tours – en cortège et en voiture découverte – dans les rues et ruelles de la capitale sous les applaudissements de milliers de citoyens. L’armée lui est restée fidèle et intacte. Les expressions «brigades et mercenaires de Kadhafi» apparaissent mensonges pour faire croire que le guide est «lâché» mais surtout pour cacher l’usage par les coalisés de mercenaires, dont des éléments de ‘black water’, qui encadrent une «armée» composée de bandits, de voyous, de prisonniers libérés, d’ex détenus islamistes graciés, de plusieurs groupuscules d’Al-Qaïda surtout de l’Aqmi qui profite de la situation pour s’armer, de jeunes désœuvrés abrutis ou forcés; que l’on arme en violation des textes de l’ONU. On découvre que les forces introduites sur les terres libyennes sont un ramassis de traitres libyens sans dignité, composés d’opposants qui emmargent à la CIA et le MI6, d’ex-ministres dissidence récente, de quelques militaires renégats et d’ex haut fonctionnaires opportunistes et félons. La Libye reproche, par exemple, à Abdeljalil l’ex ministre de la justice, devenu président du CNT, des actes de corruption en particulier dans la non-exécution de milliers de décisions de justice. On s’aperçoit que les résolutions 1970 et 1973 ont été adoptées dans la précipitation et illégalement, sur des rapports de médias, sans vérification comme l’exigent les textes de l’ONU. Cette «1973» qui avait pour but d’instaurer un «no fly zone» pour «protéger les civils» a été déviée dans l’objectif de venir en aide aux ‘insurgés’, en bombardant quotidiennement les infrastructures civiles et militaires, les populations civiles, les dépôts de nourritures, en plus des bombardements par mer. On relève aussi le vol d’importantes quantités de pétrole.  On introduit bassement auprès de la putréfiée Ligue dites «arabe» du méprisant Amr Moussa, via les monarchies vassales, une demande, acceptée, pour empêcher la diffusion des chaînes de la Jamahiria sur ‘Arabsat’ (3 chaînes sur les 7 déjà ont des difficultés de diffusion) ; ce qui confirme l’impact et le succès de ces chaînes à démonter, jour après jour, le complot, les mensonges mais également à susciter un certain désarroi  et un sentiment d’échec chez les agresseurs. D’où cette obsession maladive, cet acharnement, par vengeance, à ‘sanctionner’ une population qui résiste, qui refuse l’abdication en opposant  les chants et la danse sur les places et endroits susceptibles d’être visées afin d’empêcher leurs bombardements. On découvre aussi que les vraies forces militaires libyennes n’ont pas encore été engagées ; elles seraient réservées à l’ennemi extérieur en cas d’offensive terrestre. Des analystes soutiennent que les combats actuels sont assurés par des volontaires libyens, appelés «le peuple armé», encadrés par quelques compagnies de soldats. Enfin, la dernière révélation, par les services secrets ukrainiens, est l’accord secret conclu entre le CNT et Israël pour l’installation d’une base militaire israélienne aux Monts verts, en Libye. Le document a été publié aussi par le journal israélien Yediot Aharonot.

Faut-il continuer sur cette tactique démentielle qui engendre plus de haines et de détermination en plus des condamnations ou engager une hypothétique et dangereuse offensive terrestre ? Ou bien se retirer avec toutes les conséquences? Même la ‘carte’ visant la manipulation des «tribus» a lamentablement échoué devant la «conférence nationale des tribus libyennes », qui en a regroupé plus de 2000 – l’authentique peuple Libyen – au terme de laquelle on retient un soutien franc et solennel au principe de l’unité de la Libye, la condamnation ferme de l’agression et le soutien sans équivoque à Kadhafi. On annonce  aussi que les benghazis manifestent, depuis vendredi 20, dans plusieurs cités dont ceux de Louhaichi, Zeitoun et Sabri les plus irréductibles contre l’Otan, le CNT et la dégradation des conditions économiques et sociales. A ce propos, Tripoli affirme, avec preuves, avoir versé les salaires et autres pour une période de 6 mois (jusqu’en juin) au trésor de Benghazi. Où est donc passé cet argent qui devait permettre aux benghazis de ne pas dépendre, de façon vexante, de l’aide extérieure. Le drapeau vert a été élevé dans plusieurs immeubles. On signale des victimes parmi les manifestants  suite à la répression. Ces manifestations ont été précédées par plusieurs autres, initiées la veille par les tribus, dans plus de 70 villes et villages en soutient et encouragement aux benghazis. Que pouvait-il bien rester comme carte devant un fiasco annoncé. C’est l’enlisement car tout était construit sur du mensonge et du faux !

La dernière carte, après celle du «groupe de contact» qui visait surtout, par piraterie, la confiscation d’une partie des avoirs libyens, est bien celle de la CPI d’Ocampo – ce serviteur docile des puissances impérialistes – afin, croient-ils, d’inciter à plus de défections au sein de l’appareil dirigeant qui faciliterait la prise du pouvoir par cette marionnette qu’est le CNT d’une part et de bloquer toute solution à la crise d’autre part. C’est la France et la GB avec l’aide du CNT, c’est-à-dire les agresseurs, qui ont monté le dossier pour la CPI. La Libye pourtant – comme les EU, la Russie et la Chine – n’est pas membre de cette Cour. Le bouton ‘Ocampo’ est enfoncé juste au moment où l’Otan n’arrive pas à tuer Kadhafi qui est leur objectif et au moment où elle a usé de tous les moyens surtout celui de tuer des civils, de détruire les infrastructures de bases dans l’espoir de retourner la population contre leur leader.

Pourquoi a-t-on refusé une mission d’enquête que la Libye n’a cessé de la réclamer avant les  frappes? Car il n’y avait rien des accusations qui avaient «justifié» l’agression sous le fallacieux et grotesque prétexte que l’Otan cherche à «protéger les civils». Maintenant, c’est le moment d’user de ce moyen, de cette arme de type CPI, afin de lui imputer tous les crimes dont l’Otan et les ‘insurgés’ sont coupables considérant que ces derniers sont des ‘civils’ comme le rabâche la propagande. Toutes les preuves rassemblées par ce serviteur sont des vidéos, traduites en anglais, fournies par leurs chaînes dont Aljazeera.

Des 2892 frappes de missiles qui ont atteint ou détruit des habitations civiles, des hôpitaux, des écoles et collèges, des bâtiments administratifs dont les locaux de police et des renseignements généraux chargés de la corruption, de la cité de l’enfance, des infrastructures de bases, des réseaux de communication tuant des milliers de personnes civiles parmi eux des femmes  des vieillards, des hommes de religions au nombre de16 dans leur lieu de culte, des enfants, des bébés (les 3 petits-fils de Kadhafi avaient 3 ans, 2 ans et 4 mois) motus! Des centaines de viols suivis d’assassinats de jeunes filles que l’on a arrachées à leur famille, évidemment silence. Cela n’entre pas dans la ‘mission’ d’Ocampo. Par contre, le pseudo viol par «15 hommes de Kadhafi», de Imane Obeidi, cette prostituée que l’on a payée pour provoquer un « scandale » dans l’hôtel Rixos à Tripoli le 26 mars, cela oui ! C’est crédible. Pourtant, chacun sait qui est cette sinistre femme selon des vidéos publiées sur You Tube. Une anecdote : on cite comme ‘preuve’ des viols, le coup monté découvert par la suite, le fait qu’ils auraient trouvé des «pilules de Viagra dans des tanks et des voitures prises aux forces de Kadhafi». On ne nous parlera pas des dizaines d’aveux des ‘insurgés’ capturés démentant, par leurs récits des faits et «exploits», toute la propagande mensongère et subversive de la coalition. Un certain (…) arrêté par l’armée à Misrata a raconté en détails les monstruosités commises dans cette ville. Après s’être présenté, il a expliqué comment, avec son groupe composé de libyens et d’étrangers, ils assassinaient les éléments de l’armée libyenne, les pro-Kadhafi ou ceux que l’on soupçonne «mercenaires» par l’égorgement à l’épée, pendus ou brulés, comment ils enlevaient les filles à leur famille pour les violer, comment ils les tuaient après leur avoir arraché les seins au couteau puis fêter leurs ‘exploits’ à l’alcool et au jus de fruits. À la question de savoir s’il «se sent un être humain», la réponse est ‘non’ de la tête. Des scènes terribles filmées surtout à Mesrata, à l’aide de portables, par des témoins durant l’occupation de cette ville par ces groupes criminels qu’aide l’Otan.

Nous avons tous constaté que depuis que l’occident a obtenu la division du Soudan, le procureur Ocampo – ce «produit» d’une union illégitime entre des décideurs/brigands, occidentaux de corps, sionistes de conviction et une Cour (CPI) attrape-nigaud instrument d’une stratégie hégémonique – convertie en ‘mercenaire’ chargé de l’exécution des «lettres de cachets» de maîtres puissants après avoir été leur serviteur ailleurs, ne parle plus pour l’instant de l’inculpation de Bachir.

Un Ocampo qui se saisit cette fois du «dossier Libyen» – tout en lorgnant sur la Syrie – imputant à Kadhafi les méfaits de la coalition et des renégats de Benghazi, sur des témoignages sélectionnés qu’il présente «crédibles». Un Ocampo qui a travaillé aussi pour la Banque mondiale après avoir été président d’une ONG ‘Transparency International’ que finance le milliardaire George Soros ce célèbre sioniste spéculateur devenu philanthrope, par stratégie, que l’on surnomme «l’homme qui fit sauter la Banque d’Angleterre». Devenu ensuite 1er procureur de la CPI on relève ce hasard que quelques mois plus tard, en avril 2005, Annan livre les noms de 51 suspects, soupçonnés d’avoir « massacré des milliers » de personnes au Darfour. Un Ocampo pour la Libye avec les mêmes mensonges et les mêmes objectifs, flanqué de son arme la CPI, présentant des accusations de persécution des manifestants et des opposants qui «semble avoir été systématique et s’être produite dans différentes villes» et «des crimes de guerre ont apparemment été commis par décision politique» en citant le fait que les forces de sécurité aient «tiré sur les manifestants désarmés», «l’utilisation du viol et les arrestations systématiques, la torture, la déportation, les meurtres, les disparitions forcées et la destruction des mosquées», «l’utilisation de bombe à fragmentation».

Une CPI contestée dans sa forme, ses actions et ses objectifs politiques – dont on sait qu’elle abrite les ombres de ce même Soros et de lord Malloch Brown l’ancien Ministre britannique qui a été vice-président de la Banque mondiale, puis «chef de cabinet» de Kofi Annan après avoir travaillé chez Soro aussi. Une CPI, qui reçoit des dons de sociétés et d’organisations privées, créée la veille de la guerre contre l’Irak, dévouée aux causes injustes à visées hégémoniques que mène Washington. Comment expliquez que toutes les six enquêtes ouvertes concernent l’Afrique ? On comprend bien que le «génocide du Darfour» était un mensonge, un leurre dont les prolongements sont maintenant la Libye.

Voici ce que l’on dit d’Ocampo et de la CPI :

L’analyste Chris Marsden a montré et dénoncé « L’hypocrisie de l’enquête en question crève les yeux. Elle arrive au milieu de plus de 5 000 opérations militaires, dont 2 204 accompagnées de frappes, des forces de l’OTAN sur Tripoli et d’autres endroits peuplés de civils. Ces opérations incluaient l’assassinat ciblé de Kadhafi….Tout en étant les instigateurs de procès légaux pour crimes de guerres contre le régime qu’ils veulent éliminer, Washington, Londres et Paris commettent eux-mêmes de monstrueux crimes de guerre. »

Andrew Cayley, l’ancien avocat de la CPI, écrivait après sa démission «qu’il est difficile de dénoncer un génocide dirigé par le gouvernement et d’expliquer du même souffle pourquoi deux millions de Darfouris ont cherché refuge autour des principales garnisons de l’armée dans leur province».

Selon Alex de Waal (écrivain britannique devenu expert critique du CPI) de nombreux avocats avaient quitté la Cour en raison du manque d’objectivité et de sérieux dans l’examen des preuves et la qualification des faits, imposés par Ocampo.

L’ancien vice-ministre Égyptien des AE, expert en droit et relations internationales, Abdallah Al Achaala avait estimé que le mandat lancé par la CPI contre Al Bachir «ne reposait sur aucune base juridique et qu’il constituait un précédent dangereux parce qu’il réduit à zéro le principe de l’immunité, fondement essentiel des relations internationales». Et de se demander «…comment elle pourrait défendre le caractère éminemment politique de son mandat contre Al Bachir alors qu’elle ignore les crimes d’Israël en Palestine et ceux des américains en Irak ». Al Achaal ajoutait «ce faisant la CPI a signé son acte de mort par suite de la stupidité de son procureur et de l’incompétence de sa juridiction. Il est du devoir de la communauté internationale de réagir afin de sauver le rêve d’une justice pénale internationale, bafoué par le sionisme »

Vladimir Anokhin, vice-président de l’Académie des Sciences Géopolitiques, avait déclaré à la Pravda que le tribunal de La Haye « montre un manque de respect absolu envers l’Organisation des Nations Unies. »

Pour le président de la Commission de l’Union Africaine Jean Ping, cité par l’AFP dans le cas d’Al Bachir. « … le problème est la façon dont le procureur général de la CPI Luis Moreno Ocampo rend la justice »

Enfin, réitérons que sous-couvert d’un droit international ratifié par les États pour se protéger des éventuelles agressions et injustices, surtout les pays pauvres dont les richesses sont convoitées, ces institutions ont été corrompues en instruments de chantage aux « Droits de l’homme », à la « liberté d’expression » susceptible de «sanctions internationales» ou l’inculpation d’un chef d’État même en exercice. On est donc dans le même esprit impérialiste et colonialiste prédateur, mais drapé de prétextes « humanitaires » et couvert par la « légalité ». Le «droit ou devoir d’ingérence humanitaire» est l’expression même de cet esprit qui n’est pas près de s’extirper des mauvaises consciences.

Les pays africains, indépendants et libres de leurs décisions, doivent au plus vite quitter ces organisations-piège qui donnent aux puissants une légitimité pour les dominer ou les agresser. Ces organisations ne les toucheront jamais, car elles sont leurs instruments, leurs armes pour leurs intérêts et rien d’autre.

Le recyclage des hommes de Ben Laden : Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye

Le recyclage des hommes de Ben Laden : Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye (Quand les Occidentaux collaborent avec Al Qaïda)

S’appuyant sur le dépouillement entrepris à l’Académie militaire de West Point des archives confisquées de l’Émirat islamique d’Irak, l’historien et journaliste états-unien Webster G. Tarpley montre que le personnel du Conseil national de transition libyen est largement issu d’al-Qaida. Dans un vaste mouvement de réorganisation de leurs actions secrètes, les États-Unis encadrent en Libye —et en Syrie— les jihadistes contre lesquels ils luttent en Irak et en Afghanistan. « Ben Laden est mort ! Vive les benladenistes ! », peut-on s’exclamer avec cynisme à Washington.

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L’actuelle opération militaire contre la Libye a été motivée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU et a pour objectif de protéger les civils. Les déclarations du président Obama, du Premier ministre britannique David Cameron, du Président Sarkozy, et d’autres dirigeants ont souligné la nature humanitaire de cette intervention, qui a officiellement pour but d’empêcher le massacre de forces pro-démocratiques et de partisans des droits de l’homme par le régime de Kadhafi.

Mais dans le même temps, de nombreux commentateurs ont manifesté une certaine anxiété en raison du mystère entourant le gouvernement de transition anti-Kadhafi qui a vu le jour au début du mois de mars dans la ville de Benghazi située dans le district cyrénaïque au nord-est de la Libye. Ce gouvernement a déjà été reconnu par la France et le Portugal comme le seul représentant légitime du peuple libyen. Le Conseil des rebelles semble se composer d’un peu plus de 30 délégués, dont la plupart restent entourés d’un halo de mystère. De plus, les noms de plus d’une douzaine de membres de ce Conseil sont tenus secrets, prétendument pour protéger ces personnes de la vengeance [éventuelle] de Kadhafi. Mais il pourrait bien y avoir d’autres raisons derrière ce secret entourant leur identité. Malgré les nombreuses incertitudes, les Nations unies et une bonne partie des nations clés de l’OTAN, dont les USA, se sont empressées d’aider les forces rebelles au moyen de frappes aériennes, ce qui a mené à la perte d’un ou deux avions de la Coalition avec la perspective de pertes bien plus lourdes surtout en cas d’invasion [terrestre]. Il est grand temps que les États-uniens et les Européens en sachent un peu plus au sujet de ces rebelles qui sont supposés représenter une alternative démocratique et humanitaire au régime de Kadhafi.

Il est clair que les rebelles ne sont pas des civils, mais bien une force armée. Quel genre de force armée ?

Étant donné la difficulté d’étudier les chefs rebelles depuis l’étranger, et puisque le profil sociologique des rebelles est impossible à établir au beau milieu de cette guerre, peut-être que la méthode typiquement utilisée en histoire des sociétés peut être appelée à la rescousse. Existe-t-il un moyen de savoir exactement quel climat d’opinion prévaut dans ces villes du nord-est de la Libye, comme Benghazi, Tobrouk ou Darna, qui représentent les foyers de la rébellion ?

Une étude de « West Point » datant de décembre 2007 s’est penchée sur le profil des combattants étrangers de la guérilla, et a établi que des djihadistes ou des Moudjahidines, certains étant des kamikazes potentiels, ont traversé la frontière syrienne pour se rendre en Irak pendant la période 2006-2007, le tout supervisé par l’organisation terroriste internationale al-Qaïda. Cette étude se base sur près de 600 fiches du « personnel » saisies par les Forces US à l’automne 2007, puis analysées à West Point à l’aide d’une méthodologie que nous aurons l’occasion d’examiner après en avoir présenté les principales conclusions. Les résultats de cette étude [Document à télécharger au bas de cette page] ont permis de découvrir certains traits prédominants dans la mentalité et les structures de croyance des populations du Nord-Est libyen, et ont permis de déterminer quelques points importants sur la nature politique de la révolte anti-Kadhafi dans cette région.

Darna, nord-est de la Libye : Capitale mondiale des djihadistes

La découverte majeure à laquelle a mené cette étude de West Point est que le couloir allant de Benghazi à Tobrouk, en passant par la ville de Darna (aussi épelée Derna) représente l’une des plus grandes concentrations au monde de terroristes djihadistes, et peut être considérée comme la première source de candidats à l’attentat kamikaze, tous pays confondus. Darna, avec une proportion de 1 combattant terroriste envoyé en Irak « tuer de l’États-unien » pour 1 000 à 1 500 habitants, semble être le paradis des kamikazes, dépassant de loin son compétiteur le plus proche, à savoir Riyad, en Arabie Saoudite.

D’après les auteurs du rapport de West Point, Joseph Felter et Brian Fishman, l’Arabie Saoudite occupe la première place si l’on considère le nombre absolu de djihadistes envoyés en Irak combattre les USA et les membres de la Coalition pendant la période en question. La Libye, dont la population représente moins du quart de celle de l’Arabie Saoudite, occupe la deuxième place. L’Arabie Saoudite a envoyé 41 % des combattants. D’après Felter et Fishman, « La Libye était le suivant dans la liste des pays d’origine, avec 18,8 % (112) des combattants provenant de ce pays, parmi ceux qui ont précisé leur nationalité. » D’autres pays bien plus peuplés restaient loin derrière : « La Syrie, le Yémen et l’Algérie étaient les suivants avec respectivement 8,2 % (49), 8,2 % (48) et 7,2 % (43). Les Marocains représentaient 6,1 % (36) des effectifs et les Jordaniens 1,9 % (11). ».

Cela signifie qu’au moins 1/5 des combattants étrangers entrant en Irak à travers la frontière syrienne venaient de Libye, un pays peuplé d’à peine 6 millions d’habitants. La proportion d’individus désireux de combattre en Irak était bien plus importante parmi les Libyens que pour n’importe quel autre pays appuyant les moudjahidines. Felter et Fishman ont souligné le fait que « presque 19 % des combattants dans les dossiers de Sinjar, venaient de la seule Libye. De plus, la Libye a proportionnellement bien plus contribué que n’importe quelle autre nation, d’après les dossiers de Sinjar, même par rapport à l’Arabie Saoudite. »

Nombre de combattants par million d’habitant. Source : Joseph Felter et Brian Fishman Mais étant donné que les dossiers sur le personnel d’al-Qaïda contiennent le lieu de résidence des combattants étrangers, nous avons la preuve que l’envie de se rendre en Irak pour « tuer de l’États-unien » n’est pas répartie uniformément en Libye, mais se concentre tout particulièrement précisément dans les zones entourant Benghazi qui forment aujourd’hui l’épicentre de cette révolte contre le colonel Kadhafi que les USA, la Grande-Bretagne et la France soutiennent avec tant d’enthousiasme.

Comme le note [le journaliste] Daya Gamage dans un récent article d’Asia Tribune à propos de l’étude de West Point, « …chose inquiétante pour les stratèges politiques occidentaux, la plupart des combattants venaient de l’est de la Libye, précisément du foyer de l’actuelle insurrection contre le colonel Kadhafi. D’après le rapport de West Point, la ville de Darna située dans l’Est libyen a envoyé en Irak plus de combattants que n’importe quelle autre ville [de Libye]. Il fixe à 52 le nombre de combattants qui sont arrivés en Irak en provenance de Darna, une ville de tout juste 80 000 habitants (le 2e contributeur étant la ville de Riyad en Arabie Saoudite, ville qui compte plus de 4 millions d’habitants). Benghazi, la capitale du gouvernement provisoire libyen choisie par les rebelles anti-Kadhafi, en a envoyé 21, là aussi un chiffre disproportionné par rapport à sa population. » Darna la mystérieuse a dépassé sur le fil la métropole de Riyad avec 52 combattants contre 51. Tripoli, la place forte de Kadhafi, en revanche, n’apparait pas du tout dans les statistiques.

Comment expliquer l’extraordinaire concentration de combattants anti-US à Benghazi et à Darna ? La réponse semble liée aux écoles « extrémistes » en théologie et en politique qui fleurissent dans cette région. Comme le note le rapport de West Point : « Darna comme Benghazi sont depuis longtemps associées avec le militantisme islamique en Libye. » Ces zones sont en conflit idéologique et tribal avec le pouvoir central du Colonel Kadhafi, en plus de lui être politiquement opposé. La question de savoir si ce conflit théologique mérite la mort de soldats états-uniens ou européens appelle de fait une réponse rapide.

Fleter et Fishman remarquent qu’« une large majorité des combattants libyens parmi ceux qui ont précisé leur ville d’origine dans les fichiers de Sinjar habite au nord-est du pays, en particulier dans la ville côtière de Darna avec 62, 5% (52) et celle de Benghazi avec 23,9 % (21). Toutes deux sont depuis longtemps associées au militantisme islamique en Libye, en particulier au travers d’un soulèvement [organisé] par des organisations islamistes au milieu des années 1990. Le gouvernement libyen a accusé des « infiltrés » venant du Soudan et de l’Égype d’avoir fomenté cette révolte, ainsi qu’un groupe – le Libyan Islamic Fighting Group (jama-ah al-libiyah al-muqatilah) –connu pour compter dans ses rangs des vétérans afghans. Les insurrections libyennes furent extrêmement violentes. »

L’Est de la Libye : La plus grande concentration de candidats kamikazes

Un autre aspect tout à fait remarquable de la contribution libyenne à la guerre contre les Forces US en Irak est la propension marquée de Libyens du Nord-Est à choisir l’attentat suicide à la bombe comme méthode privilégiée de combat. Comme le rapporte l’étude de West Point, « parmi les 112 combattants libyens fichés, 54,4 % (61) ont précisé la nature de leur mission. Parmi eux, 85,2 % (51) ont inscrit « attentat suicide à la bombe » pour décrire le but de leur venue en Irak. » Ce qui signifie que les Libyens du Nord-Est sont bien plus enclins à se faire exploser que tous les combattants venant d’autres pays. « Les combattants libyens étaient beaucoup plus fréquents dans la liste des candidats kamikazes que pour toute autre nationalité (85 % pour les Libyens, 56 % pour tous les autres). »

En 2007, l’organisation anti-Kadhafi dénommée Groupe islamique combattant en Libye (GICL) fusionne avec al-Qaïda

La base institutionnelle dédiée au recrutement des combattants de la guérilla dans le Nord-Est de la Libye est associée avec une organisation qui s’appelait auparavant le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) [??????? ??????? ????????]. Pendant l’année 2007, le GIAL s’est lui-même officiellement déclaré comme franchise d’al-Qaïda, et a changé son nom en « Al-Qaïda au Maghreb Islamique » (AQMI) [????? ??????? ?? ???? ?????? ????????]. La conséquence de cette fusion en 2007 fut qu’un nombre croissant de combattants de la guérilla se rendit en Irak en provenance de la Libye. D’après Felter et Fishman, « l’apparent afflux de recrues arrivant en Irak pourrait être lié à une collaboration toujours plus étroite entre le GICL et al-Qaïda, qui a abouti le 3 novembre 2007 à la fusion officielle entre le GICL et al-Qaïda. » Cette fusion est confirmée par d’autres sources : en 2008, une déclaration attribuée à Ayman al-Zawahiri confirmait que le Groupe islamique combattant en Libye ( avait rejoint al-Qaïda.

L’émir terroriste vante le rôle-clef de Benghazi et de Darna au sein d’al-Qaïda

Le rapport de West Point établit clairement que les principales places fortes du GICL — devenu plus tard AQMI — étaient les deux villes de Benghazi et Darna. Ceci est illustré par une déclaration d’Abu Layth al-Libi, le très particulier « émir » du GICL, qui deviendra plus tard l’un des leaders d’al-Qaïda. Au moment de la fusion de 2007, Abu Layth al-Libi, l’émir du GICL souligna l’importance de la contribution de Benghazi et de Darna dans le djihadisme islamique, en déclarant : « C’est par la grâce d’Allah que nous hissons la bannière du djihad contre ce régime hérétique, sous la direction du Groupe islamique combattant en Libye ( qui a sacrifié l’élite de ses fils et de ses officiers pour combattre ce régime, et dont le sang fut versé dans les montagnes de Darna, les rues de Benghazi, les banlieues de Tripoli, le désert de Saba et les sables des plages. »

La conséquence de la fusion de 2007 fut que les recrues libyennes d’al-Qaïda prirent une importance croissante dans l’activité de l’ensemble de l’organisation, déplaçant ainsi son centre de gravité en l’éloignant des Saoudiens et des Égyptiens qui étaient beaucoup plus prépondérants avant cela. Comme le notent Felter et Fishman, « les factions libyennes (principalement le Groupe islamique combattant en Libye) ont pris une importance croissante au sein d’al-Qaïda. Les fichiers de Sinjar montrent que de plus en plus de Libyens sont partis combattre en Irak à partir de mai 2007. La plupart des recrues libyennes provenaient de villes du Nord-Est de la Libye, une zone connue depuis longtemps comme étant liée à la mouvance djihadiste. »

L’étude de West Point rendue en 2007 conclut en formulant quelques options politiques pour le gouvernement US. Une approche possible, suggérée par les auteurs, serait que les États-Unis coopèrent avec les actuels gouvernements arabes pour contrer les terroristes. Comme l’indiquent Felter et Fishman, « les gouvernements libyens et syriens partagent cette même préoccupation américaine d’une idéologie djihadiste salafiste violente, et d’actes violents perpétrés par ses membres. Ces gouvernements, comme d’autres au Proche-Orient, redoutent la violence sur leur sol et préfèreraient de loin que les éléments radicaux aillent en Irak plutôt que de causer des troubles chez eux. Les efforts des USA et de la Coalition pour endiguer le flot de combattants se rendant en Irak seraient plus efficaces s’ils prenaient en compte l’ensemble de la chaine logistique qui permet de déplacer ces individus — en commençant par leur pays d’origine — plutôt que de s’occuper simplement des points d’entrée syriens. Les USA devraient être en mesure d’augmenter la coopération des gouvernements pour mettre un frein au flot de combattants se rendant en Irak, en les aidant à résoudre leurs propres problèmes locaux de violence djihadiste. » Compte tenu de ce qui s’est produit par la suite, nous pouvons affirmer que ce n’est pas cette option qui a été choisie, ni à la fin de l’ère Bush, ni durant la première moitié du mandat d’Obama.

L’étude de West Point fournit également une autre option, plus sinistre. Felter et Fishman laissent entendre qu’il est possible en Libye d’utiliser les anciennes factions du GICL d’al-Qaïda contre le gouvernement du colonel Kadhafi, essentiellement en créant une alliance de facto entre les États-Unis et un segment de l’organisation terroriste. Le rapport de West Point note que : « La fusion entre le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) et al-Qaïda, et son apparente décision de fournir en priorité un soutien logistique à l’État islamique d’Irak est probablement une source de controverse au sein de l’organisation. Il ne serait pas surprenant que certaines factions du GICL donnent toujours priorité à la lutte contre le régime libyen par rapport au combat en Irak. Il est sans doute possible d’exacerber les divisions au sein même du GICL, et entre les leaders du GICL et ceux d’al-Qaïda provenant de la base traditionnelle saoudienne et égyptienne. » Cela correspond à la politique US que nous voyons aujourd’hui, celle consistant en une alliance avec les fanatiques obscurantistes et réactionnaires d’al-Qaïda en Libye contre le colonel Kadhafi, un réformateur de type nassérien.

Armer les rebelles : l’expérience de l’Afghanistan

En regardant la dramatique expérience des efforts US consistant à mobiliser les populations d’Afghanistan contre l’occupation soviétique dans les années 80, il devrait être clair que la politique de la Maison-Blanche de Ronald Reagan s’attachant à armer les Moudjahidines afghans de missiles Stinger et d’autres armements modernes s’est révélée tragique pour les États-Unis. Comme semble pratiquement l’admettre Robert Gates dans ses Mémoires, al-Qaïda fut créée pendant ces années-là par les États-Unis comme une sorte de légion arabe pour aller combattre la présence soviétique, avec les résultats à long terme désastreux que l’on connait.

Aujourd’hui, il est clair que les États-Unis fournissent des armes modernes aux rebelles libyens via l’Arabie Saoudite et à travers la frontière égyptienne, avec le soutien actif de l’armée égyptienne et de la nouvelle junte militaire pro-US installée dans ce pays. Tout ceci se passe en violation directe de la résolution 1973 du Conseil de sécurité, qui appelle à un embargo total des livraisons d’armes à la Libye. On suppose que ces armes seront utilisées contre le colonel Kadhafi dans les semaines qui viennent. Mais, étant donné la nature violemment anti-US de la population du Nord-Est libyen qui est en train d’être ainsi équipée, il n’est absolument pas certain que toutes ces armes ne vont pas un jour ou l’autre être retournées contre ceux qui les ont fournies.

Mais ce qui pose un problème encore plus important, c’est la conduite d’un futur gouvernement libyen dominé par l’actuel conseil rebelle, avec sa large majorité d’islamistes du Nord-Est, ou d’un gouvernement similaire d’un éventuel futur État indépendant cyrénaïque. En supposant qu’un tel régime aura accès aux revenus du pétrole, il est évident qu’un certain nombre de problèmes de sécurité internationale se posent. [Le journaliste] Daya Gamage écrit à ce propos : « Dans le cas où la rébellion réussit à abattre le régime de Kadhafi, elle aura un accès direct aux dizaines de milliards de dollars que Kadhafi est censé avoir caché dans différents pays étrangers au cours de son règne de 40 ans. » Vu la mentalité prévalant dans le Nord-Est de la Libye, on peut aisément imaginer à quoi seraient consacrés ces revenus.

Qu’est-ce qu’al-Qaïda, et pourquoi la CIA l’a utilisée ?

Al-Qaïda n’est pas une organisation centralisée, mais plutôt une espèce de rassemblement de fanatiques, de psychotiques , d’agents doubles, de provocateurs, de mercenaires, etc… Comme expliqué plus haut, al-Qaïda fut fondée par les États-Unis et les Britanniques pendant la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan. La plupart de ses leaders, comme le fameux commandant en second Ayman Zawahiri, ou l’actuelle star montante Anwar Awlaki, sont clairement des agents doubles du MI-6 et/ou de la CIA. La croyance fondamentale qui structure al-Qaïda est que tous les actuels gouvernements arabes ou musulmans sont illégitimes et doivent être abattus, car il ne représentent pas le califat qu’al-Qaïda affirme lire dans le Coran. Cela signifie que l’idéologie d’al-Qaïda offre aux agences de renseignements un moyen simple et prêt à l’emploi pour attaquer et déstabiliser les gouvernements arabes et musulmans en place, dans le cadre de leur incessant besoin impérialiste et colonial de piller et d’attaquer les nations en voie de développement. C’est précisément ce qui se passe actuellement en Libye.

Al-Qaïda a émergé du milieu politico-culturel des Frères musulmans, ou Ikhwan, lui-même créé par les services de renseignement britanniques en Égypte dans les années 1920. Les USA et la Grande-Bretagne utilisèrent alors les Frères musulmans égyptiens comme mouvement d’opposition aux brillantes politiques anti-impérialistes du président égyptien Nasser, qui remportait d’immenses victoires pour son pays en nationalisant le Canal de Suez et en bâtissant le barrage d’Assouan sans lequel l’Égypte moderne était inconcevable. Les Frères musulmans ont fourni contre Nasser une sorte de « 5e colonne » active et efficace, constituée d’agents étrangers, exactement comme al-Qaïda au Maghred Islamique (AQMI) clame haut et fort son soutien à la rébellion contre le colonel Kadhafi.

Je parle en détail de la nature d’al-Qaïda dans mon récent ouvrage intitulé La Terreur Fabriquée, Made in USA [15], et je ne vais pas répéter cette analyse ici. Je me contenterai de rappeler que nous n’avons pas besoin de croire au mythe fantastique que le gouvernement US a bâti autour de l’appellation « al-Qaïda », pour reconnaitre le fait avéré que les militants ou les déséquilibrés qui rejoignent les rangs d’al-Qaïda sont souvent sincères dans leur haine et dans leur ardent désir de « tuer de l’États-unien ou de l’Européen ». La politique de l’administration Bush a utilisé la supposée présence d’al-Qaïda comme prétexte pour une attaque militaire directe contre l’Afghanistan et l’Irak. L’administration Obama est en train de changer cela, en intervenant aux côtés d’une rébellion dans laquelle al-Qaïda et ses alliés sont fortement représentés alors qu’ils s’attaquent au régime autoritaire du colonel Kadhafi en place depuis des dizaines d’années. Ces deux politiques mènent à coup sûr à la faillite, et doivent être abandonnées.

Les chefs des rebelles, Jalil et Younis, comme la plupart de ceux formant le Conseil des rebelles sont membres de la tribu Harabi liée à al-Qaïda

Le résultat de la présente enquête est que la branche libyenne d’al-Qaïda représente un continuum du Groupe islamique combattant en Libye installé à Darna et à Benghazi. La base ethnique du GICL est apparemment constituée par la tribu Harabi [profondément] anti-Kadhafi, d’où est issue la grande majorité du Conseil des rebelles, y compris ses deux principaux leaders Abdul Fatah Younis et Mustafa Abdul Jalil. Ces éléments montrent bien qu’en pratique, le Groupe islamique combattant en Libye, l’élite de la tribu Harabi, et le Conseil des rebelles soutenu par Obama sont très fortement imbriqués. Comme me le disait il y a plusieurs années l’ex-ministre des Affaires étrangères de la République du Guyana et président de l’Assemblée générale de l’ONU, Fred Wills — qui fut un véritable combattant contre l’impérialisme et le néo-colonialisme —, les formations politiques dans les pays en voie de développement (et pas seulement là) masquent souvent des rivalités ethniques ou religieuses ; c’est le cas en Libye. La rébellion contre Kadhafi est un mélange toxique de haine fanatique contre Kadhafi, d’islamisme, de tribalisme, et de rivalités locales. De ce point de vue, la décision d’Obama de prendre parti dans une guerre tribale est idiote.

Lorsqu’Hillary Clinton s’est rendue à Paris pour être présentée aux rebelles libyens par le président Sarkozy, elle a rencontré le leader de l’opposition libyenne Mahmoud Jibril, qui a reçu une éducation états-unienne et était déjà connu des lecteurs de Wikileaks comme l’un des [interlocuteurs] préférés des États-Unis.

Si Jibril peut être considéré présentable à Paris, les vrais meneurs de l’insurrection libyenne sont en réalité Jalil et Younis, tous deux ex-ministres de Kadhafi. Parmi les deux, Jalil semble bien être le chef, du moins pour l’instant : « Mustafa Abdul Jalil ou Abdul-Jalil (en arabe : ????? ??? ??????, qui peut aussi s’écrire Abdul-Jelil, Abd-al-Jalil, Abdel-Jalil ou Abdeljalil, et aussi parfois, mais de façon erronée Abud Al Jeleil) est un politicien libyen né en 1952. Il fut ministre de la Justice (et de façon non officielle, secrétaire du Comité général du peuple) du colonel Mouammar Kadhafi (…) Abdul Jalil a été identifié comme le président du Conseil national de transition basé à Benghazi, bien que ce poste lui soit contesté par d’autres éléments parmi les rebelles, en raison de ses connexions passées avec le régime de Kadhafi. »

Concernant Younis, il a été étroitement lié à Kadhafi depuis sa prise de pouvoir en 1968-1969. « Abdul Fatah Younis (en arabe : ??? ?????? ????) est un haut gradé de l’armée libyenne. Il portait le rang de général, et a occupé le poste de ministre de l’Intérieur avant de démissionner le 22 février 2011… » [Ibid.]

Ce qui devrait le plus nous inquiéter est qu’aussi bien Jalil que Younis appartiennent à la tribu Haribi, majoritaire dans le Nord-Est de la Libye, qui est précisément celle qui se recoupe avec al-Qaïda. D’après l’agence Stratfor, « …la tribu Harabi est historiquement un ensemble puissant de clans de l’Est libyen qui a vu son influence décliner sous Kadhafi. Le leader libyen a en effet confisqué des terres arables aux membres de cette tribu pour les attribuer à d’autres clans plus faibles, mais plus loyaux…La plupart des leaders de l’Est libyen émergeant aujourd’hui proviennent de la tribu Harabi, y compris les chefs du gouvernement provisoire installé à Benghazi, Abdel Mustafa Jalil, et Abdel Fatah Younis, qui ont eu un rôle-clef dans la défection de certains militaires au début de l’insurrection. » C’est un peu comme une course à la présidentielle où les deux candidats seraient issus du même État, sauf que les féroces rivalités tribales aggravent considérablement le problème.

Conseil des rebelles : La moitié des noms restent secrets. Pourquoi ?

Même si l’on regarde le Conseil des rebelles dans sa globalité, l’image d’une base régionale, sectaire et étroite ne s’améliore pas, loin de là. D’après une description récente qui en est faite, le Conseil des rebelles est « présidé par un ex-ministre libyen de la justice, à la bonne réputation, Mustafa Abdul Jalil, et est formé de 31 membres, censés représenter tout le pays, mais dont les noms ne peuvent pas être divulgués pour des ‘’raisons de sécurité’’ » … « Les principaux membres du Conseil, du moins ceux que nous connaissons, appartiennent tous à la confédération de tribus Harabi du Nord-Est libyen. Ces tribus ont de fortes connexions avec Benghazi remontant à avant même la révolution de 1969 qui amena Kadhafi au pouvoir. » D’autres articles confirment le nombre de représentants : « Le Conseil est constitué de 31 membres ; l’identité de plusieurs de ces membres n’a pas été rendue publique afin de préserver leur sécurité. » Etant donné tout ce que nous savons sur l’extraordinaire densité de combattants du GICL et de fanatiques d’al-Qaïda dans le Nord-Est libyen, il nous parait légitime de nous demander si l’identité de tous ces membres du Conseil est véritablement gardée secrète pour les protéger de Kadhafi, ou bien si ce n’est pas plutôt pour éviter que leurs noms ne soient reconnus par l’Occident comme étant ceux de terroristes ou de sympathisants d’al-Qaïda. La dernière hypothèse semble bien plus proche de la situation actuelle.

Les noms divulgués à ce jour sont : Mustafa Abduljaleel ; Ashour Hamed Bourashed, représentant la ville de Darna ; Othman Suleiman El-Megyrahi, pour la région de Batnan ; Al Butnan, pour la zone frontalière avec l’Égypte et Tobrouk ; Ahmed Abduraba Al-Abaar, pourla ville de Benghazi ; Fathi Mohamed Baja, pour Benghazi ; Abdelhafed Abdelkader Ghoga, pour Benghazi ; M. Omar El-Hariri pour les Affaires militaires ; et Dr. Mahmoud Jibril, Ibrahim El-Werfali et Dr. Ali Aziz Al-Eisawi pour les Affaires étrangères.

Le Département d’État devrait interroger ces personnes, en commençant peut-être par Ashour Hamed Bourashed, le délégué pour la ville de Darna, place-forte des terroristes et des candidats à l’attentat kamikaze.

Combien de membres, de vétérans ou de sympathisants d’al-Qaïda font partie du Conseil des rebelles ?

Tout ce que l’on peut savoir à travers cette brume de guerre, c’est qu’au moins une douzaine de membres du Conseil ont vu leurs noms publiés officiellement —en tout cas, pas plus de la moitié de ses 31 membres—. Les médias US et européens n’ont pas cherché à identifier pour nous tous ces noms que nous connaissons maintenant, mais surtout ils n’ont pas cherché à attirer l’attention sur cette majorité [obscure] du Conseil des rebelles qui continue d’agir dans le secret le plus total. Par conséquent, nous devons exiger de connaitre le nombre de membres, de vétérans ou de sympathisants du GICL et d’al-Qaïda qui appartiennent à ce Conseil des rebelles.

Nous sommes actuellement les témoins d’une tentative de prise de pouvoir de la tribu Harabi sur les 140 autres tribus libyennes. Les Harabi ont déjà pratiquement l’hégémonie du pouvoir dans la région cyrénaïque. Au cœur de la confédération Harabi, on trouve le clan El-Obeidat, qui est lui-même divisé en 15 sous-clans. Toutes ces considérations pourraient être d’un pur intérêt académique, s’il n’y avait cette évidente intersection entre d’une part les tribus Harabi et d’autre part le GICL et al-Qaïda.

Le mouvement Senussi en Libye – monarchiste ou démocratique ?

La tradition politico-religieuse au Nord-Est de la Libye fait de cette région un terreau propice aux sectes musulmanes les plus extrêmes, et la prédispose également à la monarchie bien plus qu’aux formes plus modernes de gouvernement voulues par Kadhafi. La tradition régionale prédominante est celle de l’ordre Sanussi (ou Senussi), une secte musulmane qui s’oppose à l’Occident. En Libye, l’ordre Senussi est étroitement lié à la monarchie, et ce, depuis le Roi Idris —ce dirigeant installé au pouvoir par les Britanniques en 1951 et renversé par Kadhafi en 1969— qui était le chef de l’ordre Senussi. Dans les années 1930, les Senussi ont organisé la rébellion contre les colons italiens emmenés par le maréchal Rodolfo Graziani et son armée. Aujourd’hui, les rebelles utilisent le drapeau de la monarchie, et pourraient préconiser le retour sur le trône d’un des deux prétendants appartenant à la lignée d’Idris. [En somme], ils sont bien plus proches de la monarchie que de la démocratie.

Le Roi Idris, révéré par les actuels rebelles libyens

Voici la vision que l’agence Stratfor a du Roi Idris et des Senussi : « Le Roi Idris appartient à une lignée de dirigeants issus de l’ordre Senussi, un ordre religieux soufi fondé en 1842 à Al Bayda qui pratique une forme austère et conservatrice de l’islam. La Sanussie représentait, avant la création de l’État moderne de Libye, une force politique dans la région cyrénaïque, et conserve toujours une certaine influence aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si cette région est le foyer du djihadisme libyen, avec des groupes comme le Groupe islamique combattant en Libye (GICL). Le clan Kadhafi a de fait qualifié la révolte actuelle de complot islamique élaboré… » Sous la monarchie, la Libye était selon certaines estimations, le pays le plus pauvre au monde. Aujourd’hui, elle figure en 53e position dans l’Indice de développement humain de l’ONU. Devançant la Russie, le Brésil, l’Ukraine et le Venezuela, elle est de surcroit le pays le plus développé d’Afrique. Le règne de Kadhafi a quelques mérites objectifs qui peuvent difficilement lui être niés.

Le Black Agenda Report de Glen Ford a illustré très justement le caractère raciste et réactionnaire de l’insurrection libyenne. Les tribus du Sud libyen, connues sous le nom de Fezzan, ont la peau brune. La base tribale sur laquelle s’appuie le régime de Kadhafi consiste en une alliance des tribus de l’Ouest, du Centre et du Sud (les Fezzans), qui s’opposent aux Harabi et aux El-Obeidat, qui elles s’identifient à l’ex-classe dirigeante du temps de la monarchie. Les Harabi et les El-Obeidat sont connus pour nourrir de forts sentiments racistes à l’encontre des Fezzans. Cela transparait dans plusieurs articles diffusés dans des médias pro-impérialistes dès le début de l’insurrection, et bien évidemment inspirés par des responsables Harabi, selon lesquels les personnes à la peau noire présentes en Libye doivent être traitées comme des mercenaires à la solde de Kadhafi —et doivent par conséquent être exterminées—. Ces propos racistes sont encore répétés par quelques bonimenteurs comme Anne-Marie Slaughter la doyenne de l’École Woodrow Wilson à l’université de Princeton [et ex-directrice de la planification du département d’Etat]. Et effectivement, un nombre impressionnant de Noirs africains venant du Tchad ou d’autres pays et travaillant en Libye ont été systématiquement lynchés et massacrés par les forces anti-Kadhafi. La Maison-Blanche d’Obama, qui affiche sa volonté de ne pas voir se reproduire [en Libye] les massacres du Rwanda, a soigneusement ignoré cette histoire effroyable de génocide perpétré par ses nouveaux amis de la région cyrénaïque.

Face à l’obscurantisme des Senussi, Kadhafi a misé sur l’équivalent musulman du sacerdoce de tous les croyants, expliquant que le Califat n’était pas nécessaire pour découvrir le vrai sens du Coran. Il a complété cela par une perspective panafricaine. Gerald A. Perreira du Black Agenda Report écrit la chose suivante à propos de la division théologique entre Kadhafi et les néo-Senussi du Nord Libyen ou d’autres clans obscurantistes : « Al-Qaïda est présente dans le Sahara et à ses frontières, et l’Union internationale des érudits musulmans exige que Kadhafi soit amené devant les tribunaux…[De son côté] Kadhafi a remis en cause l’islam des Frères musulmans et d’al-Qaïda d’un point de vue coranique et théologique ; c’est l’un des seuls leaders politiques capables de faire cela. Benghazi a toujours été au cœur de la contre-révolution en Libye, accueillant les mouvements islamiques réactionnaires comme les wahhabites et les salafistes. Ce sont ces individus qui ont formé le Groupe islamique combattant en Libye basé à Benghazi, qui s’est rallié à al-Qaïda, et s’est rendu responsable au fil des années, de l’assassinat de plusieurs membres du Comité libyen de la révolution. » Et quel serait, par exemple, le statut des femmes sous le régime néo-Senussi du Conseil des rebelles de Benghazi ?

Al-Qaïda, du démon à l’allié des USA en Libye

Pour ceux qui tentent de suivre les changements dans la façon dont la CIA gère les différentes organisations fantoches au sein du présumé terrorisme islamique, il n’est pas inutile de retracer la transformation du GICL-AQMI qui est passé d’ennemi mortel à proche allié. Ce phénomène est étroitement lié au renversement général des fronts idéologiques de l’impérialisme US qui marque le passage de l’administration Bush-Cheney-néoconservateurs, au régime actuel Obama-Brzezinski-International Crisis Group. L’approche de Bush consistait à utiliser la supposée présence d’al-Qaïda dans un pays pour justifier d’une attaque militaire directe. La méthode Obama consiste [au contraire] à utiliser al-Qaïda pour renverser les gouvernements indépendants, et ensuite, soit à séparer les populations et à fragmenter les pays en question, soit à les utiliser comme des pions kamikazes face à des ennemis bien plus forts, comme la Russie, la Chine ou l’Iran. Cette approche nécessite une fraternisation plus ou moins ouverte avec les groupes terroristes, qui a commencé à apparaitre dans le fameux discours d’Obama au Caire en 2009. Les liens entre la campagne d’Obama et les organisations terroristes déployées par la CIA contre la Russie étaient déjà dans le domaine public il y a trois ans.

Mais un tel renversement ne s’improvise pas en une nuit ; cela a nécessité plusieurs années de préparation. Le 10 juillet 2009, le Daily Telegraph de Londres rapportait que le Groupe islamique combattant en Libye se séparait d’al-Qaïda. Cela survint alors que les USA avaient décidé de moins s’investir dans la guerre en Irak, et aussi de se préparer à utiliser les Frères musulmans et autres sunnites d’al-Qaïda pour déstabiliser des principaux pays arabes en vue de les retourner contre le régime chiite iranien. Paul Cruikshank a écrit à l’époque un article dans le New York Daily News à propos d’un des leaders du GICL qui voulait que son mouvement mette fin à ses relations avec al-Qaïda et avec son infâme [chef] Oussama Ben Laden ; Il s’agissait de « Noman Benotman, un ex-chef du Groupe islamique combattant en Libye. Alors que cela fait déjà longtemps que les principaux leaders musulmans critiquent al-Qaïda, ces critiques sont désormais appuyées par celles venant des jihadistes eux-mêmes. » Pourtant dans le même temps, certains chefs du GICL se sont ralliés à al-Qaïda : le Daily Telegraph mentionnait ainsi que certains chefs d’al-Qaïda comme Abu Yahya al-Libi et Abu Laith al-Libi étaient des membres du GICL. À la même époque, dans un geste humanitaire [d’ailleurs] peu judicieux, Kadhafi avait décidé de relâcher des combattants du GICL.

À l’heure actuelle, des jihadistes du Nord-Est libyen tuent des soldats US et de l’OTAN en Afghanistan

L’une des contradictions mortelles de la politique actuelle du Département d’État et de la CIA, est qu’elle vise à mettre en place une alliance cordiale avec des tueurs d’al-Qaïda issus du Nord-Est libyen [prétendument pour protéger les populations civiles], et qu’au même moment, les USA et l’OTAN bombardent sans pitié les civils au Nord-Ouest du Pakistan au nom de la guerre totale contre al-Qaïda, et que les forces US ou de l’OTAN se font tuer par des combattants d’al-Qaïda dans ce même théâtre d’opération afghano-pakistanais. La puissance de cette contradiction flagrante menace l’ensemble de l’édifice de propagande de guerre états-unien. Les USA ont abandonné depuis longtemps toute moralité au profit de la force militaire.

En réalité, les terroristes combattants issus du Nord-Est libyen pourraient bien être en train de tuer des soldats US ou de l’OTAN en Afghanistan, pendant que les USA et l’OTAN protègent leurs maisons [des assauts] du gouvernement du colonel Kadhafi. D’après le récit qui suit, un haut dirigeant d’al-Qaïda commandant le Nord-Ouest du Pakistan a été tué lors d’une opération militaire états-unienne pas plus tard qu’en octobre 2010 : « Un important dirigeant qui a servi comme ambassadeur d’al-Qaïda auprès de l’Iran, et qui est recherché par les USA, aurait été tué il y a deux jours lors d’une frappe aérienne menée depuis un drone Predator dans la zone pakistanaise contrôlée par des tribus proches des Taliban au Nord-Waziristan (…) Il s’agissait d’Atiyah Abd al Rahman, un ressortissant libyen qui était basé en Iran et avait servi comme ambassadeur d’Oussama Ben Laden auprès des Mollahs. Des rapports de presse non confirmés indiquent que Rahman a été tué lors d’une frappe aérienne… » La page [du site Web] sur laquelle le Département d’État US affiche la récompense pour la capture d’Atiyah Abd al Rahman précise que Rahman avait été « nommé par Oussama Ben Laden émissaire d’al-Qaïda en Iran », et qu’Atiyah « recrutait et aidait aux négociations avec les autres groupes islamistes pour qu’ils opèrent pour al-Qaïda » et qu’il était aussi « membre du Groupe islamique combattant en Libye et de [Jamaat] Ansar al Sunna. » Rahman était suffisamment haut placé dans la hiérarchie d’al-Qaïda pour se permettre en 2005 de donner des ordres à Abou Moussab Al-Zarkaoui, le chef d’al-Qaïda en Irak.

Une autre victime tombée au Pakistan est cet homme apparemment originaire du Nord-Est libyen et connu sous le nom de guerre de Khalid al Harabi, nom qui pourrait indiquer des origines liées au milieu djihadiste des tribus Harabi en Cyrénaïque. D’après une source, « Khalid Al Harabi est aussi connu sous le nom de Khalid Habi, l’ex-chef militaire d’al-Qaïda qui fut tué par un tir de Prédator US en octobre 2008. » [Thomas Joscelyn et Bill Roggio, op. cit.]

Le scénario dévoilé dans l’affaire David Shayler en 1995 se reproduit aujourd’hui

David Shayler, un officier du MI-5, le service de contre-espionnage britannique, apprit que son homologue du Renseignement extérieur MI-6 avait versé la somme de 100 000 £ à un membre d’al-Qaïda en échange d’une tentative d’assassinat de Kadhafi. La tentative eut bien lieu, et occasionna la mort de nombreux passants innocents, mais échoua à éliminer le dirigeant libyen. Ce que Shayler comprit du scénario est qu’il incluait l’élimination de Kadhafi, suivie par la descente de la Libye dans le chaos et les guerres tribales, avec la possibilité d’une prise de pouvoir directe par al-Qaïda elle-même. La situation pourrait alors fournir un prétexte aux Britanniques, agissant probablement, mais pas nécessairement de concert avec les USA ou d’autres pays, pour envahir la Libye et prendre le contrôle des champs pétroliers, sans doute en établissant un protectorat permanent des régions riches en pétrole ou traversées par les pipelines, ainsi que la bordure côtière. Cela reste l’objectif aujourd’hui.

En même temps que la tentative d’assassinat de Kadhafi, le MI-6 et d’autres services secrets occidentaux fomentèrent une importante insurrection dans le Nord-Est libyen, pratiquement dans la même zone où a surgi la rébellion actuelle. Mais la révolte fut alors écrasée par les forces de Kadhafi avant même la fin de l’année 1996. Les événements de 2011 sont simplement la répétition de l’attaque impérialiste contre la Libye, 15 ans plus tard, avec en plus l’intervention étrangère.

La guerre contre l’État Nation

L’actuelle attaque contre la Libye survient dans le contexte plus global d’une attaque contre l’institution d’un État nation souverain, étant donné son existence qui remonte au traité de Westphalie en 1648. Les États-Unis et les Britanniques sont extrêmement inquiets devant la quantité de nations qui tentent d’échapper à l’hégémonie anglo-américaine au travers d’une coopération à grande échelle avec la Russie en matière de sécurité, avec la Chine sur les questions économiques, et avec l’Iran pour ce qui relève des considérations géopolitiques.

La réponse du couple CIA-MI6 a consisté en une vaste orgie de déstabilisations, coups d’État populaires, révolutions colorées, révolutions de palais, mise en lumière par l’opération de diffusion limitée de documents organisée par la CIA et connue sous le nom de Wikileaks, et visant certains noms de la « liste de cibles » de la CIA allant de Ben Ali à Kadhafi. La stratégie d’Obama se serait mieux accommodée d’une initiative spontanée et autonome, et de l’illusion que le printemps arabe fut véritablement l’affaire de jeunes idéalistes visionnaires se rassemblant sur une place pour prêcher la démocratie, la force de la Loi, et les droits de l’homme. Ce ne fut jamais le cas : les décisions actuelles ont été prises par une clique brutale de généraux et de hauts responsables que la CIA a soudoyés ou fait chanter, et qui œuvrent en coulisse pour évincer les personnages comme Ben Ali ou Moubarak. Quoi qu’ait fait Kadhafi par ailleurs, il ne fait aucun doute qu’il a forcé la CIA et l’OTAN à mettre bas les beaux masques de l’idéalisme de la jeunesse et des droits humains, et à révéler l’effroyable visage sous-jacent des drones Predator, des bombardements terrifiants, de la boucherie généralisée et de l’arrogance colonialiste. Kadhafi a aussi réussi à abattre le masque du « Yes we can » d’Obama, dévoilant un va-t-en-guerre cynique poursuivant les politiques bushiennes du « Mort ou vif » ou « Ramenez-le moi », même s’il utilise des moyens différents.

Un lointain miroir de l’impérialisme en Libye : l’épopée « Pharsale » du poète Lucain

Les impérialistes modernes pressés d’envahir la Libye devraient s’inspirer de La Pharsale, l’épopée du poète Lucain, qui traite de la guerre dans le désert libyen lors de la lutte entre Jules César et Pompée le Grand, vers la fin de la République de Rome. Un passage essentiel de ce classique est le discours de Caton d’Utique, partisan de Pompée, qui exhorta ses hommes à entreprendre une mission-suicide en Libye, par ces mots : « Des serpents, la soif, la chaleur et le sable, seule la Libye peut présenter cette multitude de malheurs qui pousserait tout homme à la fuir. » Caton persévère, et trouve « une petite tombe pour renfermer son nom béni, la Libye avait mis fin aux jours de Caton… » [32]

Ne refaisons pas la même folie.

Les pistes d’investigation offertes par l’étude de West Point : un appel aux chercheurs

Le rapport de West Point, comme mentionné ci-dessus, a été mené sur la base de près de 700 fichiers de membres d’al-Qaïda récupérés en Irak par les Forces de la Coalition. Les auteurs de cette étude se sont engagés à mettre la base documentaire ayant servi à leur enquête à la disposition du public, à la fois dans la langue arabe utilisée dans ces dossiers d’al-Qaïda, mais aussi dans leur traduction en anglais. En partant du principe que ces documents restent accessibles, ils pourraient permettre aux chercheurs et aux journalistes, et plus particulièrement ceux ayant des connaissances en arabe (ce qui n’est pas le cas de l’auteur de ces lignes), d’enquêter sur les combattants libyens qui se sont rendus en Irak, et de déterminer si certains d’entre eux sont des parents, des voisins, ou même des associés politiques des membres connus du Conseil des rebelles de Benghazi ou des Forces anti-Kadhafi. Une telle démarche contribuerait à aider les publics européens et américains, et d’autres pays à travers le monde, à mieux comprendre la nature de l’aventure militaire en cours en Libye, au travers d’une meilleure connaissance de qui sont réellement les rebelles libyens, et non par l’image idéaliste et élogieuse qu’en font les médias occidentaux sous contrôle.

Source: voltairenet.org

BENIN: Léhady Soglo ministre d’Etat des villes ?

Jamais, un chef de gouvernement n’a eu de mal de tête pour trouver un poste à un opposant reconverti. Le Président Boni Yayi  continue d’imaginer le poste ministériel qui pourrait convenir à M. Léhady Soglo. On fait la liste et on la refait …Boni Yayi sait bien la difficulté puisqu’il connaît bien l’homme repêché pour l’avoir côtoyé quelque part à la Marina. La monture provisoire  donne M. Lehady Soglo, ministre d’Etat en charge des villes. Faut-il en rire ou le féliciter pour cette future brillante nomination ? Bien sûr que oui ! Après 15 ans d’opposition constante la RB, anémiée par la fuite des cadres, mérite bien de s’occuper des villes. Le seul avantage dans cette formulation, c’est le titre de «  ministre d’Etat ». C’est assez croustillant pour le CV de l’intéressé.

Pour faire accepter cette promesse non encore tenue du Chef de l’Etat, la galaxie renaissante de Léhady Soglo se démêle et se démène pour justifier la nouvelle position de la RB à partir de cercles concentriques graphiques dont il faut être génie de Harvard pour en déceler le sens car des flèches en direction de cercles sans légende est un dessin maçonnique. C’est-à-dire hermétique. Le schéma sinon le croquis qui voudrait présenter le nouveau choix de la RB est inintelligible, incompréhensible et sans connecteurs logiques. Et pour cause.

La RB en s’arc-boutant autour de l’illusion de Ministre d’Etat en charge des villes, voudrait, dit le croquis, « saisir la chance d’influencer l’action gouvernementale et d’exercer un meilleur contrôle ». De mémoire d’énarque, le contrôle de l’action gouvernementale n’est pas du ressort d’un ministre, fût-il ministre d’Etat en charge de villes polluées et constamment inondées en saison de pluies. Preuve s’il en est que la galaxie renaissante  transhumante ne sait pas ce qu’est un gouvernement. Cerise sur le gâteau du ridicule, il ya inversion des rôles.

C’est le député qui contrôle l’action gouvernementale. Ce n’est pas le ministre. Une opposition constructive n’est pas de la mouvance. Aristote nous enseigne : A ne peut pas être A et à la fois non A. (Voir table de vérité, Programme Seconde, A, B,C, D, E, F, collège d’enseignement général).

« Non à la politique de la chaise vide ! » répond la nouvelle RB. La galaxie Léhady Soglo tente de rétorquer à ses désormais anciens alliés, PRD, PSD, MADEP, FORCE-CLE, UNDP, … . Elle voudrait bien faire croire que les absents ont tort. La politique de la chaise vide est un moyen utilisé en une circonstance précise pour marquer un refus de caution à une manœuvre. Dans le cas d’espèce, cette politique  de chaise vide joue sur la crédibilité du vote ou du scrutin. La galaxie transhumante pro-Léhady Soglo  devrait savoir que le respect dû à un scrutin est lié au taux de participation. (Voir cours de droit constitutionnel, 1ère année, Fadesp, Abomey-Calavi).

« Alternative crédible », se revêtit le chantre de la biche à la rivière. La galaxie transhumante pro-Léhady Soglo croit comme de bon enfant de Chœur que l’alternative pour remplacer Boni Yayi en 2016 viendrait de ce courant non autochtone de la majorité présidentielle plurielle. Ah ! D’où l’idée rêveuse de la création des FCRBE : « Forces Cauris pour une Renaissance du Bénin Emergent ». C’est une imagination fertile qui fait froncer les sourcils à Sacca Lafia, Djibril Débourou ou autre Chabi Sika, Rachidi Gbadamassi, Mathurin Nago…

« Négocier un meilleur transfert des ressources aux collectivités locales », se délecte le schéma renaissant.  Ce n’est pas le ministre d’Etat en charge des villes qui remettra la Sogema et le marché Dantokpa  dans le giron de la municipalité de Cotonou. C’est le gouvernement et son chef qui en décident.

En somme, la nouvelle position de la Renaissance du Bénin telle que publiée dans la presse n’apporte rien comme de neuf. Pour le néo-journaliste, ce n’est pas de l’information. Au contraire, il s’agit d’un plagiat mal travaillé du projet de société de l’ex  candidat unique de l’UN, Adrien Houngbédji. C’est un outrage à l’intellect que de ne pas mentionner en note de bas de page, la source des idées appartenant à autrui. (Cf. Référentiel des mémoires, Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), Abomey-Calavi).

Plus la galaxie transhumante renaissante se justifie, moins elle convainc et plus elle s’enfonce. Elle est perçue aujourd’hui  comme une personne qui ouvre la fenêtre et se jette du 18ème étage !

Herbert HOUNGNIBO

La Pressedujour

Mahmoud Ahmadinejad : les États africains doivent s’unir contre les puissances coloniales

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a appelé jeudi les gouvernements africains et ses nations à faire tout ce qui était en leur pouvoir pour parvenir à la pleine unité et au consensus, tout en critiquant les puissances coloniales pour leurs efforts entrepris une fois de plus afin de prendre le contrôle total de l’Afrique du Nord.

Le président Ahmadinejad qui s’exprimait en ces termes lors d’une rencontre avec les ambassadeurs africains en Iran à l’occasion de la Journée internationale de l’Afrique à Téhéran.

«Si les gouvernements africains agissent en coordination les uns avec les autres, les mains des pillards seront coupées de la richesse des ressources de l’Aéfrique alors que le potentiel économique et culturel des nations opprimées d’Afrique portera ses résultats’ a ajouté le président iranien.

Le président Ahmadinejad a déclaré que la Journée internationale de l’Afrique est le jour de commémoration de la grande résistance des nations africaines et de ces dirigeants.

«J’espère que le consensus entre les pays africains permettra d’atteindre le résultat souhaité et que les aspirations des populations africaines pourront également vaincre très prochainement », a-t-il ajouté.

Saluant la formation de l’Union africaine, le président Ahmadinejad a noté que la majeure partie de la richesse du monde est situé en Afrique ainsi que la majeure partie de la civilisation humaine et de la culture.

«Si l’Union européenne se considère comme une puissance économique, ce n’est pas grâce à ses efforts ou ses potentiels ou bien encore ses initiatives, mais c’est parce grâce au pillage des richesses des pays africains, asiatiques et d’Amérique du Sud », a-t-il ajouté.

Le président s’est félicité de l’élargissement de la coopération entre l’Iran et les pays africains soulignant qu’il est en pleine expansion.

«Bien que les pays indépendants du monde entier constituent la majorité de l’Organisation des Nations Unies, les décisions de l’ONU ont toujours été contre les intérêts des pays africains et asiatiques. L’ONU n’a pas réussi à défendre les intérêts des Etats indépendants « , a déploré le président Ahmadinejad.

VIA

Obama, la guerre financière et l’élimination de DSK

Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

Les Français ont assisté avec stupeur à l’arrestation aux États-Unis du leader politique le plus populaire chez eux, Dominique Strauss-Kahn. Ancien ministre de l’Économie, l’homme était devenu le haut fonctionnaire le mieux payé au monde (salaire de base annuel, hors primes et frais : 461 510 USD) et s’apprêtait, disait-on, à briguer la présidence de la République. Cette personnalité chaleureuse, connue pour son appétit à table et au lit, parfois accusé de faire de la politique avec dilettantisme tant il aime prendre le temps de jouir de la vie, est accusée d’avoir violé précipitamment une femme de chambre dans un hôtel de Manhattan.

Pendant six jours, les Français sont restés vissés devant leurs écrans de télévision à regarder hébétés l’acharnement judiciaire contre un homme qu’ils s’étaient habitués à considérer comme un recours possible après le catastrophique quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sa chute était aussi la fin de leurs illusions.

Le spectacle de ce destin brisé tient de la tragédie antique. Le dicton romain « Arx tarpeia Capitoli proxima » revient sur les lèvres : la roche tarpeïenne d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide était si proche du Capitole, lieu symbolique du pouvoir et des honneurs.

Indépendamment de toute considération sur son innocence ou sa culpabilité, le broyage d’une si haute personnalité ne peut que provoquer l’angoisse chez le simple citoyen : si celui-là ne parvient pas à se défendre, alors comment pourrions-nous espérer le faire si nous étions accusés comme lui ?

L’ascension et la chute

Cependant les Français étant un peuple politisé, nourri des leçons de Machiavel sans jamais l’avoir lu, n’ont pas tardé à s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation portée contre leur concitoyen, DSK. À 57 %, selon des sondages d’opinion, ils n’ont pas cru cette histoire de rut que les médias états-uniens se délectent à raconter. Les uns se sont mis à imaginer les scenari possibles de manipulation, tandis que les autres se demandaient « Cui bono ? » (À qui profite le crime ?).

À ce jeu là, le premier nom qui vient à l’esprit est celui de Nicolas Sarkozy. Comment ne pas y penser lorsque l’on se souvient qu’il est devenu président en portant plainte contre son principal rival, Dominique de Villepin, et en l’empêtrant dans une affaire toute aussi rocambolesque de faux documents. Alors, pourquoi pas un nouveau complot pour écarter un nouveau concurrent ?

Dessin de Plantu paru dans « Le Monde » du 25 mai 2011.

Et peu importe que les deux hommes aient eu besoin l’un de l’autre pour préparer les prochains sommets internationaux, ni qu’ils aient été tous deux inféodés au suzerain états-unien. On sait bien que les pires crimes exigent le sang des amis ou mieux des parents.

Au demeurant, les Français ignorent les attaches de DSK [1], comme ils ignoraient celles de Nicolas Sarkozy lorsqu’ils l’ont élu [2]. Jamais la presse ne les a informés que, dans les années 90, au cours de sa traversée politique du désert, il avait été engagé comme professeur à l’université de Stanford par une certaine… Condoleezza Rice. Ils ne savent pas non plus que lui et ses lieutenants Pierre Moscovici et Jean-Chrisophe Cambadélis furent chargé du financement du Parti socialiste et de la Fondation Jean-Jaurès par la National Endowment for Democracy —façade légale de la CIA [3]—. Ils n’ont pas suivi ses nombreux travaux et contrats avec les think tanks atlantistes, le German Marshall Fund of the United States [4] ou le Groupe de Bilderberg [5]. En définitive, ils ne savent rien de son engagement pour l’intégration de la France et de l’Europe au sein d’un grand marché transatlantique dominé par les États-Unis.

Les Français n’en savent pas plus sur ses liens étroits avec Israël. Il pilote au sein du Parti socialiste le Cercle Léon Blum, du nom d’un ancien Premier ministre juif. Ce discret et puissant lobby veille à écarter de la scène politique tout individu qui contesterait le projet sioniste. Ainsi fait-il tomber des têtes, comme celle du politologue Pascal Boniface qui soulignait le caractère électoralement contre-productif d’un soutien à Tel-Aviv dans un pays où 10 % de la population est de culture arabe. DSK ne se cache pourtant pas. Il déclare sans ambage : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » Bizarre pour quelqu’un qui brigue la présidence française. Peu importe, il est si jovial.

Néanmoins, rien n’aura été épargné à Dominique Strauss-Khan et à ceux qui l’aiment : pendant qu’il était placé en garde à vue, puis en détention préventive, sans jamais avoir l’occasion de s’exprimer, le procureur de New York faisait distribuer aux médias un acte d’accusation détaillé.

On peut y lire le descriptif froidement clinique du crime imputé :

« L’accusé a tenté d’avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec un tiers ; l’accusé a tenté par la force d’avoir des rapports vaginaux avec un tiers ; l’accusé a forcé un tiers à un contact sexuel ; l’accusé a séquestré un tiers : l’accusé a obligé un tiers à un contact sexuel sans son consentement ; l’accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties génitales et autres parties intimes d’un tiers dans le but d’avilir cette personne et d’abuser d’elle, et dans le but d’assouvir le désir sexuel de l’accusé.

Ces délits ont été commis dans les circonstances suivantes : le soussigné déclare avoir été informé par une personne connue des services du procureur que l’accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce ; 2) s’est saisi de la poitrine de la plaignante sans son consentement ; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher ses parties génitales de force ; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises ; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique. »

Tout cela étalé des jours durant au journal de 20h, avec moult détails, sous les yeux écarquillés de parents rentrant du travail, et devant des enfants effarés baissant leur nez sur leur assiette de potage.

Le choc culturel

On ne sait qui est le plus traumatisé : le brillant économiste qui devait sauver l’humanité de la crise financière et se trouve soudain ravalé au rang d’infâme criminel, ou le peuple qui aspirait au repos et envisageait de le choisir pour chef, et se voit contraint d’observer une fois de plus la violence des États-Unis.

À ce sujet, les Français cherchent des excuses au système judiciaire anglo-saxon qu’ils découvrent. Certes, ils avaient déjà vu cette parodie de justice dans des séries télévisées, mais ils n’avaient jamais cru que cela exista pour de vrai. Et du système extra-judiciaire, de Guantanamo et des prisons secrètes, ils n’ont jamais rien voulu savoir. Quelques commentateurs ont tenté d’expliquer la dureté de la police et du premier juge comme une volonté de traiter à égalité les puissants et les faibles. Ils ont pourtant tous lu les travaux d’illustres sociologues montrant que dans ce système inique l’argent est roi, et la justice est de classe.

Les Français ont aussi accepté sans broncher les reproches de la presse anglo-saxonne. Tout cela est la faute de la presse française, pouvait-on lire, qui n’a pas enquêté sur la vie sexuelle débridée de M. Strauss-Kahn au nom du respect de sa vie privée. Pourtant, poursuivent les puritains, celui qui séduit ostensiblement les femmes, voire les presse, parfois les bouscule, est un violeur potentiel. « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ». En couverture, Time Magazine représente DSK et ceux qui lui ressemblent sous la forme d’un cochon. Nul n’a relevé que l’accusé était directeur du FMI et vivait à Washington depuis 3 ans sans que la presse anglo-saxonne donneuse de leçon ait, elle, enquêté sur ses supposés vices cachés.

L’accusation ayant ouvert le soupçon, chacun se souvient —mais un peu tard— qu’en 2002 DSK avait tenté de forcer une belle journaliste, Tristane Banon. Lorsqu’elle lui avait demandé un entretien, il l’avait invitée dans un appartement particulier, situé dans le quartier historique du Marais à Paris. Il avait accueilli la jeune femme dans un grand loft, dénué de tout meuble, excepté un grand lit. Et comme la belle ne cédait pas au libertin, il l’avait frappée.
Peut-être à New York, cette violence avait-elle submergé le galant homme et l’avait-elle transformé en criminel ?

Rien ne permet de l’imaginer, d’autant que DSK n’est pas un célibataire frustré. Il est marié à une star de la télévision, Anne Sinclair, qui fut la journaliste préférée des Français avant d’abandonner son métier pour l’accompagner, lui, dans sa carrière. Les Français l’ont retrouvée au Tribunal lorsque Dominique Strauss-Kahn comparaissait, toujours aussi belle et volontaire, malgré les années de plus. Petite fille d’un grand marchand d’art, elle dispose d’une confortable fortune familiale. Sans hésiter, elle était venue de Paris pour payer un million de dollars de caution et offrir cinq millions de dollars de garanties bancaires supplémentaires. En cet instant, cette femme d’argent était prête à tout céder pour arracher son époux des mâchoires écrasantes de la justice états-unienne. Elle n’en était que plus admirable. C’est qu’elle ne lui faisait pas grief de ses incartades, elle qui aimait à l’accompagner à la Chandelle, un club échangiste parisien.

Dans toute nation digne de ce nom, on n’aurait pas supporté de voir une personnalité qui était pressentie pour être élue président et incarner le pays apparaître menottée entre des sbires du FBI, jeté à l’arrière d’une voiture comme un malfrat, exhibé devant un tribunal sans avoir la possibilité de se raser. On aurait probablement fait le siège de l’ambassade US en chantant des hymnes patriotiques. Pas en France. On y admire trop les « Américains ». On les contemple comme le lapin hypnotisé par le serpent cobra. Et l’on a du mal à admettre que l’on n’est pas le centre du monde, que si complot il y a, il ne s’est pas tramé aux bords de la Seine, mais sur les rives du Potomac.

La séquestration

DSK est-il coupable de viol ou victime d’une machination ? Il suffit de réfléchir pour répondre à la question.

L’accusé aurait passé la nuit en compagnie d’une call-girl. Il aurait violé la femme de chambre au brunch matinal, puis se serait rendu paisiblement déjeuner avec sa fille, étudiante à Columbia University. Enfin, il aurait été prendre son avion réservé plusieurs jours à l’avance pour aller rencontrer la chancelière Angela Merkel à Berlin. C’est confortablement assis dans un avion d’Air France qu’il a été appréhendé, dix minutes avant le décollage.

Selon le personnel naviguant, les policiers de l’Unité spéciale pour les victimes (celle du feuilleton Law and Order SVU [6]) n’ont pas demandé à leurs homologues de l’aéroport de procéder à l’interpellation, mais ont tenu à la réaliser eux-mêmes malgré le risque d’arriver trop tard. Pour éviter que DSK ne soit prévenu, ils ont par contre demandé que l’on brouille les téléphones portables dans cette zone de l’aéroport le temps nécessaire à leur venue [7]. Or, un tel brouillage n’est pas de la compétence d’une brigade mondaine. Ceci est bien une affaire de sécurité nationale.

Lorsque le suspect a été placé en garde à vue, il a été coupé de tout contact extérieur, hormis avec ses avocats, ainsi que le prévoit le droit états-unien. Mais lorsque la juge Melissa Jackson l’a mis en détention provisoire, il a encore été coupé de l’extérieur. Sans raison. La détention avait-on expliqué est nécessaire car le prévenu pourrait fuir en France, Etat avec lequel Washington n’a pas conclu de traité d’extradition et qui a protégé un autre prévenu accusé de viol, le cinéaste Roman Polanski. Cette décision n’avait pas été prise pour isoler l’accusé et l’empêcher d’influencer des témoins. Cependant la juge avait décidé de le faire enfermer à Rikers Island, une des plus importantes prisons du monde avec 14 000 détenus, et l’une des plus sombres. Un enfer sur Terre. « Pour sa protection », on l’avait alors gratifié d’une chambre individuelle et mis au secret.

Au total, durant 10 jours, le directeur général du FMI a été séquestré. Pendant 10 jours, le fonctionnement de l’institution internationale a été bloqué faute de signature. Pendant 10 jours, les problèmes de l’euro et du dollar, la faillite de la Grèce, et bien d’autres enjeux ont été suspendus au bon vouloir de policiers, de juges et de matons.

Selon la jurisprudence états-unienne, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû être placé en détention préventive, mais aurait dû bénéficier d’une liberté sous caution. Il a probablement vite analysé la situation. Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission. Le lendemain même, contre toute attente, un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou puisque le FMI avait recouvré sa capacité à agir.

Christine Lagarde, ministre française de l’Économie qui a fait carrière aux États-Unis en défendant les intérêts du complexe militaro-industriel [8], est pressentie pour succéder au prévenu à la direction du FMI, malgré les cris d’orfraie de la Russie et de la Chine.

Au fait, son second avocat, Benjamin Brafman, n’est pas venu le voir en prison et ne s’est pas présenté à la seconde audience. La star du barreau de New York était partie précipitamment en Israël. Officiellement pour y célébrer une fête religieuse en famille [9]. Mais pour exiger ses honoraires, Me Brafman n’a pas dû se contenter d’allumer les feux de Lag Ba’omer, mais il a dû négocier de l’aide pour son client.

Christine Lagarde salue tous ceux
qui ont cru aux promesses faites
par Washington à M. Zhou

Le projet Zhou

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ? Deux réponses sont possibles, et elles sont peut-être liées.

En premier lieu, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity ».

Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier
mot.

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale [12].

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.

Le grain de sable

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux [13]. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon nos contacts à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser, mais sur lequel le complexe militaro-industriel israélo-états-unien assoit sa puissance.

Dans ce contexte que vaut l’honneur d’un homme ?

Thierry Meyssan

Voltaire.net

Afrique : Vous avez dit Franc-maçonnerie ?

Eh oui ! c’est la Franc-maçonnerie. L’Afrique est le continent le plus riche du monde en ressources naturelles et en espaces cultivables. Par quelle alchimie en vient-elle à devenir une zone d’extrême pauvreté, de non droit, un continent déchiré par les guerres fratricides ?

Que cherchent-ils ces Africains dans la Franc-maçonnerie ? Aujourd’hui, La plupart des dirigeants africains sont des franc-maçons, membres de la Grand Loge féminine de France ou du Grand Orient de France ou encore de la Grande Loge mixte universelle. Ils passent le clair de leur temps à servir ces sociétés secrètes aux quelles ils font allégeance.

La Franc-maçonnerie en Afrique a su résister au temps et se développer surtout grâce à la Françafrique merveilleusement entretenue par Omar Bongo, Sassou et Wade.

Demandez à Ali Ben Bongo. Il sait que La franc-maçonnerie est l’un des piliers du régime gabonais. Comme son père, l’actuel homme fort du Gabon règne sur les loges du pays. Ali Bongo, promu à la tête du Gabon en 2009 par Sarkozy est depuis le 31 octobre 2009 Grand maître de la grande loge du Gabon. C’est le Grand maître François Stifani qui a procédé en personne à son intronisation.


Ecoutez un peu ce qu’il dit ce fanfaron : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour servir les intérêts de la Franc-Maçonnerie en général et de cette grande loge en particulier« . Telles sont les paroles prononcées par Ali Bongo Ondimba, président (mal) élu du Gabon lors de son « intronisation » comme « Grand Maitre de la loge nationale du Gabon », que l’on voit par ailleurs s’agenouiller devant ses « frères » maçons. Pitoyable ! Les intérêts du Gabon dont il est le président sont relégués au second rang et  passent après ceux de sa confrérie.

Voici encore cet autre extrait de la vidéo d’intronisation de Denis Sassou Nguesso, le président actuel du Congo ; ceci montre clairement à quels points ces hommes politiques sont entretenus dans des liens obscurs.

Même si le fait n’est pas condamnable puisque chaque citoyen est libre devant la nation de ses choix, on peut à juste titre se demander ce qui leur est enseigné dans ces confréries pour que leurs pays soient si malgouvernés, si belliqueux et le continent si déliquescent ? Se demander aussi pourquoi les Franc maçons tiennent-ils à avoir dans leurs rangs les despotes africains, les putschistes qui légitiment leur pouvoir par des élections mal organisées ? Se demander pourquoi en Occident, on ne vient pas au pouvoir par les armes – suivez mon regard – alors qu’en Afrique les putschistes sont soutenus et célébrés ? Se demander aussi pourquoi en Occident, aucun chef d’Etat, fusse t’il maçon ne fait plus de deux mandats présidentiels alors qu’en Afrique ce vilain luxe est permis et encouragé ?

On pourrait se taire si au moins l’appartenance de ces chefs d’Etat et autres Cadres Africains à ces confréries faisait avancer et développer leurs pays. Mais hélas !

L’on sait que la garde rapprochée du président Nicolas Sarkozy compte de nombreux franc-maçons  même s’il refuse ne pas  en être membre. Parmi eux, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand et Alain Bauer, l’ancien Grand maître du Grand Orient de France.

« La franc-maçonnerie est ici chez elle au ministère de l’intérieur » Paroles prononcées par NICOLAS SARKOZY le 23 Juin 2003, pour le 275° anniversaire de la secte, mère de la république lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur.

Sarkozy aurait-il cherché à reprendre la main en Côte d’Ivoire en réussissant à évincer du sommet de l’Etat ivoirien le président Gbagbo qui n’a eu de cesse de s’opposer à la dictature que tente d’imposer la franc-maçonnerie dans son pays en remettant en cause tous les liens obscurs existant entre la France et son pays ?

 « Laurent Gbagbo n’est pas digne de confiance, nous devons faire le nettoyage en Côte d’Ivoire » avait t’il affirmé lors d’une de ses nombreuses sorties ratées dont il a le secret. De quel nettoyage parlait-il ? Ce nettoyage consisterait-il à mettre à la place de Laurent Gbagbo qui se dit né de nouveau un homme qui recevra les instructions de Paris et fera allégeance comme Denis Sassou, Amani Toumani, Blaise Compaoré ou autre Déby ? Ouattara serait-il franc-maçon ou le deviendra t’il comme Ali Bongo ?

Une chose est  sûre, son ministre de l’intérieur Ahmed Bakayoko en est membre et d’ailleurs de la même loge maçonnique qu’Ali Bongo.

Hamed Bakayoko, ministre de l’intérieur de Ouattara

Ouattara en a lui aussi été accusé maintes fois par la première dame Simone Gbagbo qui a toujours clamé que c’était la Franc-maçonnerie qui faisait la guerre à la Côte d’Ivoire.

Le clan Ouattara en pleine incantation

Recevant les femmes méthodistes de Côte d’Ivoire après Linas-Marcoussis, Simone Ehivet Gbagbo déclarait : «Notre pays est la cible de mystiques, particulièrement les francs-maçons !» et au pasteur Moïse Koré, responsable de la Mission internationale Shekinah Glory, église dont Le Président Laurent Gbagbo est un des fidèles de se plaindre lui aussi, de la persécution maçonnique, mais en des termes plus voilés, dans une interview au quotidien Le Temps, du 13 août 2003. «Moi, je suis un serviteur de Dieu. Je suis dans un milieu qui n’est pas le mien. J’ai la malchance ou le bonheur d’encadrer spirituellement un responsable politique, qui n’entre pas dans les schémas traditionnels des chefs d’Etat africains, allant de fraternité en fraternité. Je suis gênant, c’est aussi simple que ça. Je gêne parce que je parle de Jésus-Christ. Et le président a choisi de marcher avec Jésus-Christ. Ce n’est pas dans le schéma traditionnel : on est initié dans des loges, on est dans des pratiques maraboutiques. En tout cas, ces choses ne me font ni chaud ni froid. C’est le lot quotidien d’un enfant de Dieu : la persécution, les épreuves. Ils peuvent continuer: quand ils seront fatigués, ils vont s’arrêter», affirmait-il.

Le bilan de Sasssou, Compaoré, Bongo, Déby,… dans leurs pays respectifs ne laisse pas présager d’un avenir radieux pour la Côte d’Ivoire et pour la zone UEMOA si tel devrait être le cas. C’est donc parti pour une épopée de servitude qu’établiront les hommes en tablier qui comme toujours croient pouvoir régenter le destin de l’Afrique selon leur bon vouloir.

Très ahurissants, les derniers épisodes du feuilleton ivoirien. Il vaudrait mieux commencer à en rire pour ne pas mourir de chagrin.

Aussi très instructive, vous pouvez télécharger l’explication ésotérique faite des accords de Marcoussis par le « Mouvement ivoirien pour la défense des institutions de Côte d’Ivoire  (MIDICI) ».

Vous comprendrez pourquoi les accords ont duré neuf (09) jours, pourquoi le document final comporte  neuf (09) annexes, pourquoi le comité de suivi de ces accords compte neuf (09) membres et finalement pourquoi à l’occasion de la signature de ces accords le 24 janvier 2003, les bailleurs de fonds dont l’Union Européenne avaient promis à la Côte d’Ivoire une somme de 400 millions d’euros pour la reconstruction du pays si les conclusions de ces accords étaient appliquées.

Téléchargez MARCOUSSIS_LES CODES SECRETS DU PACTE MACONNIQUE ET LE CODE 222

aymard

Angola: le Gouvernement dénonce l’interventionnisme armé en Afrique

Le ministre angolais des Relations Extérieures, Georges Chicoty, a declaré jeudi à Addis Abeba, que l’Afrique était marqué par l’interventionnisme armé et par une forte implication politique des puissances occidentales dans la résolution de leurs problèmes dont la politique interne.

Georges Chikoty a fait cette dénonciation dans son discours prononcé à la session extraornaire de l’Assemblée des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) qui se déroule depuis mercredi à Addis Abeba (Ethiopie).

Le Chef de la diplomatie angolaise qui y a participé en qualité de représentant du Président José Eduardo dos Santos, il  a cité à titre d’exemple les cas de la Côte d’Ivoire et de la Libye, rappelant que les Nations Unies ont autorisé les interventions militaires dans ces pays avec un soit-disant objectif de protéger les populations locales.

Selon lui, pour la première fois cette formulation a été utilisé de façon aussi claire par l’ONU pour justifier l’invention dans un conflit, faisant remarquer une nouvelle manière d’agir dans la gestion de crises.

Dans son allocution faite devant 13 Chefs d’Etat et 24 chefs de gouvernement africains, Georges Chicoty a souligné que la nouvelle tendance du conseil de sécurité de s’engager de façon active et se plaçant en faveur de l’une des parties en conflit, entre en choc avec le concept traditionnel de maintien de la paix conçue comme rigourireusement neutre depuis la création de l’ONU.

Pour le diplomate, le monde vit de grandes transformations qui ne peuvent être indifférent à aucune nation, vu que les pays africains qui avaient fait tant de progrès sont l’objet de destruction systématique et programmée avec des conséquences imprévisibles pour l’avénir du continent.

Il a fait observer que indépendamment des expériences vécues, aujourd’hui personne ne sait par où viendront les prochains conflits et par conséquent l’Afrique ne peut se croiser les bras et espérer que surgissent de nouvelles crises pour trouver des solutions.

« Les Etats africains doivent assumer leurs responsabilités devant l’organisation continentale, lui fournissant une autonomie financière, en évitant ainsi une dépendance des contributions des pays donateurs, en redéfinissant des priorités de l’organisation, en créant un agenda minime et plus efficace.

VIA

Abdoulaye Wade se paie cash un immeuble à plus d’un milliard à Ngor

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a payé cash un milliard cent quatre vingt deux millions à Cheikh Amadou Amar, un Sénégalais établi au Gabon, pour lui acheter son immeuble non bâti de 5435 m2 à Ngor virage (Dakar). Selon La gazette qui révèle cette transaction foncière suspicieuse, l’affaire remonte au mois de novembre dernier.

Tout a été découvert quand Monsieur Amar s’est rendu dans une banque de la place pour déposer plus d’un milliard liquide. Contraint par les autorités bancaires à justifier l’origine, il a révélé que l’argent lui a été donné par Me Wade.

C’est après cela que la banque a accepté le dépôt mais à condition de complémentaire. La pièce complémentaire qu’il présentera est une attestation notariée, certifiant la vente de son immeuble à Wade.

D’après La gazette, c’est un haut dignitaire de l’Etat, parent de Me Wade qui a fait parvenir à Cheikh Amar cette attestation. Cette personnalité est citée dans plusieurs dossiers de blanchiment d’argent en instruction ou en cours d’enquête.

L’acte de vente notarié a été certifié par l’étude de Me Patricia L. Diop. Sauf que nos confrères se sont référés à l’expertise d’un spécialiste des actes notariés. Ce dernier suspecte un blanchiment d’argent parce que le paiement s’est fait hors de la vue de la notaire. Le lieu de paiement n’est pas indiqué dans l’attestation. Donc, dans cette affaire d’acte notarié,
Le journal parle de vice de procédure et d’une attestation de complaisance.

Charles Thialice SENGHOR pressafrik.com