Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: août 24, 2011

BENIN : Changement, Emergence, Refondation : confusion totale

En prêtant serment le 6 avril 2011 à Porto-Novo, le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi a choisi de placer son second quinquennat sous le signe de la refondation de la République. Depuis, le concept est sur toutes les lèvres. Mais dans les faits, il peine à se traduire en actes concrets. Le comble est qu’un signal très fort n’est toujours pas donné par le Chef de l’Etat pour faire rêver les Béninois.

Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi veut-il vraiment de la refondation qu’il prône sur tous les toits ? Les actes qu’il pose au jour le jour ne rassurent personne. Pour l’heure, le doute est épais, même dans son entourage. Et pour le commun des Béninois, aucun signe évident ne pointe à l’horizon. Le Chef n’a pas changé dans sa manière de gouverner la cité. Alors qu’on croyait qu’il allait se débarrasser de ses collaborateurs qui ont traversé toutes les générations et qui ont une grande responsabilité dans les maux qui minent l’émergence du Bénin, le Chef de l’Etat a préféré les garder. Sur tout un autre plan, il continue d’agir d’abord avant de penser aux contours qu’il pourrait donner aux actes qu’il a posés. La manière dont le Programme de vérification des importations de nouvelle génération est lancée en est une preuve palpable. Aucune précaution, ne serait-ce que du point de vue de la communication n’a été prise avant. Le Programme a été lancé. Et dans l’opinion publique, c’est la levée de bouclier. Le Chef a été oublié de se mettre dans la danse pour expliquer à ses administrés toute la vérité qui entoure ce programme dont l’un des avantages est de sécuriser les recettes de l’Etat et d’accroître la compétitivité du Port autonome de Cotonou. Après lui, les ministres ont été envoyés sur le terrain pour des tournées d’explication, abandonnant sur leurs bureaux des dossiers urgents et importants pour la réalisation de la refondation qu’on envisage sans faire le bilan du changement et de l’émergence. Cela nous rappelle la récente époque où le changement et l’émergence étaient pour le Chef de l’Etat une grande obsession. En ce moment, la vitesse a été confondue à la précipitation est tout s’est achevé comme nous le savons. Le résultat est aujourd’hui là. Les Béninois n’ont pas changé, encore moins leur Chef, surtout dans sa manière de gouverner le pays. L’émergence est restée un vœu pieux. Le courage et la sincérité auraient voulu que le chemin parcouru de 2006 à 2011, avec comme cheval de bataille le changement et l’émergence, soit évalué. Mais hélas cela n’a pas été le cas. Cela cache un aveu d’échec. Le peuple veut comprendre pourquoi son Chef est passé du changement à la refondation sans jeter un regard dans le rétroviseur. Est-ce parce qu’il sait, en son âme et conscience que les concepts de changement et d’émergence avec lesquels il a bercé les Béninois au cours de son premier quinquennat se sont soldés par un échec ? La confusion reste entière.  Et une clarification s’impose. L’heure est en tout cas venue pour le Chef de l’Etat de démentir certains de ses proches qui estiment la refondation n’est pas documentée.

 richard

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Libye : Moussa Ibrahim: « Nous nous battrons jusqu’au martyre ou à la victoire »

Secrétaire de l’Office général libyen du Foreign Media, Dr Moussa Ibrahim

Interrogé par la chaîne de télévision al-Orouba, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a affirmé que Mouammar Kadhafi était capable de résister pendant des années aux insurgés. Il a promis de transformer la Libye en « volcans, lave et flammes » et a affirmé que les dirigeants de l’insurrection ne connaîtraient aucun répit s’ils quittaient leur fief de Benghazi (est) pour s’installer à Tripoli.

Moussa Ibrahim, a pour sa part lancé un appel aux volontaires et assuré que plus de 6.500 personnes étaient arrivées à Tripoli ces dernières heures pour rejoindre les rangs des partisans de Kadhafi.

La Libye va bientôt devenir un volcan, laissez moi vous le dire. Les volontaires arrivent. Du moment où je vous parle il ya 6000 volontaires qui entrent dans la ville de Tripoli.

– Moussa Ibrahim

(Original du texte en encadré ci -dessous – English version follows)

Les rats sont entrés à Tripoli sous le couvert des hélicoptères de l’OTAN. Du moment ou je vous parle 80% de la ville est sous notre contrôle. Je rends hommage aux tribus qui se sont déplacées pour nous prêter main forte.

Contrairement à ce qui se dit, ils ont échoué d’entrer à Bab Aziziya. En fait Bab el-Aziziya n’était plus qu’un tas de décombres après avoir été la cible de 64 missiles de l’OTAN (depuis le début du conflit) et nous nous en sommes retirés pour des raisons tactiques.

J’annonce au peuple Libyien que le gouvernement a le contrôle du pays, que nous n’avons pas encore enclenché les plans B, C ou même le plan D.

Les rats ne seraient rien sans la protection de l’OTAN et je puis vous assurer que nous allons faire de cette guerre un enfer pour eux. Ces rats ne font pas partie du peuple libyen. Ils volent et tuent des innocents, coupent l’électricité, privent la population d’eau. Ils veulent détruire la Libye afin d’installer leurs compagnies.

Aujourd’hui nous avons capturé 4 Qataris, un Emir. Plusieurs étrangers sont entre nos mains. Certains volontaires ont attaqué des rats à Ayen Zara et les ont tous anéantis.

Déjà ce matin, nous avons tué plus de 65 rats; je ne possède pas les chiffres exacts parce que les chefs de commandement n’ont pas encore fini le décompte.

Les rats ont attaqué l’ambassade d’Algérie et l’ont brulé. Nous demandons à toute organisation sérieuse de ne pas accepter ces rats comme représentant légal du peuple libyen: c’est un gang de malfaiteur.

Brega et toutes les autres villes sont sous notre contrôle. Le combat n’a lieu qu’à Tripoli mais prendra fin d’ici peu puisque nous avons déjà tué leur leaders.

L’OTAN a bombardé la télévision et tout le système de télécommunication Libyen. Nous nous battons contre l’énemi le plus diabolique au monde mais notre moral vient d’Islam. Nous avons foi en notre combat, nous sommes des combattants irréductibles.

Entretien avec Thierry Meyssan : « C’est l’OTAN qui fait le travail pour les rebelles »

Nous avons pu nous entretenir avec Thierry Meyssan aux heures les plus sombres et dramatiques pour les très nombreux Libyens opposés à l’intervention de l’OTAN – contrairement aux bobards proférés par Bernard-Henri Lévy.

Silvia Cattori : D’ici on a le sentiment que Tripoli est en train de s’effondrer. Quel est votre avis ?

Thierry Meyssan : Nous sommes enfermés dans l’hotel Rixos. On ne peut pas dire si tout va s’effondrer ou pas. Mais la situation est très tendue. Hier soir, au moment de la prière, plusieurs grandes mosquées ont été verrouillées. Tout de suite après des haut-parleurs ont lancé l’appel à l’insurrection. A ce moment là des groupes armés ont commencé à sillonner la ville et à tirer dans tous les sens. Nous avons appris que l’OTAN a amené un bateau, juste à proximité de Tripoli, d’où ont été débarquées des armes et des Forces spéciales. Depuis les choses vont de pire en pire.

Silvia Cattori : S’agit-il là de « Forces spéciales » étrangères ?

Thierry Meyssan : On peut le supposer. Mais je ne suis pas en mesure de le vérifier. Même si ces « Forces spéciales » sont formées de Libyens tout leur encadrement est étranger.

Silvia Cattori : Quelle est la nationalité de ces « Forces spéciales » ?

Thierry Meyssan : Ce sont des Français et des Britanniques ! Depuis le début, c’est eux qui font tout.

Silvia Cattori : Comment tout a-t-il soudain basculé ?

Thierry Meyssan : Le 21 août, en fin de journée, un convoi de voitures avec des officiels a été subitement attaqué. Pour se mettre à l’abri des bombardements les membres de ce cortège se sont réfugiés dans l’hôtel Rixos, où réside la presse internationale, et où par hasard je me trouve.

Depuis ce moment là l’hôtel Rixos est encerclé. Tout le monde porte des gilets pare-balles et des casques. On entend tirer dans tous les sens à l’entour de l’hotel.

Les forces rentrées dans Tripoli depuis hier elles n’ont pris aucun bâtiment en particulier ; elles ont attaqué des cibles à certains endroits en se déplaçant. Il n’y à en ce moment aucun bâtiment occupé. L’OTAN bombarde de manière aléatoire pour terroriser toujours davantage. Difficile de dire si le danger est si important qu’il y paraît. Les rues de la ville sont vides. Tout le monde reste enfermé chez soi.

Nous on est prisonniers dans l’hôtel. Cela dit on a l’électricité, l’eau, nous ne sommes pas à plaindre. Les Libyens oui. Il y a des tirs maintenant alentour, une intense bataille ; il y a déjà eu de nombreux morts et blessés en quelques heures. Mais nous on est préservés. Nous sommes tous regroupés dans la mosquée de l’hôtel. Vous entendez des tirs en ce moment.

Silvia Cattori : Combien d’assaillants encerclent en ce moment votre hotel ?

Thierry Meyssan : Je suis incapable de vous le dire. C’est un périmètre qui est assez grand parce qu’il y a un parc tout autour de l’hôtel. Je pense que s’il n’y avait que les assaillants ce ne serait pas si simple de prendre Tripoli. Mais s’il y a d’autres troupes de l’OTAN avec eux oui, ça change tout, le danger devient grand.

Silvia Cattori : Sur les images diffusées par les Télévisions ici ce que l’on a vu au cours de ces six mois ce sont des excités qui tirent en l’air, et qui ne paraissent pas des professionnels…

Thierry Meyssan : On a vu en effet des bandes qui s’agitent et qui ne sont pas militairement formées. C’est de la pure mise en scène, ce n’est pas de la réalité. La réalité est que tous les combats sont menés par l’OTAN ; et quand leur objectif est terminé les troupes de l’OTAN se retirent. Alors de petits groupes arrivent – on voit à chaque fois une vingtaine de personnes – mais on ne les voit jamais en action en réalité. L’action ce sont les forces de l’OTAN.

C’est ainsi que cela s’est toujours passé dans les villes qui ont été prises, perdues, reprises, reperdues, etc… A chaque fois ce sont les Forces de l’OTAN qui arrivent avec des hélicoptères Apaches et mitraillent tout le monde. Personne ne peut résister, au sol, face à des hélicoptères Apaches qui bombardent ; c’est impossible. Donc ce ne sont pas les rebelles qui font le travail militaire, c’est de la blague ça ! C’est l’OTAN qui fait tout. Après ils se retirent, puis « les rebelles » viennent qui font de la figuration. C’est cela que vous voyez diffusé en bloucle.

Silvia Cattori : Sait-on combien de « rebelles » en armes sont entrés dans Tripoli cette nuit ? Et si des cellules dormantes étaient déjà là ?

Thierry Meyssan : Forcément, oui, il y a des cellules dormantes dans Tripoli ; c’est une ville d’un million et demi d’habitants. Qu’il y ait des cellules combattantes à l’intérieur c’est tout-à-fait probable. Quant aux assaillants, encore une fois, je ne sais pas quelle est la proportion de l’encadrement par les forces l’OTAN. La vraie question est de savoir combien de Forces spéciales ils ont déjà déployées.

Il y a maintenant les forces militaires du colonel Kadhafi dans la ville. Elles sont arrivées assez tardivement depuis l’extérieur. Les assaillants encerclent l’hôtel. Je pense qu’il est impossible cette nuit de tenter un assaut contre l’hôtel.

Silvia Cattori : La panique a-t-elle gagné les gens qui résident à l’hôtel ?

Thierry Meyssan : Oui les journalistes résidant ici à l’hotel Rixos sont complètement paniqués. C’est une panique générale.

Silvia Cattori : Et vous comment vous sentez-vous ?

Thierry Meyssan : Moi j’essaie de rester zen dans ces situations !

Silvia Cattori : Combien de journalistes étrangers sont-ils retranchés dans l’hôtel ?

Thierry Meyssan : Je dirais entre 40 et 50.

Silvia Cattori : Les gens ignorent que, là où il y a des journalistes qui couvrent la guerre, il y a toujours bon nombre d’entre eux qui font du renseignement, qui sont des agents doubles, des espions

Thierry Meyssan : Il y a des espions partout ; mais je pense qu’ils ne savent pas tout.

Silvia Cattori : On dit ici que le plan pour évacuer les étrangers est prêt. Ils vont donc pouvoir sortir…

Thierry Meyssan : L’Organisation d’émigration internationale a un bateau qui est prêt à accoster dans le port de Tripoli pour évacuer les étrangers, notamment la presse, prioritaire, dans ces cas là.

Silvia Cattori : Et vous que comptez-vous faire ?

Thierry Meyssan : Pour le moment ce bateau est toujours au large ; il n’est pas rentré dans le port. C’est l’OTAN qui l’empêche d’accoster. Quand l’OTAN l’autorisera l’évacuation se fera.

Silvia Cattori : Cette évolution vous surprend-elle ?

Thierry Meyssan : Les choses se sont accélérées quand le bateau de l’OTAN est arrivé. Si ce sont des combattants appartenant aux Forces spéciales de l’OTAN qui sont ici au sol c’est évident que tout peut tomber rapidement…

Silvia Cattori : Les citadins sont-ils tous munis de fusils comme on l’a dit ?

Thierry Meyssan : Le gouvernement a distribué presque deux millions de kalachnikovs dans le pays pour assurer la défense face à une invasion étrangère. Dans Tripoli, tous les citoyens adultes ont reçu une arme et des munitions. Il y a eu un entraînement ces derniers mois.

Silvia Cattori : Les Libyens qui le voudraient ne sont donc pas en mesure de sortir manifester contre les forces de l’OTAN ?

Thierry Meyssan : Là les gens sont paralysés par la peur ; on tire de partout ; et en plus on bombarde.

Silvia Cattori : Votre position n’est pas facile. Parmi les journalistes vous devez avoir des ennemis qui veulent votre peau pour avoir contredit leurs version des faits !

Thierry Meyssan : Oui. Déjà je suis menacé par des journalistes US qui ont dit qu’ils vont me tuer. Mais ensuite ils ont présenté leurs excuses…Je n’ai aucun doute sur leur intention.

Silvia Cattori : L’ont-ils proférée cette menace devant témoin ?

Thierry Meyssan : Oui en présence de (…)

Réalisé par Silvia Cattori

Libye: l’opération psychologique de l’OTAN s’effondre, Kadhafi sort une nouvelle fois vainqueur

Une fois de plus un Kadhafi défiant et résolu sort vainqueur de ce bras de fer avec la force toute puissante de l’OTAN, qui inclut une campagne meurtrière de bombardements, suivie par le soutien au sol des forces spéciales de l’OTAN, incluant des militaires des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne de la France et du Qatar, qui ont appuyés les bandits d’Al Qaïda qui avaient investis Tripoli ce week-end.

Les « illustres » agences de presse du gouvernement qatari Al Jazeera ont été exposées, jusqu’aux fraudes maintenant exposées au grand jour de CNN, BBC, Reuters, AP, AFP, qui ont été prises la main dans le sac à perpétrer une campagne de propagande de guerre concertée afin de vaincre la résistance psychologique du peuple libyen, surtout celui de Tripoli. (légende le la photo sur l’article original): Photo prise cette nuit du fils de Kadhafi Saif Al-Islam, qui avait été « confirmé » capturé et prêt à être transféré à cette cour pénale illégale internationale; il est en fait bien libre et mène les efforts de repousser les assassins d’Al Qaïda soutenus par l’OTAN de Tripoli.

Des rapports que le fils de Kadhafi Saif Al-Islam avait été capturé par les rebelles libyens, ont émané des agences médiatiques partiales et cette information qui fut « confirmée » par la cour pénale internationale sponsorisée par les Fortune 500de ce monde, annonça même que Saif Al-Islam était prêt pour un transfert à la Hague. Il apparaît désormais que l’intéressé soit bel et bien libre et qu’il soit apparu devant des journalistes logés à l’hôtel Rixos au sud de Tripoli; il était accompagné de forces militaires libyennes loyalistes et il menait apparemment une contre-attaque d’envergure. Il apparaît de fait que les opérations de l’OTAN en Libye se terminent comme elles ont commencé: sur la base d’un paquet de mensonges éhontés (Please see March’s « Libya: Another War, Another Pack of Lies « )

Tout ce qui nous a été dit, des annonces d’Obama depuis son téléprompteur au boss de de la cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo qui déclara la capture « confirmée » de Saif Al-Islam, en passant par les médias de masse et au « conseil national de transition » libyen infesté d’agents d’Al Qaïda, tout cela est maintenant exposé au grand jour, des mensonges vérifiés de ce qui risque de devenir la plus grosse opération de guerre psychologique de l’histoire moderne. Al Jazeera, qui était déjà en train de programmer le narratif des « derniers jours de Kadhafi », est obligée de faire face à la réalité et aux preuves de plus en plus irréfutables que l’opération rebelle à Tripoli était une manœuvre de propagande et de guerre psychologique sur-gonflée et que la réalité s’affirme être que Kadhafi et le peuple libyen ont exposé ce gros bluff de l’OTAN.

Juste pour illustrer combien les médias occidentaux sont devenus absurdes au travers de leurs mensonges répétés se brisant sur le roc de la réalité, une tentative de sauver la face en regard de La « capture de Saif » fut effectuée devant les journalistes de l’hôtel Rixos, où Al Jazeera rapporta que les leaders des rebelles avaient eu la confirmation que Saif Al-Islam avait bien été capturé mais « qu’ils n’avaient aucune idée du comment il s’était échappé » (NdT: info relayé par le Figaro en France). Pour aider les médias, simplement suggérons le fait que Saif ne fut jamais appréhendé et que l’annonce de sa capture n’était en fait qu’un plan de déception afin de faire croire que le momentum de la bataille était définitivement du côté de l’OTAN. (Pour plus de mensonges du département d’état américain à travers les médias, veuillez consulter ce lien: « Libyan Rebels Lying Left and Right )

La cour pénale internationale « confirme » le mensonge vérifié que Saif Al-Islam a été capturé par les rebelles (NdT: voir la capture d’écran sur l’article original). Le procureur de la cour Luis Moreno-Ocampo déclare dans une bordée de mensonges que « nous avons l’information confidentielle émanant de plusieurs sources que noius avons en Libye qui confirme cette information ». Il continue: « Il est très important de notifier clairement qu’il y a une obligation de transférer Saif à la cour pénale internationale en accord avec la résolution des Nations-Unies. » Ceci renforcé par la déclaration du boss de l’ONU Ban Ki-Moon qui a dit que la « communauté internationale » se doit d’obtempérer avec la CPI. Nous voyons se dérouler devant nos yeux les exactions d’une organisation criminelle de menteurs et de dégénérés dans des proportions encore jamais atteintes.

Ce qui va suivre est incertain. Avec le président du Council on Foreign relations (CFR) Richard Haaset d’autres officiels demandant un débarquement urgent et une occupation de la Libye par les forces de l’OTAN, il semble que ces gens savaient à quel point de faiblesse était la position des rebelles dans Tripoli. Comme nous l’avons expliqué auparavant, la guerre de Libye va bien au-delà de l’appropriation des biens d’une nation, il s’agit d’établir plus avant l’ordre international Wall Street-City de Londres et sa primauté sur les états-nations. Un échec de l’OTAN en Libye compliquerait très certainement les opérations déjà planifiées contre la Syrie, l’Iran et sur la périphérie de la Russie et de la Chine.

Alors qu’il apparaît de plus en plus que la dernière chance de charge meurtrière de l’OTAN a échoué, avec tant d’enjeux sur la table, tout devient possible, du tapis de bombes à une invasion terrestre des forces de l’OTAN sous le déguisement d’une « mission de paix » de l’ONU ou aux forces d’occupation préconisées par Haas, ce sont des possibilités qui sont en cours de planification.

Ce que nous savons pour sûr, c’est que « l’élite » de la finance et de l’industrie est désespérée et aussi combien elle contrôle de manière absolue les médias de masse. Une telle campagne de désinformation et de propagande à cette échelle ne peut être possible que si chaque agence de presse de l’AP, Reuters, BBC, Guardian, Telegraph, New York Times, CNN, Al Jazeera aux autres (NdT: en France de l’AFP à tous les canards de masse, chaînes de télé et de radio; idem pour le reste de l’Europe…), est complètement compromise et assujettie aux intérêts de la finance et des corporations multinationales.

La liste qui suit montre qu’effectivement, beaucoup de ces « agences de presse » partagent des affinités et appartenances communes avec quelques uns des intérêts financiers et industriels sur terre, présentant un énorme conflit d’intérêt et ainsi produisant une duplicité sans équivoque.

Council on Foreign Relations

Chatham House (Major Corporate Members )

Chatham House (Corporate Members )

Chatham House (Corporate Partners )

Brookings Institution (page 20 of Annual Report )

Quand nous voyons les représentants de Reuters assis côte à côte de ceux de BP, Exxon, Chevron au sein des halls du CFR et de Chatham House et ensuite nous voyons des rapports de presse encensant les compagnies occidentales du pétrole qui remplacent les investissements chinois et russes en Libye, leur duplicité et leur manque totale d’indépendance devient plus qu’évident. Ces organisations médiatiques ne sont en fait que des agences de relation publique pour les entreprises du Fortune 500 et leur but collectif est de réaliser l’avènement d’un empire global d’une nation à l’autre. Pour l’heure, ils sont suffisamment obssédés par la Libye et des implications de la conclusion de l’affaire sur leur futures conquêtes planifiées, la prochaine sur la liste étant la Syrie.

Il serait sage pour ceux suivant le déferlement meurtrier de l’OTAN en Libye d’abandonner toute confiance en ces agences telles Reuters, AP, BBC, CNN, MSNBC, CBS, NBC, ABC (NdT: de la clique habituelle chez nous: TV, Radio, canards de masse…), ainsi que dans tous les « journaux réputés » qui gâchent espace et papier dans les porte-journaux de la nation, et dont les destinés sont liées inextricablement aux intérêts de la haute finance et de l’industrie multinationale, et qui fondent tout espoir sur une victoire de l’OTAN en Libye.

Au lieu de cela, il serait bon de vous investir dans des sources d’information alternative, ainsi que de vous motiver à rechercher par vous-même les informations les plus viables et solides. Prenons tous bonne note de la nécessité de boycotter et de remplacer tout ce qui touche de près ou de loin au cartel des Fortune 500, ceci incluant bien évidemment leur armée de menteurs professionnels connue sous le nom de « presse de masse » écrite et audio-visuelle.

Tony Cartalucci est rédacteur en chef du Land Destoyer Report

Traduit de l’anglais par Résistance 71

La bataille psychologique et médiatique

Au cœur de la stratégie des politiques et des militaires

La bataille psychologique et médiatique

Dans les guerres modernes, le rapport des forces militaires sur le terrain entre les belligérants, s’il constitue un paramètre important dans l’issue du conflit, demeure cependant insuffisant pour gagner la guerre.

La bataille de l’opinion reste au cœur de la stratégie des politiques et des militaires à mener avec succès une guerre. Les nouvelles technologies de l’information ont fait de cet enjeu le nerf de la guerre, comme on l’a vu lors de l’invasion de l’Irak où la guerre médiatique et psychologique fut encore plus féroce que les affrontements sur le terrain militaire.
Des journalistes transportés dans des blindés de la coalition furent invités à témoigner, sous le sceau de la censure militaire, des combats sur les différents fronts. La manipulation des faits et des réalités sur le terrain pour affecter le moral des troupes et faire basculer l’opinion de son côté ne choquait personne, même lorsque de l’info-intox diffusée et relayée par les grandes chaînes de télévision étrangères est démentie le lendemain. A la guerre comme à la guerre ! Tous les coups sont permis. Ce postulat s’est encore une fois vérifié avec la fausse nouvelle de l’annonce de la capture de Seïf El Islam El Gueddafi, faite sur un ton officiel teinté de triomphalisme par le Conseil national de transition (CNT) et les capitales occidentales engagées dans le conflit.

Des sources officielles de l’opposition libyenne, confortées par des déclarations de la Cour pénale internationale (CPI), avaient même fait état de consultations pour le transfèrement imminent de ce gros poisson à la Cour internationale de justice de La Haye pour y être jugé pour crime contre l’humanité. L’euphorie n’aura duré que quelques heures avant ce coup de théâtre, digne des films à rebondissements à la Hitchcock, apportant par l’image et le son la preuve que la supposée capture de Seïf El Islam n’était en fait qu’un grossier mensonge. C’est le concerné lui-même entouré de ses gardes et de ses fidèles qui a tenu à démentir le bobard devant un parterre de journalistes. En homme fort du régime qu’il incarne avec son père et le reste de sa fratrie, il s’est évertué devant les journalistes à donner de lui et du régime d’El Gueddafi l’image d’une citadelle qui est loin d’être défaite ou sur le point de capituler. Bien plus, il n’a pas hésité à enfoncer le clou en invitant les journalistes à une balade à travers les rues de Tripoli pour constater par eux-mêmes que la capitale est sous le contrôle des forces loyales au régime.

Embarras

Cette apparition de Seïf El Islam sur les télévisions du monde entier, libre et narguant ses ennemis, alors que tout le monde attendait, à la suite de l’annonce de sa capture, de le voir dans une autre posture moins valorisante, a laissé groggy ses adversaires aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Libye. Preuve de cet embarras à gérer cette bourde politique dont on ne connaît pas encore l’origine même si on devine facilement les objectifs : aucun commentaire ni réaction n’est venu ni de l’entourage du CNT ni des pays de la coalition engagée en Libye pour fournir des explications sur ce mensonge du siècle qui sera versé au registre des manipulations médiatiques du style du charnier de Timisoara ou encore de l’arsenal de guerre de Saddam Hussein présenté par le Pentagone comme des armes de destruction massive ayant fourni le prétexte à l’invasion de l’Irak.

La légèreté avec laquelle cette information a été validée et traitée suscite bien des interrogations. Comment se peut-il en effet que des Etats, qui se respectent et respectent au moins leurs opinions, acceptent de se fourvoyer dans une opération de mensonge institutionnel, tout en sachant que l’information sera très vite démentie, comme ce fut le cas ? A moins que ces derniers furent menés en bateau par l’opposition libyenne qui leur a refilé un tuyau crevé, laquelle opposition se serait faite piégée à son tour par une fausse information sortie de l’entourage d’un clan du CNT soucieux de solder des comptes au sein de cette entité secouée ces dernières semaines par de profondes dissensions. L’assassinat non élucidé de l’ancien ministre de l’Intérieur d’El Gueddafi et chef de la rébellion, Younès Abdelfettah, le 29 juillet dernier – assassinat attribué à une opération de purge interne au CNT – est le signe le plus patent de ces clivages.

Autre hypothèse tout aussi plausible : la fausse information serait l’œuvre des services libyens pour discréditer le CNT et ses soutiens extérieurs. Quelles que soient les hypothèses émises, le fait est que cette affaire de délit de mensonge d’Etat a suscité le doute dans les chaumières des anti-Gueddafi. Le régime libyen, ou ce qu’il en reste après l’offensive de Tripoli, tente de tirer le maximum de dividendes de cette fausse manœuvre dans l’espoir de plus en plus tenu de se m énager une porte de sortie. Surfant sur cette vague médiatique, Seïf El Islam multiplie les contacts avec la presse. Piqué au vif, l’OTAN risque de mettre toutes ses forces dans la bataille de Tripoli pour clore rapidement le dossier libyen et laver l’affront subi à travers l’épisode rocambolesque de la fausse capture de Seïf El Islam.

Omar Berbiche

Je rêve de la bombe atomique

Je rêve de la bombe atomique parce que la non-violence est une méthode périmée,

Je rêve de la bombe atomique parce qu’elle est garante de paix,

Je rêve de la bombe atomique parce que ceux qui ne l’ont pas sont condamnés à l’obéissance,

Je rêve de la bombe atomique pour avoir toujours raison,

Je rêve de la bombe atomique pour que les richesses de l’Afrique puissent profiter d’abord aux Africains,

Je rêve de la bombe atomique pour décider des prix de nos matières premières,

Je rêve de la bombe atomique pour échapper aux dikats étrangers,

Je rêve de la bombe atomique pour inspirer la crainte et le respect,

Je rêve de la bombe atomique parce que j’ai assez d’uranium pour en fabriquer,

Je rêve de la bombe atomique pour réduire le taux de chomage des physiciens et chimistes africains,

Je rêve de la bombe atomique parce que l’Afrique n’en possède pas,

Je rêve de la bombe atomique parce que tout le monde veut l’avoir, pourquoi pas moi ?

Je rêve de la bombe atomique parce que j’en ai marre de voir des Nègres dépendre de l’aide internationale,

Je rêve de la bombe atomique pour ne plus occasionner la présence des loups, surtout en Afrique,

Je rêve de la bombe atomique pour être membre permanent du conseil d’insécurité,

Je rêve de la bombe atomique pour éloigner les vautours de ma terre,

Je rêve de la bombe atomique parce qu’il est bon de l’avoir,

Je rêve de la bombe atomique parce que si les Japonais l’avaient, ils ne l’auraient jamais reçu dans la gueule,

Je rêve de la bombe atomique pour ne plus figurer sur la liste des perdants,

Je rêve de la bombe atomique pour m’éviter des tourments inutiles,

Je rêve de la bombe atomique pour dire à ceux qui m’emmerdent, que je les emmerde,

Je rêve de la bombe atomique parce que personne ne veut s’en débarrasser,

Je rêve de la bombe atomique pour ne jamais être traduit en justice à la Haye,

Je rêve de la bombe atomique parce que l’évangile ne m’a rien apporté,

Je rêve de la bombe atomique parce que c’est une dangereuse nécessité,

La bombe atomique, c’est bon pour le moral parce que la morale n’existe plus.

Que les pacifistes me fichent la paix, car je ne veux plus servir de festin aux loups.

Lascony Nysymb

NGOMBULU YA SANGUI YA MINA BANTU LASCONY

Le FMI et sa proie africaine

Un rapport récent du FMI « l’Afrique subsaharienne face à la crise, perspectives économiques régionales » montre comment le FMI entend garder en vie la proie africaine pour la sauvegarde du système financier mondial et de ses bénéficiaires.

Le rapport, à lire entre les lignes et à déchiffrer à partir du jargon des technocrates, s’ouvre sur une claironnante déclaration de satisfaction pour les dix dernières années au motif qu’elles ont été, en Afrique, des années de croissance assez forte et que le FMI s’en attribue le mérite par ses directives. Il n’y a cependant aucune mention, en dehors de la constatation de la croissance, de l’absence notable de recul de la pauvreté qui l’a accompagnée. C’est quand même un sujet qui mériterait d’être longuement étudié. On préfère là-dessus fermer les yeux. La croissance est toujours considérée dogmatiquement comme seul facteur d’un recul déclaré « souhaitable » – seulement ? – de la pauvreté, malgré la preuve de son inefficacité dans certains contextes, notamment africains, de corruption de l’Etat.

L’exposé concerne essentiellement le retentissement de la crise mondiale sur les économies africaines avec le souci n°1 : pourront-elles continuer à rembourser leurs dettes ?
En effet, les ressources africaines dépendant essentiellement de leurs exportations de denrées agricoles et de matières premières, ces ressources baisseront si leurs clients étrangers n’ont plus d’argent. L’effet s’est déjà fait largement sentir sur le pétrole.

La crise pourrait aussi inciter les capitaux étrangers à s’en aller, non qu’ils ne fassent de très bons rendements en Afrique, mais, les maisons mères étant ruinées, elles ont besoin de rassembler toutes leurs ressources pour leur propre sauvegarde. Le système bancaire des pays de l’aire CFA est en effet détenu en moyenne pour les trois quarts par des banques françaises. Les envois de fonds par la diaspora pourraient aussi baisser.

L’Afrique n’a, directement, rien perdu dans la crise. Les Africains n’ont jamais eu de capitaux à investir dans l’économie de casino. Les effets sont tous des effets induits par la faillite de la gestion des pays riches. C’est une excellente raison apparemment pour que ces pays, par la voix du FMI, leur donnent toutes les directives pour régenter leur comportement et leurs décisions.
Et, d’abord, de dévaluer leur monnaie, ce qui appauvrira considérablement leurs habitants mais permettra à ceux des pays importateurs de continuer à consommer des produits exotiques, bananes, café, cacao. On va donc probablement assister à une dévaluation du CFA, dont le plus grand intérêt proclamé par ses défenseurs tient, paraît-il, dans sa parité fixe… sauf quand il s’agit de sauver le pouvoir d’achat au Nord.

Le plus grand problème finalement sera d’éviter les troubles sociaux alors qu’on pressurera un peu plus encore les pauvres. Sur ce point le FMI n’a pas de solution. Il constate que les Etats africains ont très peu de moyens de protection sociale. Il encourage donc les pays riches à ne pas diminuer leur aide et même à l’augmenter. Bien qu’ils soient en difficulté, cela ne représente pas grand-chose pour eux et cela peut rapporter gros en maintenant le statu quo des relations de dépendance Nord-Sud, tellement avantageux.

Bien sûr la principale prescription du Knock mondial est : surtout pas de protectionnisme ! On peut en conclure que la seule chance pour les Africains d’avoir une vie meilleure serait de profiter de cette crise pour s’émanciper de la tutelle des institutions financières internationales et de leurs riches actionnaires, de se consacrer au développement autocentré de leur économie, de produire pour eux, d’augmenter le prix de leurs ressources pour pouvoir investir dans la construction d’infrastructures et donner du travail à leurs habitants, d’entamer enfin le cycle d’un développement endogène de l’Afrique, le seul qui ne soit pas une chimère.

Odile Tobner de l’association Survie

Renversement du Président Laurent Gbagbo : Alain Juppé avoue enfin le coup d’Etat de la France

La France et les autres les pays membres de l’organisation du traité de l’atlantique nord (Otan) poursuivent depuis six mois leur croisade armée contre le régime du guide libyen, Mouammar Kadhafi. L’objectif étant d’installer en Libye un nouveau pouvoir contrôlé par l’Otan. Place sera alors faite au partage du pétrole libyen entre les parrains (Otan) qui soutiennent actuellement le Conseil national de transition (Cnt, les rebelles qui veulent prendre le pouvoir). C’est dans ce contexte que le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, va être trahi par sa langue. Tout en parlant du rôle que joue la France dans le désastre libyen, il fera une révélation sur le coup d’Etat perpétré contre le président Laurent Gbagbo en Côte d’ivoire, le 11 Avril 2011. « Les insurgés n’auraient pas pu entrer à Tripoli (capitale libyenne) sans l’aide des militaires français. La France a pris des risques en Libye, comme elle en avait pris en Côte d’Ivoire », a confessé le chef de la diplomatie française.

Par cette déclaration, Alain Juppé avoue, enfin, que c’est la France qui a renversé par un coup d’Etat militaire, le Président Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier. On se souvient, en effet, que face à l’incapacité des forces rebelles pro-Ouattara à tenir tête aux Forces de défense et de sécurité (Fds, l’armée régulière ivoirienne), la France avait largué, à partir du 31 mars, des bombes sur la résidence officielle du président de la République de Côte d’Ivoire qui a été détruite à moitié. Ensuite, les forces spéciales de l’armée française, à bord de plusieurs chars de combat, ont défoncé le portail de la résidence présidentielle, arrêté le président Laurent Gbagbo, son épouse et ses proches, avant de les remettre au forces rebelles pro-Ouattara. Qui détienne le couple présidentiel Gbagbo depuis lors en résidences surveillées dans le nord du pays (Korhogo et Odienné).

Les autorités françaises avaient, jusqu’à hier lundi 22 août, nié les faits et l’implication de l’armée française. Elles tentaient continuellement de faire croire que le président Laurent Gbagbo avait été arrêté par ceux qu’elles appellent « les forces pro-Ouattara ». Un peu plus de quatre mois après, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, très proche collaborateur du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, vient de passer aux aveux. Confirmant ainsi, l’adage qui dit que « le mensonge se réveille tôt. Mais finit toujours par se faire coiffer au poteau par la vérité ».

Boga Sivori, notre voie

Ni les Avocats ni le Droit ne rendront la liberté au président Gbagbo!

Ne provoquons pas une tempête dans un verre d’eau. Je veux bien me faire comprendre. Ne créons pas une fausse guerre juridique. Le droit a foutu le camp depuis le 11 avril 2011 de la Côte d’Ivoire. La Justice l’a suivi en prenant de son côté, la poudre d’escampette. Ce qui se joue sous nos yeux, est une affaire de muscles. Alors arrêtons de jouer le jeu de l’ennemi !

Je suis de très près comme vous, la situation du Président Laurent GBAGBO et de ses camarades de lutte. Des détentions sans accusation ou sur la base d’accusations complètement insensées, nous en sommes aujourd’hui à une affaire d’inculpation. Soi-disant pour crimes économiques. Cette farce grotesque ne m’a point surpris. Et je lui accorde très peu d’intérêt.

Mais je reste surtout préoccupé par le réveil et la levée de bouclier des Juristes de la Majorité Présidentielle. Cela est une excellente chose. Mais croyez-moi, ce qui se joue n’est pas une affaire de droit. C’est pourquoi je vous prie de me permettre d’insister : ni le droit encore moins les avocats ne sortiront le Président GBAGBO de prison.

La raison

Vous la connaissez tous. D’abord, Dramane OUATTARA ne croit pas en l’existence du droit comme il ne croit pas non plus en l’existence de Dieu. Il croit au Pouvoir. Il croit en l’énergie de domination, de conquête, d’élévation métaphysique. D’une part parce qu’il est bouddhiste. D’autre part, et presque fondamentalement, parce qu’il est un mystique membre des sectes qui enseignent la théorie des Maîtres du Monde.

Ensuite, et cela est une démonstration de ce que j’ai déjà affirmé, Dramane OUATTARA a toujours évolué en marge du droit en Côte d’Ivoire. Alors Voltaïque, il s’est décrété Ivoirien en se faisant fabriquer un Certificat de Nationalité par le juge Zoro Bi de la Section de Tribunal de Dimbokro. Il a utilisé là une tactique qu’il va rééditer en 2010 en demandant à Youssouf Bakayoko d’aller annoncer un résultat imaginaire à l’Hôtel du Golf. Une fois que OUATTARA a trouvé quelqu’un d’apparence crédible pour lui produire du faux, il est en mesure de mettre en œuvre sa machine mafieuse internationale composée de journalistes véreux, d’hommes politiques de premier rang, de nationaux ivoiriens à l’âme corrompue.

Alors suivez-moi bien, ce qu’il faut à OUATTARA pour évoluer dans la vie, pour atteindre ses objectifs, c’est créer l’événement sur la base du faux. Une fois qu’il tient un bout de papier contenant du faux dans la main, il s’occupe du reste. Dans cette entreprise, tout se passe comme si les lois sont inexistantes. Mieux, OUATTARA ne cherche jamais à prouver ce qu’il brandit pour consolider son imposture car la preuve relève du domaine du droit et donc des lois.

Alors pour son Certificat de Nationalité grossièrement faux, son résultat électoral imaginaire, sa citoyenneté ivoirienne conçue à coup de millions et de pots de vins versés aux Politiques et aux hommes des média, OUATTARA nous a démontré qu’il est un objecteur de Loi et de Justice.

Il voulait un chef d’inculpation. Il en a un : le crime économique. Le reste est entre les mains de son réseau mafieux. Vous verrez bientôt le faux débat, complètement ahurissant, dénué de tout bon sens pour dire du faux droit destinés aux analphabètes qui le suivent. Du faux droit également, destiné à ceux qui regardent la Côte d’Ivoire de loin, parfois de très loin.

Les résultats

En marge des lois nationales et internationales, le Président GBAGBO sera jugé à guichet fermé. Pas de présence de journalistes ni de membres de sa famille. Il sera condamné sur le seul fondement de la volonté de OUATTARA de l’humilier, de lui ôter la vie, de souiller sa mémoire. Je touche du bois. Mais c’est cela le premier objectif de OUATTARA.

Le second objectif, c’est qu’il ne peut pas garder Laurent GBAGBO en Côte d’Ivoire comme prisonnier. L’homme politique est trop populaire et en passe de devenir une icône africaine de la lutte anticoloniale. Alors comme du temps de la traite des Noirs, il faut lui trouver une terre de déportation. C’est la Haye.

Pour gérer ce volet de la forfaiture hors-la-loi, il y a un certain Luis Moreno-Ocampo. Il est de la trempe du Sud Coréen Young-Jin Choi. Ils déforment la vérité. Ils déforment le droit. Ils mentent sans cligner de l’œil. Parce qu’ils ont été dressés pour faire ce genre de sales boulots. Dans leur méthode, il y a beaucoup de racisme. Ne regardez pas seulement la couleur de peau. Quiconque adhère à un projet qui vise à rabaisser une race différente de la sienne se fait raciste.

Alors Moreno-Ocampo Procureur formé pour emprisonner les Noirs d’Afrique, en marge du droit international, sur la foi de faux témoignages de témoins choisis parmi les hommes de OUATTARA pour témoigner contre GABGO ou pour enfoncer GBAGBO en jouant les repentis d’un certain régime GBAGBO, fera condamner le Président des Ivoiriens, tout juste pour créer un cadre judiciaire pour sa déportation, loin des terres ivoiriennes.

Ma conviction

Elle commence par une affirmation toute simple. Faire du juridisme par bonne éducation, par compétence technique, par réflexe d’homme civilisé, ne rendra pas la liberté au Président GBAGBO.

La raison est que l’humanité du 21ème siècle évolue en marge du Droit et de la Morale. Ceux qui prétendent être les Maîtres du Monde ont compris que les lois sont un obstacle à leurs entreprises immorales. Aucune loi internationale n’autorise la recolonisation d’un pays. Aucune Justice civilisée n’autorise l’arrestation et l’emprisonnement d’un homme tout simplement parce qu’il a gagné une élection. Aucune norme sociale n’autorise le massacre de civils en Libye pour installer des terroristes à la place du représentant légitime d’un peuple.

Alors ne soyons pas naïfs. Il faut forcer OUATTARA à libérer le Président GBAGBO. Vous n’avez peut-être pas bien compris le sens des proverbes africains que j’ai utilisés dans l’article 55ème de la Révolution Permanente. Je vous les communique de nouveau : « Si à ton époque, le coq devient une monture, eh bien utilise le comme un âne ». Ainsi parle le Sage. Et pourquoi pas faire comme les autres ? « Si vous arrivez dans un village en fête et que les joueurs de tambours se servent de pioches pour battre le cuir sans l’abîmer, vous aussi en dansant, marchez dans le feu, vous n’aurez rien ». Parce que dans un univers de paradoxe, seul le paradoxe est la règle. Cela s’appelle, les travers de l’histoire.

A la guerre comme à la guerre. Alors dès cet instant, il faut exiger puis obtenir dans le cadre de la Révolution Permanente, la libération sans délai du Président GBAGBO ! Cela est un appel lancé à tous les Ivoiriens, Patriotes et Combattants de la liberté de l’Afrique afin qu’ils se tiennent prêts pour le Mot d’ordre. Vive la Côte d’Ivoire libérée et restaurée !

A très bientôt.

Hassane Magued

Affaire DSK : La justice américaine débande

Non, le miracle n’aura pas lieu pour Nafissatou Diallo : la troisième comparution de DSK aura été celle de la bonne fortune. Il la subodorait déjà, puisque mardi 22 août 2011, les assistantes de Cyrus Vance Jr notifiaient à la plaignante, Nafissatou Diallo, la décision du procureur d’abandonner les poursuites contre DSK. La séance du 23 août n’avait pour objectif que l’entérinement de ladite mesure par le juge ; ce qui fut fait séance tenante, puisque Michael Obus déclara classée l’affaire DSK, mettant fin à une affaire juridique des plus rocambolesques qui dura trois longs mois et demi.

Et du coup, voilà l’ancien grand boss du FMI de nouveau libre comme le vent ; il peut reprendre son passeport et s’en aller où bon lui semble. A présent il a bien le droit de jubiler tandis que son adversaire pleure à fendre l’âme.

Et pourtant, cette relation sexuelle a eu lieu, puisque même le procureur le reconnaît ; quant à savoir si elle a été consentie ou non, « that is the question » ; c’est bien là que même la justice américaine achoppe ; et dans ce duel qui opposait la parole de DSK à celle de Nafissatou, la femme de chambre était vouée à perdre la face ; la raison en est simple : elle s’était permis certains petits arrangements avec la vérité, et sur sa vie passée et sur les évènements de la chambre 2806 de l’hôtel Sofitel ; des arrangements jugés coupables au point de la rendre elle-même peu crédible.

Il n’y aura pas de procès au pénal de l’affaire, et Nafissatou peut rengainer son souhait de voir DSK croupir dans quelque cellule secrète d’un pénitencier américain. Cette procédure pénale, la femme de chambre l’aura perdue sur toute la ligne et grâce à ses propres soins. Aura-t-elle plus de chance de remporter celle civile, puisqu’une plainte a été déposée à cet effet ?

On devra attendre pour le savoir. Mais à supposer qu’elle y obtienne gain de cause, on doute que les dommages et intérêts qu’on pourrait lui verser puissent lui faire oublier ce qui aura assurément constitué le pire de ses cauchemars au pays de l’Oncle Sam, où elle avait eu la malencontreuse idée de croire qu’elle pourrait faire fortune.

DSK n’en a cure, à présent, que Nafissatou Diallo pleure comme une Madeleine ; elle est bien celle par qui le ciel américain lui est tombé sur la tête ; elle est encore celle à cause de qui il a goûté aux rigueurs du pénitencier de Rikers Island. Lui, à présent, est libre ; et son souci premier, on l’imagine, sera de faire ses cliques et ses claques, de faire un crochet au FMI, histoire d’aller faire des adieux émouvants à des amis qui se seront lamentés trop longtemps sur son infortune, avant de sauter dans un avion, en compagnie de sa très fidèle compagne, Anne Sinclair, pour retrouver, à Paris, amis, parents et fidèles qui les attendent pour sauter le champagne.

Mais ce champagne-là a de fortes chances de présenter quelque part quelque goût amer ; car, même libre de toutes les charges qui pesaient sur lui, DSK ne sera jamais blanchi ; cette affaire ne lui vaudra pas une sévère réclusion dans quelque pénitencier mal famé du Bronx ou de Brooklyn, mais l’ancien grand patron du FMI ne bénéficiera pas non plus de la pureté d’un sou neuf. La liberté est acquise, certes, mais l’honneur est loin d’être sauf ; pis est, l’opprobre est là, qui risque de ternir un peu plus et à tout jamais la réputation, déjà fort sulfureuse, d’un homme qui a tellement accumulé les affaires de mœurs qu’il finit par faire croire qu’il a décidé de faire du soin de sa vie privée le cadet de ses soucis. Même libre comme le vent, DSK serait bien inspiré de garder un profil bas en évitant la parade facile, car, pour le dire tout net, cette affaire dont il réchappe, à vrai dire, ne l’honore absolument pas.

La procédure alambiquée du système judiciaire américain aura tourné en sa faveur ; cela ne signifie absolument pas que sa relaxe est synonyme de virginité morale et qu’il est indemne de tout égarement dans ce mystère qui se sera passé dans le secret de la chambre d’hôtel. Et peut-être même qu’au fond de lui-même, l’homme se dit bien qu’il est coupable de quelque chose, que les avocats de Nafissatou Diallo se seront révélés incapables de prouver, ladite chose se trouvant dans le for intérieur de celui qui l’a commise. Mais enfin… l’homme est libre ; espérons seulement que pour lui ce ne soit pas la seule chose qui compte.

DSK n’est pas au bout de ses peines cependant ; mais les plaintes qui l’attendent, qu’elles proviennent de Nafissatou Diallo ou de Tristane Banon, qu’elles soient déposées en France ou aux Etats-Unis, on peut les cumuler, elles paraissent de simples broutilles si on les compare au verdict qui aurait attendu DSK si toutefois le procès avait eu lieu.

Dans le pire des cas, l’ancien patron du FMI devra se délester de quelques liasses de billets de banque qui dédommagent les plaignantes, et sa vie nouvelle poursuivra son cours. Pour faire court, on dira que dans juste quelques jours, peut-être, DSK ne sera plus à la une de l’actualité ; tout comme il est fort probable qu’il ait perdu, peut-être à tout jamais, l’opportunité d’être le numéro 1 des Français à l’issue de la présidentielle de 2012 ; cette sombre affaire aurait alors compromis pour toujours le destin politique qu’il avait à portée de main ; on ne le plaindra pas outre mesure : même ayant perdu la direction du FMI, DSK ne mourra pas de faim. Il n’est pas sûr, par contre, que l’on puisse dire pareille chose de Nafissatou Diallo : il se pourrait que la femme de chambre, dans son humiliation, agonise et voie désormais sa vie pourrir et devenir un enfer vécu au quotidien. Elle, à présent, sait que cette affaire désormais classée, commence pour elle le pire des cauchemars. Et la question se pose de savoir comment et combien de temps elle l’endurera.

Jean Claude Kongo

L’Observateur Paalga