Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: août 25, 2011

Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l’Iran

Le Président Syrien Bachar al Assad

« La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix ». – Denis Diderot Extrait de L’Encyclopédie

Dernier partie du scénario diabolique concocté dans les officines occidentales, pensant maintenant que le régime va tomber comme un fruit mûr, Les Etats-Unis et l’UE appellent Bachar Al-Assad à la démission ’L’Union européenne note que Bachar Al-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu’il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir’, a déclaré Mme Ashton. Dans l’intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer’, explique M. Obama Les ’graves violations des droits de l’homme’ en Syrie contre les manifestants’ pourraient relever de crimes contre l’humanité’, a indiqué jeudi 17 août un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU.

Nous allons rapporter quelques informations alternatives sur la réalité de ces manifestants pacifiques Auparavant, quelques flash sur la mosaïque des ethnies et confessions en Syrie. Les minorités non arabes les plus importantes sont les Kurdes, habitant essentiellement le long de la frontière turque (8 %) au nord, et les Arméniens, qui vivent dans le Nord, surtout dans les grandes villes (2,8 %) La Syrie compte une douzaine de langues. Le pays est musulman à 90 % (dont les Kurdes), avec des minorités chrétiennes. La plupart des Syriens sont des sunnites (env. 70 %), mais certains sont de rite chiite, ismaélien ou alaouite.

La Syrie compte aussi des druzes professant une religion musulmane hétérodoxe ; Comme tous les chiites, les druzes, ismaéliens et alaouites constituent des sous-groupes particuliers du monde musulman. Les autres Syriens non musulmans sont chrétiens, soit catholiques, grecs-orthodoxes ou arméniens-orthodoxes, mais on compte aussi un millier de juifs. C’est donc sans conteste toutes les langues et toutes les religions du Moyen Orient qui tiennent grâce à un équilibre subtil –qui risque de voler en éclat- qui a été précédé par des siècles d’instabilité notamment depuis l’ingérence occidentale dans la Syrie ottomane souvenons nous du concept de protection des minorités cher à la France et ceci en vertu d’une promesse de Saint Louis à l’évêque Maroun ( les Maronites ) il y a de cela près de huit siècles !

Pour l’histoire, en attisant les tensions religieuses l’Angleterre et la France ont mis en coupe réglée l’empire ottoman dont la Syrie était une province depuis 1516. Au cours de l’automne 1917, le général Sir Edmund Allenby a envahi la Palestine et, le 11 décembre, lui et ses officiers sont entrés dans la ville sainte de Jérusalem par la porte de Jaffa. Le Premier ministre, Lloyd George, considérait cela comme un cadeau de Noël et écrivit que la chrétienté avait repris « possession de ces lieux saints ». Le général français, Henry Gouraud, entra à Damas en juillet 1920. Après avoir frappé sur le tombeau de Saladin, Gouraud s’écria : « Réveille-toi Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant. » Après la mise à mort de l’Empire Ottoman, par les accords de Sykes Picot la France s’adjudja la Syrie dont elle fit un protectorat de 1920 à 1941.

La réalité du terrain : Pacifistes ou rébellion armée ?

On parle de militants pacifistes. Qui sont ils ? Ces manifestants manifestent mais dans le même temps, on parle de subversion. Il est vrai qu’il y a des manifestations dans certaines villes, qu’il y a des morts, que l’armée est intervenue. Les médias aux ordres attribuent cela à l’armée. Ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’il y a une rébellion soutenue par l’extérieur C’est une vraie guerre entre les forces armées syriennes et c’est que le pouvoir appelle les « hors-la loi ».

Pour le représentant russe auprès de l’Otan « L’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bachar al-Assad avec comme objectif à longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran« . Dimitri Rogozin, délégué de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN. Rogozin commentait, vendredi 5 août dans le quotidien moscovite Izvestia, la condamnation par le conseil de sécurité de l’ONU, deux jours plus tôt, de la répression violente en Syrie « Le noeud coulant autour de l’Iran se resserre. Des préparations militaires contre l’Iran sont déjà en cours de réalisation » affirme Rogozin, pour qui l’OTAN n’a pour but que d’intervenir contre les régimes « dont les vues ne coïncident pas avec celles de l’Occident. » (1)

Pour Michel Chossudovsky Des développements récents en Syrie indiquent qu’il s’agit d’une insurrection armée à part entière, intégrée par des mujahideen, islamistes (« Freedom Fighters »), appuyés, entraînés et équipés par l’OTAN et le haut commandement de la Turquie. Selon des sources du renseignement israélien : Entre-temps, le quartier général de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc dressent des plans pour leur première étape militaire en Syrie, laquelle consiste à munir les rebelles d’armes pour combattre les chars d’assaut et les hélicoptères constituant le fer de lance du régime Assad pour réprimer la dissidence. Afin de repousser les forces armées gouvernementales, les stratèges de l’OTAN pensent davantage à répandre de grandes quantités d’antichars, de roquettes antiaériennes, de mortiers et de mitrailleuses lourdes dans les centres où ont lieu les contestations, au lieu de répéter le modèle libyen de frappes aériennes. (…) L’OTAN et le haut commandement turc envisagent également le développement d’un djihad impliquant le recrutement de milliers de mujahideen (« Freedom Fighters », ce qui évoque l’enrôlement de moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’âge d’or de la guerre soviéto-afghane. (2)

Nous voilà avertis, on appréhende un peu mieux la nature du mouvement pacifiste syrien et les 2000 morts dénombrés dont 400 des forces de sécurité n’ont pas interpellés les médias aux ordre quant à la mort bizarre de 400 militaires de la main de pacifistes désarmés.

La boite de Pandore des conflits interconfessionnels et ethniques

Deux témoignages de personnalités religieuses nous permettent de situer avec clarté les enjeux d’abord la lettre ouverte du professeur Zehlaoui prêtre Arabe de Syrie à Monsieur Alain JUPPÉ Ministre des Affaires Étrangères de la France et ensuite celle d’une mère supérieure d’un Couvent. Le Prêtre arabe de Syrie, écrit : « je viens d’apprendre à l’instant votre déclaration aux États-Unis, touchant la légitimité de notre Président de la République. En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. (…) Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous êtes plu à le refaire en Irak, en Iran, en Afghanistan, Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Lybie ».

« Démontant les raisons de cet acharnement il écrit : « Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manœuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle Flournoy ? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël ! Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie ? (…) laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe. Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. … C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais !

Décryptant les relations Occident –Israël, le professeur Zahlaoui (…) Les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux sans exception, des plus ’grands’ aux plus ’petits’, les États-Unis en tête, deviennent rien moins que des néants. Des néants aveugles, sourds et muets ! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste, expansionniste et exterminateur. Pourtant les juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazie, à tous les peuples arabes et musulmans, dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un Holocauste de 60 ans déjà, aux arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine » (3).

Même témoignage poignant de Mère Agnès-Mariam de la Croix Supérieure du couvent de Saint Jacques l’Intercis, en Syrie. Elle pointe du doigt la manipulation de l’information : « La Syrie est notre patrie d’adoption. (…) Il est impératif d’être bien renseignés sur une situation donnée pour pouvoir se positionner en conséquence. (…) Car aujourd’hui en Syrie, pour être bien renseigné, il ne suffit plus de suivre les nouvelles servies par les chaînes satellitaires internationales. Nous l’avons constaté sans cesse : la réalité qui se vit ici est différente de ce que transmettent les médias. Ces chaînes n’accompagnent pas l’évènement, elles le précèdent pour le provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens accusent cette information de parti pris et de falsification. Nous avons essayé de nous documenter en temps réel en téléphonant à des proches sur les lieux mêmes des incidents décrits : la situation ressemblait plus à ce qu’en disait la télévision syrienne qu’à celle propagée par Al Jazzirah, BBC ou France 24, Al Hurra ou Al Arabia à travers des montages et autres compilations audio-visuelles mensongères et de mauvaise qualité (…) Les slogans faussement humanitaires anesthésient la conscience des auditeurs et favorisent le glissement vers une logique vindicative aveugle qui, somme toute, ne sert que la cause de l’injustice. (…) (4)

Mère Agnes –Mariam met les choses au point concernant la nature réelle de la protestation « pacifique » Aujourd’hui, écrit elle il ne fait aucun doute qu’il y a ingérence étrangère, refusée fièrement par une partie de l’opposition. Aujourd’hui il ne fait aucun doute que l’opposition s’est muée en divers endroits en une insurrection armée qui commet des atrocités contre la population civile et contre les forces de l’ordre et l’armée. Enfin, aujourd’hui, l’exacerbation du clivage confessionnel est une triste réalité. Ces trois facteurs convergent pour réanimer le spectre de l’affrontement interconfessionnel, voire de la guerre civile. (…) Ahuris nous assistons à un stratagème destructeur : telles grandes puissances, à grand renfort d’endoctrinement médiatique, jouent sur la corde du fondamentalisme religieux pour mettre en relief les différences qui séparent alors que les points communs qui unissent sont bien plus nombreux. (…) La visite des ambassadeurs US et français à Hama a été vécue chez nous comme une démarche injustifiable. (…) » (4)

La Mère Supérieure s’interroge ensuite sur le pourquoi de la manipulation : « Pourquoi les Occidentaux encouragent-ils une insurrection armée, confessionnelle et fondamentaliste de surcroît, qui risque de s’étendre comme une tache d’huile ? De son côté le Patriarche maronite Mar Béchara Boutros Raï a une lecture plus globale de la situation. Il dénonce le « projet du Nouveau Moyen-Orient qui est à l’œuvre pour morceler le monde arabe dans le but qu’Israël vive en paix en en sécurité ». La tendance mondialiste qui prévaut c’est de promouvoir le choc des civilisations pour asseoir la légitimité des regroupements ethniques ou confessionnels qui, à leur tour, légitiment l’existence d’Israël. La Syrie vit depuis des mois des coups d’État larvés car ce remodelage ne peut être instauré sans la force des armes. L’insurrection armée en Syrie est une tumeur inoculée qu’on cherche à faire crever un peu partout dans le pays au gré des clivages confessionnels ou tribaux, avec son cortège de haine, de vengeances, de victimes et de désastres socio-économiques. (…) La majorité des musulmans et des chrétiens syriens se sont d’abord tenus à l’écart du mouvement de contestation pour diverses raisons, puis ils l’ont boycotté, et enfin certains s’y sont opposés.

Nous sommes cœur et âme avec les justes revendications de tout citoyen pour la liberté civique, la fin du totalitarisme d’État et de la corruption. Nous souhaitons la démocratie, l’impartialité de la justice et des réformes économiques et sociales conséquentes. Mais nous sommes conscients – et c’est là où nous nous heurtons à beaucoup d’incompréhension – que ces revendications peuvent devenir un cheval de Troie pour diverses entités nationales ou politiques afin de provoquer une déstabilisation dangereuse à partir de clivages confessionnels et claniques très subtils. (…) » (4)

Elle conclut enfin à la nécessité de l’autocritique tout en affirmant que le Baath a réussi à maintenir un subtil équilibre entre les confessions : « Mais la Syrie est loin de l’effondrement. Les foyers d’où l’on cherche à attiser les antagonismes confessionnels sont isolés et contrôlés, parfois au prix du sang lorsqu’il y a une résistance armée, au fur et à mesure que la population prise en otage fait appel à l’armée. Le peuple syrien est composite : sunnites, alaouites, chiites, chrétiens, druzes, arabes, kurdes, turkmènes, caucasiens, et j’en passe. Il n’est pas facile de maintenir une telle mosaïque dans la cohérence et la paix civile. Le parti Baath l’a obtenu en respectant les règles qui président aux structures tribales et claniques de l’Orient. Cependant ce régime était totalitaire et corrompu. Aujourd’hui une saine autocritique est à l’œuvre publiquement et des lois sont promulguées, obtenues par une saine opposition, pour les réformes souhaitées. Nous préférons cette voie tant qu’il y a de l’espoir. (4)

L’ouverture de cette boite de Pandore amènera le chaos, c’est un second Irak qui se profile à l’horizon avec son cortège de malheur de douleur et de détresse pour les Syriennes et les Syriens.. Tous les pays arabes attendent leur tour.. Si l’Occident était de bonne foi, il accompagnerait Bachar Al Assad dans son programme de réformes, les élections, le multipartisme… Les Occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient pour la rendre favorable à Israël. Il faut savoir qu’Israël est en train de construire un mur dans le Golan, comme celui de la bande de Gaza. Cela veut dire que c’est une annexion définitive des territoires syriens. L’Occident ne veut plus de ce régime syrien qui, il faut le savoir est le dernier domino avant la « normalisation de l’Iran » On peut penser que plus rien ne peut arrêter la dynamique d’effritement des anciens pouvoirs arabes. Si la Syrie est démantelée elle ne sera plus comme avant, les suivants d’El Assad accepteront une partition des Kurdes qui rêvent avec leur frères Irakiens et Turcs d’avoir leur Etat. La Turquie est de ce fait, visée. L’Iran aussi. Sombres jours pour les pays vulnérables. (5)

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu. dz

1 http://www.infosyrie.fr/decryptage/le-representant-russe-aup…

2 Michel Chossudovsky L’OTAN et la Turquie appuient les rebelles armés en Syrie. Recrutement de mujahideen. Mondialisation.ca 16 aout 2011

3. Pr. Elias Zahlaoui Lettre à Mr Juppé ministre français des affaires érangères 9/6/2011

4. http://www.france-catholique.fr/SYRIE-ENTRE-CONFLITS-ARMES-E… 15 août 2011

5. Chems Eddine Chitour : La Syrie en marche pour la partition http://www.mleray.info/article-la-syrie-en-marche-pour-la-pa…

URL de cet article 14446
http://www.legrandsoir.info/face-a-la-democratie-aeroportee-la-syrie-dernier-verrou-avant-l-iran.html

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L’Algérie dans le collimateur de l’Otan ? Demain l’Afrique un Continent en feu ?

Source : Political-motion – http://www.political-motion.com/

Comme nous le livre Mr RAKOSKY sur son blog / Agoravox ainsi que Séverine TOCHE /Cameroonvoice, L’Algérie se trouve dans le collimateur de l’OTAN.

NOUVELLE CIBLE? DEMAIN L’AFRIQUE UN CONTINENT EN FEU?

Ainsi donc alors que Tripoli subit maintenant chaque jour les raids meurtriers de l’Otan, que la Libye fait face à une agression armée étrangère, c’est l’Algérie qui se trouve aujourd’hui dans le collimateur de l’Otan.

Selon ce qu’ils appellent le Droit international, la France aurait le droit de livrer des tonnes d’armes et de financer des bandes de mercenaires dans le but avoué de renverser par la violence un gouvernement souverain.

Au nom de la démocratie et avec le soutien honteux des députés socialistes et écologistes, Sarkozy confisque les avoirs libyens et prépare le transfert de la propriété du pétrole et des richesses de la Libye vers un prétendu gouvernement de transition.

L’Algérie est une cible depuis longtemps, elle subit les foudres du FMI pour son refus de s’ouvrir totalement au capital étranger et de privatiser son économie.

L’Algérie est une cible, parce que tout gouvernement, toute Nation indépendante et souveraine est devenue une cible.

L’Algérie est une cible parce que ses réserves de pétrole et de gaz naturel échappent au contrôle des firmes multinationales

Par PAKOSKY

Ce que Sévérine Toche résume Quant à elle en ces termes :

L’Algérie dans le collimateur de l’OTAN

Nul doute que nous sommes au début d’une campagne ou les partisans de la démocratie par les bombes vont s’en prendre à la souveraineté d’une autre nation Africaine. Une de plus, une de trop

Sévérine Toche,26/0è/2011

Voici les faits, tels que rapportés par la lettre MED

Les Etats-Unis ont ouvert une enquête au sujet d’un navire battant pavillon libyen, qui aurait mouillé le 19 juillet courant au port algérien de Djendjen, d’où sa cargaison d’armes fut acheminée vers la Libye. Les armes ont été convoyées par des relais de l’armée algérienne à travers le sud-est du Sahara algérien, jusqu’en Libye, où elles ont été remises à des hommes du colonel Kadhafi. Un responsable du Département d’Etat américain, qui a dévoilé les dessous de cette opération qu’il a vigoureusement condamnée, a accusé l’Algérie d’avoir violé les dispositions de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité. « Nous sommes au courant de rapports indiquant qu’un navire transportant des armes destinées au régime de Kadhafi a été autorisé récemment à mouiller (dans un port) en Algérie, et que ces armes sont actuellement en train d’être acheminées par voie terrestre vers la Libye voisine », a précisé le responsable du Département d’Etat.

Les Etats-Unis sont en train de vérifier ces informations, et qui, « si elles s’avèrent justes, constitueraient une violation des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies », a encore affirmé le responsable américain.

L’Algérie est dans le collimateur, voici l’avertissement lancé par Louisa Hanoune au nom du Parti des travailleurs d’Algérie « l’Algérie est dans le collimateur des pays occidentaux qui mènent cette offensive contre le régime d’El Gueddafi. « La souveraineté des pays du Maghreb est menacée », a-t-elle averti lors de l’ouverture des travaux de son bureau politique à Alger ayant porté sur l’actualité de la scène politique nationale, régionale et internationale. Pour la pasionaria du PT, cette opération militaire est le prélude à l’exécution du scénario américain de la guerre au Sahel. « Cette agression sent l’odeur du plan Pan-Sahel, de l’Africom, et du projet du Grand Moyen-Orient », a-t-elle dénoncé. Selon Mme Hanoune, ces projets visent la dislocation des pays de ces régions en vue d’accaparer leurs richesses. Elle a lancé, en ce sens, un véritable SOS contre la reconduction du scénario du Soudan. « Le Soudan était le plus grand pays de l’Afrique. Sa souveraineté a été réduite en miettes après la scission du Sud », a-t-elle rappelé. Et l’Algérie dans tous ces scénarii ? La lecture de Mme Hanoune est sans équivoque : l’Algérie est sur les tablettes des grandes puissances. « Aujourd’hui, le secrétaire général de l’Ugta, Abdelmadjid Sidi Saïd, a déclaré qu’il a pu extraire l’Algérie de la liste des pays arabes non démocrates, lors des travaux du Bureau international du travail en Suisse », a-t-elle souligné. Elle a également salué la position de l’Algérie concernant l’offensive militaire menée par la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et d’autres pays contre la Libye ».

Nul doute que nous sommes au début d’une campagne où les BHL et autres partisans de la démocratie par les bombes vont s’en prendre à la souveraineté de la Nation algérienne.
Encore une fois, honte à la gauche française qui n’a rien d’autre à offrir que la guerre de pillage aux peuples du monde et que la soumission au paiement de la Dette pour tout programme de gouvernement.

BAS LES PATTES devant l’Algérie libre et indépendante !

Guerre Coloniale De L’OTAN En Libye : Les Pervers De L’UMP Applaudissent Au Pillage du Pétrole, du Gaz, A La Ruée Vers L’Or de Tripoli

« Je n’aime pas les grands mots, mais ce que je vois c’est le commencement d’une deuxième colonisation de l’Afrique » Lode Vanoost ancien porte parole du parlement belge.

Actualisation de la situation en Libye. NE CROYEZ PAS LES MEDIAS A LA SOLDE DES MARCHANDS DE CANON ET BANQUIERS ET LEURS LARBINS UMPS & C°

L’arrogance affichée par les élites politiques perverses de l’UMPS dans leurs propos concernant la situation en Libye après 6 mois de bombardements intensifs de l’OTAN qui ont fait des milliers de victimes civiles libyennes surtout ces derniers jours où ils ont redoublé d’intensité montre à quel point la seule chose qui les intéresse c’est la main mise sur le pétrole et le gaz libyens par leurs donneurs d’ordre les multinationales qui piétinent d’impatience de pouvoir acheter les truands/al Qaeda/royalistes libyens – qui sans l’aide de l’OTAN mais surtout de la France la Grande Bretagne et les US sans oublier le Qatar n’auraient rien pu faire et restent de surcroit divisés – pour pouvoir impunément comme au temps des colonies piller le peuple libyen.

C’est surprenant que pendant 6 mois la situation soit restée bloquée malgré ces bombardements criminels de l’OTAN et que brusquement les médias propagandistes crient victoire en montrant des scènes de liesse dans Tripoli le peuple de Tripoli supposé acclamé en libérateurs ces terroristes du CNT. Des évènements non confirmés pour l’heure par des journalistes honnêtes (il en reste quelques uns) actuellement sur place. Il serait fort étonnant quand on connaît l’animosité existante entre les « traîtres » de Benghazi et la majorité de la population de Tripoli que cette dernière se réjouisse de la « victoire » de cette bande de fanatiques supplétifs de l’OTAN.

Pour expliquer cette fulgurante avancée des gangs du CNT dans Tripoli certains avancent le soutien inconditionnel par la puissance de feu aérien et maritime en violation de la Résolution 1973 du CSONU de l’OTAN le déploiement de forces spéciales au sol pour entraîner les rebelles et effectuer des missions de reconnaissance et repérage de cibles, mais aussi lors de l’avancée sur et dans Tripoli de leurs participation aux combats.

L’OTAN ne dissimule même plus la présence de «bottes au sol» de même que ceux qui ont voté pour la Résolution 1973 oublient désormais dans leur précipitation de crier victoire de mentionner la «protection des civils» affirmant haut et fort que «Kadhafi doit partir» prouvant ainsi à tous ceux qui ont soutenu stupidement cette «guerre humanitaire» que l’objectif réel était bien un «changement de régime» pour une recolonisation et un pillage de la Libye.

On parle moins de l’importante réserve d’or possédée par le peuple libyen. La Libye dispose d’une réserve de 143.8 tonnes. Dans le contexte actuel de crise économique avec des banques en manque de liquidité cet or libyen détenu par la Banque Centrale Libyenne est fortement convoité et ce d’autant plus que le président du Venézuela, Hugo Chavez, vient d’annoncer la nationalisation de l’exploitation de l’or dans son pays qui possède d’importantes ressources minières mais aussi le rapatriement et le transfert de ces réserves d’or soit au Venezuela soit dans des pays amis tels la Russie, la Chine…

D’où le vent de panique qui souffle dans le monde des banques notamment américaines et européennes obligées de se séparer de ce magot et la flambée actuelle de l’or.

Mais cette flambée de l’or peut aussi s’expliquer par le fait qu’il soit possible que les 143.8 tonnes d’or de la Libye ne soit plus à Tripoli mais ait été transférés ailleurs dans un pays ami qui partageait avec Kadhafi le souci de faire directement profiter le peuple de ses richesses en ressources naturelles en instaurant l’accès gratuit aux soins à l’éducation, des aides aux logement, bref en développant et consolidant un « état providence » tant décrié par les élites néo libérales cupides qui applaudissent aux massacres de civils en Libye.

Alors pure coïncidence cette « Ruée vers l’Or « sur Tripoli de l’OTAN et ses gangs armés de supplétifs du CNT ?

Comme l’a déclaré si justement l’ancien porte parole au parlement belge, Lode Vanoost le 22/08/2011 au site russe RT :

« L’opération de l’OTAN en Libye est un spectacle politique parfaitement orchestré qui marque le début d’une deuxième colonisation de l’Afrique. Les US et l’UE ont de très bons analystes professionnels…

« Ils ne vont pas le dire à haute voix mais ils savent parfaitement bien qu’il n’y aura pas de transition en douceur et pacifique en Libye. C’est là-dessus qu’ils comptent. Cela va leur donner une parfaite excuse pour intervenir militairement au sol.

« Je n’aime pas les grands mots mais ce que je vois c’est le commencement d’une deuxième colonisation de l’Afrique. »

Il a prédit que l’OTAN ne se retirerait pas de Libye à la fin de son mandat en Septembre.

Actualisation sur la situation en Libye

Libye : Manifeste du Conseil Tribal Libyen

Alors que l’OTAN et ceux qui la soutiennent envisagent la fin du jeu ils pourraient vouloir examiner certains extraits du manifeste du Conseil Tribal Libyen publié les 26 Juillet.
Parlant au nom des 2000 tribus de Libye, le Conseil a publié une déclaration signée par de nombreux chefs de tribus de l’Est de la Libye.

« Par cette lettre au sommet extraordinaire Africain, se réunissant à Addis Abebas, les notables des tribus de l’Est de la Grande Jamahiriya confirment leur total rejet de ce qui est appelé le Conseil de Transition à Benghazi qui n’a pas été nommé ni élu par les représentants des tribus mais plutôt imposé par l’OTAN. »

« Ce qui est appelé le Conseil de Transition de Benghazi nous a été imposé par l’OTAN et nous le rejetons complètement. Est-ce la démocratie d’imposer des personnes par la force des armes aux gens de Benghazi, beaucoup d’ente elles n’étant même pas Libyennes ou issues de tribus libyennes mais viennent de Tunisie et d’autres pays. »

« Le Conseil Tribal affirme sa totale coopération avec l’Union Africaine et ses suggestions visant à aider à empêcher l’agression contre le peuple libyen… »

« Le Conseil Tribal condamne l’agression croisée contre la Grande Jamahiriya exécutée par l’OTAN et les forces arabes régressives ce qui constitue une importante menace contre les civils libyens alors qu’ils continuent à les tuer alors que l’OTAN bombarde des cibles civiles… »

« Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons pas d’autorité autre que celle que nous choisirons par notre volonté libre c’est-à-dire par le Congrès du Peuple et les Comités des Peuples et la direction populaire sociale, et nous nous opposerons par tous les moyens à disposition aux rebelles de l’OTAN et à leur massacre leur violence et leur mutilation des cadavres.

Nous avons l’intention de nous opposer par tous les moyens à disposition aux agresseurs croisés de l’OTAN et les laquais qu’ils ont choisis»

Selon un représentant du Conseil Suprême Tribal Libyen « les tribus de Libye ne se sont pas encore complètement réunies pour repousser les agresseurs de l’OTAN.

Alors que nous nous y préparons nous avertissons l’OTAN que nous ne nous arrêterons pas avant qu’ils n’aient quitté notre pays et nous ferons en sorte qu’ils ne reviennent jamais. »

Chavez dénonce les massacres perpétrés par l’OTAN en Libye (Vidéo)

Libye : Une victoire des forces spéciales de la coalition ?

Officiellement il n’y a jamais eu de soldats sur le terrain. Pourtant, la présence de forces spéciales de l’Otan sur le sol libyen est de plus en plus précise et ont permis l’avancée spectaculaire des rebelles. Par Sarah Diffalah.

Les forces de l’Alliance atlantique seraient-elles devenues modestes ? « Nous ne prenons part à aucune coordination officielle sur le terrain », a affirmé mardi 22 août la porte-parole de l’Alliance atlantique, Oana Lungescu. L’alliance ne soutient pas les rebelles, ne leur fournit ni armes, ni instructions, selon le discours officiel. Les insurgés libyens ont donc piétiné pendant cinq mois à l’Est, à l’Ouest et au Sud, puis en l’espace de quinze jours ont libéré Tripoli. Presque seuls.

A l’Etat major français, on explique cette fulgurante offensive par une simple convergence des événements. « Depuis cinq mois et demi que l’opération en Libye est engagée, les frappes aériennes françaises ont toujours été régulières et ont affaibli les forces pro-Kadhafi », explique le colonel Burkhard, porte-parole de l’Etat major. « Les opérations menées ont neutralisé de l’armement, des sites de commandement et des pièces d’artillerie. Parallèlement, on peut imaginer que les forces de l’opposition, qui sont parties de rien, sont devenues plus efficaces. A un moment donné les deux courbes se croisent et une partie prend le dessus sur l’autre. Je pense que c’est assez logique que ça se termine comme ça. »

« Foutaises !« , s’exclame Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement. « Avec tout le respect que j’ai pour les Libyens, les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement« .

On peut donc aussi imaginer que l’Otan a coordonné l’avancée des rebelles sur les fronts, permis à certaines forces de l’opposition de Misrata de passer par la mer pour entrer dans Tripoli et donné de cette manière le feu vert au soulèvement des Tripolitains.

Un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), bien moins hypocrite, n’a, lui, pas pris de pincettes et a affirmé que l’Otan était « aussi impliquée » dans l’offensive « Sirène » lancée samedi soir contre le bastion de Kadhafi. Comment ? Là-dessus, le CNT est plus discret, mais plusieurs éléments portent à croire que la victoire militaire méritée des Libyens a été menée par l’Otan et des forces spéciales envoyées au sol.

Intensifications des frappes

Du côté de l’Etat major français, on jure que le « nombre de sorties aériennes des forces françaises n’a pas augmenté ». La récente percée des insurgés libyens jusqu’à Tripoli a en tout cas été précédée d’une intensification des bombardements aériens effectués par les Etats-Unis, notamment à l’aide de drones Predator. Citant des responsables anonymes, le « New-York Times » a révélé que l’aviation américaine avait établi ces derniers jours une surveillance permanente au-dessus et autour des zones toujours contrôlées par les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Enfin François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique expliquait au Nouvel Observateur que « l’entrée en lice des hélicoptères de combat français et britanniques, à la fin mai, ont permis en outre de protéger efficacement les rebelles face aux contre-attaques des forces loyalistes. »

Livraisons d’armes

En juillet, Paris a confirmé la livraison par un parachutage d’armes légères, fusils mitrailleurs, lance-roquette mais démenti la livraison de missiles anti-chars.

Le Canard enchaîné rapporte les propos d’un analyste de la direction du renseignement militaire : « On a aménagé des pistes dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d’armes », au lieu de parachuter les armes qui auraient pu tomber entre les mains de terroristes ou de bandes organisées.

Conseillers militaires

Alors que la progression des insurgés stagnait en avril, ces derniers avaient demandé aux Alliés une aide au sol. La résolution de l’Onu empêchant toute intervention au sol, les pays engagés en Libye ont tout de même envoyé des « conseillers militaires« . Côté français, leur mission était clair : conseiller l’envoyé spécial français à Benghazi pour évaluer les besoins et faire le bilan de ce qui se passe sur place. Ils étaient autorisés à entrer en contact avec les autorités militaires du CNT mais en aucun cas à former les insurgés.

Eric Dénécé l’affirme, les envoyés spéciaux ont fait un peu plus que leur mission officielle : « L’instruction et l’encadrement des insurgés aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest a amené les révolutionnaires à être un peu moins mauvais en matière militaire. » L’ancien conseiller à la Défense de Lionel Jospin, Louis Gautier,  assurait déjà en avril au Nouvel Observateur: « Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu’ils puissent reconquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister », soulignait-il. « Ces hommes ne sont pas au contact des combats, ils sont au contact des combattants.« 

Le « Canard enchaîné » affirme que le général canadien Charles Bouchard, à la tête des opérations de l’Otan à Naples, a installé à Benghazi une « petite mission d’officiers ‘pour raccourcir le circuit décisionnel’ avec les insurgés ».

Pour ce qui est de la bataille de Tripoli, « The Daily Telegraph » a révélé le 22 août que l’offensive « Sirène » avait était organisée et coordonnée par la coalition, dix semaines auparavant. Le quotidien explique également que la première phase de l’opération a d’ailleurs été déclenchée par le bombardement d’un centre de télécommunications du régime situé au sud-ouest de Tripoli par un Tornado GR4 de la Royal air force.

Agents infiltrés

Démentis par les pays de la coalition, des agents infiltrés auraient été aussi la clé du conflit. Officiellement, l’Otan n’a pas d’hommes sur le terrain. « En la matière, ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas », ironise François Heisbourg.

Dès fin février pourtant, les médias anglais faisait état de l’intervention de troupes des unités des forces spéciales SAS pour exfiltrer des employés de compagnies pétrolières situées dans le sud. Les spéculations allaient alors bon train sur leur rôle exact.

Le 23 août, le « Guardian » réaffirme la présence de forces spéciales britanniques pour conseiller et entraîner les insurgés sur le front, malgré les dénégations du gouvernement. Le quotidien britannique explique qu’il s’agit d’anciens membres du SAS (Special air service), l’élite des forces spéciales anglaises, « maintenant employés par des sociétés privés ». « Je peux vous dire, selon mes sources, qu’il y avait en Libye des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et peut-être même italiens », assure Eric Dénécé. « Parmi eux, il y avait des personnes des services secrets (français, britanniques et américains), des forces spéciales (anglais et américains), des sociétés privées, et des volontaires étrangers ». Le « Guardian », sans le confirmer, pense savoir que la France, le Qatar et la Jordanie ont en effet envoyé des agents infiltrés. Le « New York Times« , de son côté, affirme que la France y a largement participé.

Un classique

Pour la plupart des experts, c’est un classique de l’action militaire. « Pour la bataille de Tripoli et le reste, les éléments infiltrés ont fait une bonne partie du travail. Pour la destination des cibles, pour l’accompagnement des unités rebelles et même pour des actions directes au front. Ces hommes ont parfois été envoyés par la Tunisie, sont allés à Zawyiah et ont encadré les hommes dans le Djebel Nefoussa pour les aider à reprendre Tripoli », explique Eric Dénécé.

Un général, interrogé par le Canard Enchaîné, évoque la livraison aux rebelles de moyens « pour la communication radio et l’appui en domaine cartographique« . L’hebdomadaire précise que les « avions et drônes US ont bénéficié, lors des leurs raids, d’une aide militaire américaine chargée de leur désigner des cibles depuis le sol libyen », information confirmée par le Guardian concernant les agents britanniques. Le quotidien assure aussi avoir des informations pour dire que les forces spéciales du SAS ont conseillé les rebelles de Misrata pour sécuriser leur port.

Le « New York Times » explique aussi qu’après la prise de Zawyiah, le Qatar a envoyé des armes supplémentaires, la France et la Grande-Bretagne des photos satellites.

« Politiquement, on va répéter et répéter qu’il n’y a pas eu d’intervention au sol », estime Louis Gautier « mais d’un point de vue de la planification tactique, voir même des appuis techniques aux insurgés, c’est incontestable qu’il y en a eu. Forcément de manière discrète ».

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

Les limites et les dangers du devoir d’ingérence démocratique

Le monde vit ces derniers temps le règne du devoir d’ingérence démocratique. Cette notion qui, à première vue, peut paraître bonne ou positive est au bout du compte une arme dangereuse au détriment des pays faibles.

Si la démocratie s’est imposée à la conscience collective c’est qu’elle est considérée comme le système le moins mauvais. Et il est vrai que la démocratie contribue à la libre expression, et tout simplement à la liberté. L’homme y est libre et peut choisir qui il veut sans être inquiété.

Il est aussi vrai que les pays les plus évolués ont adopté la démocratie comme système de gouvernement. La France pour sa part depuis le sommet de la Baule en 1989 et les pays occidentaux en général subordonnent leur aide financière à l’application des principes de la démocratie. Nous passons progressivement de la subordination de l’aide à l’application des exigences démocratiques au devoir d’ingérence démocratique auquel tout peuple doit être soumis. Ce glissement est fâcheux. Car si tout peuple est libre d’aider tout autre peuple selon ses propres critères, il ne nous paraît pas juste d’imposer son système de gouvernement en s’immisçant dans les affaires d’un autre. Il nous paraît que le devoir d’ingérence démocratique fonctionne comme la mission civilisatrice dont croyait investie l’Europe pour justifier la colonisation.

Il est donc opportun d’analyser les limites du devoir d’ingérence démocratique. Si l’on peut comprendre qu’une nation puisse s’offusquer ou s’opposer à des actes de barbarie appelés droits de l’homme perpétrés par les dirigeants d’un autre peuple, il faut aussi dénoncer les actes de violence d’un peuple contre un autre peuple sous le prétexte du devoir d’ingérence démocratique. Si la démocratie prône avant tout la liberté des peuples, les peuples qui la pratiquent ne peuvent pas vouloir l’imposer à d’autres sans tenir compte de l’histoire ou de l’évolution de ces peuples. Les peuples démocratiques devraient trouver d’autres moyens autres que brutaux pour faire entendre la voix de la non-violence ou de la raison. Il y a de l’arrogance à vouloir imposer par la violence le système démocratique à d’autres peuples.

Le devoir d’ingérence démocratique s’oppose au principe de souveraineté affirmé par toutes les organisations internationales. Ce principe a été bafoué de façon flagrante dans les crises ivoirienne et libyenne. Car au lieu de régler par exemple la crise ivoirienne, le parti pris ostensible de la communauté internationale pour un candidat au détriment d’un autre a été un facteur aggravant. Et le devoir d’ingérence démocratique qui aurait pu avoir quelque justification a non seulement travesti la réalité des faits mais permis une intervention violente dans un pays faible.

Allons plus avant dans le décryptage du devoir d’ingérence démocratique. Outre le fait que l’imposition du devoir d’ingérence démocratique est sujette à caution, dans ses principes et son application, cette imposition infantilise et fragilise les Etats les plus faibles. Elle fait des Etats développés les gendarmes des Etats dits non démocratiques. Sous prétexte d’ingérence démocratique, qui consacre en fait une démocratie dévoyée, les pays développés imposent aux pays sous développés leurs dirigeants. La légitimité externe est donc supérieure à la légitimité interne.

En effet, les Etats les plus développés utilisent la chicotte pour châtier les Etats non démocratiques. L’arrogance et la violence utilisées nous paraissent suspectes. Car nous ne voulons pas croire à la générosité des Etats qui par humanisme viennent rétablir la justice des peuples par la violence au détriment d’un minimum de sens du dialogue.

L’histoire de l’humanité nous montre que les rapports entre les Etats sont dictés par des intérêts. Un Etat ne peut pas faire le bonheur d’un autre sous le prétexte que celui-ci ne respecte pas quelque droit de l’homme. Si c’était le cas, le dialogue devrait prévaloir.

La violence de la communauté internationale qui a conduit au départ du président Gbagbo est tout simplement la preuve du retour de l’impérialisme triomphateur. Face à un simple litige électoral la seule voie du salut était le recomptage des voix et non une intervention d’une rare violence dont l’initiateur n’était pas le président Gbagbo mais le camp Ouattara et la communauté internationale dont le bras armé était la coalition franco onusienne.

M. Jean Ziegler a dit récemment dans l’émission “sans détour” de la radio cameroon voice : « L’intervention des blindés et des hélicoptères français à Abidjan n’a rien à voir avec le pan du droit international décliné en ces termes « responsability to protect » (responsabilité de protéger), c’est un pur acte impérialiste ».

Cette remarque pertinente de l’analyste suisse montre que le devoir d’ingérence démocratique souffre d’un manque de vérité. C’est un sulfureux habillage médiatique utilisé pour faire accepter à l’opinion publique occidentale par trop naïve la justesse des interventions armées dans les pays sous développés.

Ces interventions ont pour base des présupposés louables ou positifs comme les notions de “mission civilisatrice” ou “droit d’ingérence démocratique” pour intervenir outrageusement dans les pays sous développés. Du reste, le droit ou le devoir d’ingérence démocratique n’a aucun fondement juridique. Il a été monté en épingles par la gouvernance mondiale pour justifier ses méfaits sordides et scabreux.

Si c’est le devoir d’ingérence qui justifie l’intervention de l’OTAN en Lybie il faut se demander de quelle légitimité jouit le Conseil National de Transition (CNT) pour être si soutenu par l’occident puisqu’il n’a pas été élu par le peuple libyen. En outre, le substrat de la démocratie est la liberté. Mais cette liberté est-elle exclusive ? La liberté occidentale est-elle la liberté asiatique ou africaine ? Imposer un seul modèle de liberté n’est-ce pas faire preuve de dictature ?

Le modèle démocratique occidentale ne peut-il s’ouvrir à d’autres modèles démocratiques ? La Chine ne réussit elle pas sans ce modèle ? La mondialisation est dangereuse dans sa capacité à niveler les valeurs sans les relativiser. Car le système international tel qu’il apparaît aujourd’hui instrumentalise toutes les institutions au profit des multinationales et des grandes puissances. C’est le cas de la CPI par trop prompte à juger les pays sous développés. La crise ivoirienne a vu intervenir dans le même sens l’ONU, tout le système des nations unies, l’UE, l’OIF, en entraînant l’UA, la CEDEAO, etc.

La violence de cet unanimisme suspect a conduit à la fermeture des banques occidentales, à l’embargo sur les ports ivoiriens sur le café cacao, les médicaments, à l’isolement diplomatique, économique et médiatique du pays, et au “finish” à une intervention armée d’une rare violence contre un petit pays dont le président ne demandait que le seul recomptage des voix pour que la vérité éclate au grand jour.

C’est en cela que le droit d’ingérence démocratique doit être dénoncé avec la dernière énergie. Il conduit à des dérives graves et regrettables. Car il outrepasse la souveraineté des Etats, qui a pour nom leur dignité et transfère la légitimité des dirigeants aux puissances étrangères.
Il piétine tous les principes qui régissent l’organisation et le fonctionnement des organisations internationales pour écraser les Etats faibles jusque dans leur fondement. En Côte d’Ivoire, nous avons assisté à la liquidation pure et simple de cet Etat et à sa mise sous tutelle pour ne pas dire à son annexion par la communauté internationale.

Ici il y a de toute évidence hypocrisie, mensonge, duplicité de la part de la communauté internationale. Car M. Ouattara est le seul chef d’Etat au monde, à notre connaissance, qui est parvenu au pouvoir sans remplir les conditions d’éligibilité de la loi fondamentale du pays qu’il dit être le sien et qui met aussitôt en prison le président qui a usé des dispositions exceptionnelles de la constitution pour lui permettre d’être candidat. De là à dire que M. Ouattara est responsable de la grave crise que traverse la Côte d’Ivoire depuis plus de 10 ans est un pas que nous franchissons allègrement.

Il faut tout de même être juste et reconnaître que le président Gbagbo ne s’est pas accroché au pouvoir. Il a été victime d’une rébellion dès 2002 qui a consacré la partition du pays. Il est allé plusieurs fois à la table des négociations. Il a permis à la rébellion d’entrer au gouvernement. Il est allé aux élections sans le désarmement des rebelles ; il a fait d’énormes concessions en acceptant des listes falsifiées au profit de l’opposition. Il a respecté les règles qui régissaient la loi fondamentale de son pays. Et au “finish” il se retrouve aujourd’hui gros Jean comme devant sali, humilié, vilipendé et châtié, échappant lui et les siens de justesse à la mort. Il est donc victime d’un vaste complot dont le devoir d’ingérence démocratique a été le bras séculier.

Qu’on nous dise de quelle démocratie parle l’occident si Gbagbo n’a pas respecté jusqu’au bout les principes de la démocratie de son pays ?

Nous dénoncerons donc le droit d’ingérence démocratique comme une notion dangereuse, pernicieuse, maligne et attentatoire à la souveraineté et à l’éveil des peuples.

Sié Josué, Politologue

Cécité politique

Le conflit libyen a aiguisé bien des appétits de la part de nombreux pays qui tentent de se placer au mieux de leurs intérêts dans la perspective des nouvelles institutions post-régime El Gueddafi. A mesure que le parfum de la victoire, parti de Benghazi, se répand dans l’ensemble du pays pour gagner et encenser la capitale tombée entre les mains des rebelles du CNT, les manifestations de soutien au Conseil national de transition affluent de toutes parts. Des pays qui avaient observé une attitude attentiste ou qui ont louvoyé au début du conflit en apportant un soutien discret mais actif à El Gueddafi, compte tenu de leurs relations avec le «guide» libyen et de leurs intérêts économiques dans le pays, à l’instar de la Chine et de la Russie, sont en train de recadrer leurs positions en reconnaissant à mots à peine couverts la légitimité du CNT et de son combat pour renverser le régime dictatorial d’El Gueddafi.

La course au trésor est engagée. Les Etats ayant reconnu le CNT se comptaient sur les doigts d’une main au début de la révolution, ils sont aujourd’hui une quarantaine de pays et le chiffre est sans nul doute éligible à la hausse. Il faudra s’attendre, en effet, dans les prochains jours à une cascade de reconnaissances confortées par la tournure des événements de ces dernières heures avec la déconfiture totale du régime d’El Gueddafi symbolisée par le contrôle de la capitale par les insurgés. Dans le monde arabe, hormis les monarchies du Golfe qui avaient reconnu, dès le début, le CNT, car elles avaient un compte à régler avec El Gueddafi qui ne prenait pas de gants lorsqu’il était l’homme fort de Tripoli pour prédire aux souverains arabes le même sort funeste que Saddam Hussein, les positions des autres pays arabes sont à l’avenant.

Pour d’autres considérations, géopolitiques, économiques, humaines et historiques et après s’être accommodé de l’encombrant et ombrageux personnage ménagé par les régimes en place qui ont entretenu avec El Gueddafi des relations en dents de scie au gré des humeurs du «guide», les pays du Maghreb ont pris le train presque à l’arrivée pour ceux qui ont osé franchir le pas. L’Egypte a ouvert le bal en reconnaissant le CNT il y a quelques jours, suivie de la Tunisie ; deux pays qui ont tracé la voie du printemps démocratique arabe et qui ne pouvaient pas, par conséquent, investis de cette responsabilité historique, rester en marge d’une autre révolution populaire qui est en marche à leurs frontières.

Le Maroc vient à son tour de franchir le pas en reconnaissant le CNT, se permettant même le luxe politique de doubler la mise avec la visite du ministre marocain des Affaires étrangères à Benghazi. Bien servi par la position embarrassée de l’Algérie dans le conflit libyen et le climat délétère existant entre le CNT et les autorités algériennes, Rabat se positionne et place ses billes en Libye en espérant empocher, demain, les dividendes politiques et économiques de son soutien. A cause de leur cécité politique, les responsables algériens, qui n’ont pas su s’élever à la hauteur du mouvement de l’histoire des peuples de la région, risquent de perdre un partenaire et un allié qui compte. Au plan de l’équilibre géostratégique dans la région, par rapport à l’affaire du Sahara occidental, et sur d’autres dossiers liés à la stabilité régionale et la coopération bilatérale.

Omar Berbiche

« Après la Libye, la Russie pourrait être le prochain…», dixit John Mccain

Sénateur John Mccain

Le sénateur américain et ancien candidat à la présidentielle John McCain a fustigé la Russie, affirmant qu’elle pourrait être le prochain pays à expérimenter un soulèvement de style Lybien.

Hier, le va-en-guerre répondait aux questions de Gayane Chichikyan (RT)

Le va-en-guerre est sûr que le printemps arabe fera rage et s’étendra à des pays comme la Chine et la Russie, qui selon lui ont « besoin d’une démocratie », tout comme la Libye.

Parlant de l’Egypte, le sénateur estime que les gens là aussi ne semblent pas avoir obtenu ce pourquoi ils se battaient. Selon lui « il est grand temps que le feu de soulèvements s’étende à d’autres pays.»

La «prochaine étape» c’est la Syrie. «Après Kadhafi, Bachar el-Assad sera le prochain à tomber», a déclaré McCain.

Avec ces déclarations, McCain confirme la volonté de Washington de voir certain pays, particulièrement riches et stratégiquement importants (Russie, Chine) se désintégrer.

Il est assez intéressant de constater que le sénateur pointe du doigt certains pays puissants (Russie, Chine) en demandant aux populations de ces pays de se révolter : «Leur gagne-pain est si mauvais qu’ils devraient se rébeller dans l’immédiat»

Entre temps, les sondages montrent que la plupart des Américains ne sont pas heureux de leur situation économique actuelle. Fort du raisonnement de McCain on se demande si le peuple américain devrait lui aussi descendre dans rue pour demander le départ immédiat d’Obama et sa clique; charité bien ordonnée commençant par soi-même…

Sévérine Toche